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La croissance sera plus lente en 2012
OMC — Commerce mondial
Publié dans La Presse de Tunisie le 02 - 05 - 2012

• Croissance du commerce mondial des marchandises : 3,7%.
• Pays développés — Croissance des exportations : 2,0%, croissance des importations: 1,9%.
• Pays en développement + CEI— Croissance des exportations: 5,6%, croissance des importations : 6,2%.
Le commerce mondial a progressé de 5,0% en 2011, accusant une forte décélération après le rebond de 13,8% enregistré en 2010 et la croissance devrait continuer de fléchir en 2012 pour tomber à 3,7%, selon les économistes de l'OMC. Ceux-ci attribuent le ralentissement à la perte de dynamique de l'économie mondiale sous l'effet de plusieurs chocs, notamment la crise de la dette souveraine en Europe.
On s'attendait à un fort ralentissement de l'expansion du commerce en 2011, mais en raison des multiples revers économiques survenus pendant l'année, la croissance s'est essoufflée, ce qui a conduit à un ralentissement plus marqué que prévu au quatrième trimestre.
«Plus de trois années se sont écoulées depuis l'effondrement du commerce en 2008-2009, mais l'économie mondiale et le commerce restent fragiles. La poursuite du ralentissement des échanges attendue en 2012 montre que les risques de détérioration restent élevés. Nous ne sommes pas encore tirés d'affaire», a déclaré le directeur général de l'OMC, M. Pascal Lamy.
«L'OMC a réussi jusqu'à présent à décourager le nationalisme économique, mais la lenteur de la reprise fait craindre que le recours limité mais soutenu à des mesures commerciales restrictives ne compromette peu à peu les bénéfices de l'ouverture des échanges. Il est temps de veiller à ce que la situation n'empire pas. Les membres de l'OMC devraient s'attacher à revitaliser le système commercial pour empêcher qu'un tel scénario se produise».
Les économistes de l'OMC ont tenu à souligner qu'il était difficile d'établir les chiffres préliminaires du commerce en 2011 et les prévisions pour 2012 en raison de la très grande volatilité des marchés financiers et de l'économie en général au cours des dernières années.
Le chiffre préliminaire de 5% pour la croissance du commerce mondial des marchandises en 2011 est en recul de 0,8 point par rapport à la dernière révision de leurs prévisions en septembre 2011. Ces chiffres sont calculés en termes «réels», c'est-à-dire qu'ils sont corrigés de l'inflation et des variations des taux de change.
La prévision actuelle du commerce suppose une croissance de la production mondiale de 2,1% en 2012, aux taux de change du marché, contre 2,4% en 2011. Il y a cependant des risques importants pour la croissance, qui pourraient être encore plus dommageables pour le commerce s'ils se réalisaient. Ces risques consistent notamment en une récession plus forte que prévu en Europe, en une contagion financière liée à la crise de la dette souveraine, en une flambée des prix du pétrole et en risques géopolitiques.
Des données récentes sur la production donnent à penser que l'Union européenne pourrait déjà être en récession, même l'économie dynamique de la Chine semble croître plus lentement en 2012. Les perspectives économiques sont meilleures aux Etats-Unis, les conditions du marché du travail se sont améliorées au Japon, où les commandes des entreprises reprennent, mais ces facteurs positifs ne compenseront qu'en partie les facteurs négatifs mentionnés précédemment.
Les résultats des économies développées ont dépassé les attentes, avec une croissance des exportations de 4,7% en 2011, alors que ceux des économies en développement (comprenant, aux fins de l'analyse, la Communauté d'Etats indépendants — CEI) ont été moins bons que prévu, avec une croissance de seulement 5,4%. En fait, les expéditions en provenance des économies en développement autres que la Chine ont augmenté un peu plus lentement que les exportations des économies développées, y compris le Japon, dévasté par une catastrophe. Les assez bons résultats des économies développées s'expliquent par une augmentation robuste, de 7,2%, des exportations des Etats-Unis et par une progression de 5,0% des exportations de l'Union européenne. En revanche, la baisse de 0,5% des exportations du Japon a réduit la moyenne de l'ensemble des économies développées.
Plusieurs événements défavorables ont pesé de façon disproportionnée sur les économies en développement, notamment l'interruption des livraisons de pétrole de la Libye, qui a fait chuter les exportations africaines de 8% l'an dernier, et les graves inondations qui ont frappé la Thaïlande au quatrième trimestre. Au Japon, le tremblement de terre et le tsunami ont perturbé les chaînes d'approvisionnement mondiales, ce qui a pénalisé les exportations de pays en développement comme la Chine où la production de biens destinés à l'exportation a été entravée par la diminution des expéditions de composants.
L'année a été marquée par de fortes fluctuations de change, qui ont modifié les positions compétitives de certaines grandes puissances commerciales et ont induit une intervention des pouvoirs publics (par exemple en Suisse ou au Brésil). Ces fluctuations étaient dues, dans une large mesure, aux comportements adoptés face au risque lié à la crise de la dette souveraine européenne. Le dollar EU s'est déprécié de 4,6% en valeur nominale par rapport à un large panier de monnaies, d'après les données de la Réserve fédérale, et de 4,9% en valeur réelle, selon les données du Fonds monétaire international, ce qui a eu pour effet de réduire généralement le coût des exportations des Etats-Unis. La dépréciation nominale du dollar EU aurait aussi entraîné une augmentation de la valeur en dollars de certaines transactions internationales.
Les évolutions décrites ci-dessus concernent le commerce en termes réels, mais les flux nominaux de marchandises et de services commerciaux ont également été affectés par les chocs économiques récents.
En 2011, la valeur en dollars du commerce mondial de marchandises a augmenté de 19% pour s'établir à 18.200 milliards de dollars, dépassant le record de 16.100 milliards de dollars enregistré en 2008. Cette augmentation était due en grande partie à la hausse des prix des produits de base, les flux commerciaux mensuels ayant généralement stagné ou diminué pendant l'année dans de nombreux grands pays commerçants.
La part des économies en développement et de la CEI dans le total mondial a atteint 47% pour les exportations et 42% pour les importations. Ce sont les niveaux les plus élevés jamais enregistrés dans une série de données remontant à 1948.
En 2011, la valeur des exportations mondiales de services commerciaux a augmenté de 11% pour s'établir à 4.200 milliards de dollars EU, avec des différences marquées dans les taux de croissance annuelle entre certains pays et certaines régions. Les exportations africaines ont pâti des conséquences des troubles dans les pays arabes et ont enregistré une croissance nulle, les exportations de services de voyages de l'Egypte ayant plongé de plus de 30%. De nouvelles données trimestrielles sur les services, établies conjointement par l'OMC et la Cnuced, ont aussi montré un net recul au quatrième trimestre, coïncidant avec le regain d'agitation sur les marchés financiers provoqué par la crise de la dette européenne.
Le taux de croissance de 3,7% du commerce mondial des marchandises prévu par l'OMC pour 2012 est inférieur à la moyenne à long terme de 6% pour 1990-2008, et est même inférieur à la moyenne des 20 dernières années, y compris la période d'effondrement des échanges (5,5%). Si la prévision de base pour 2012 et 2013 se réalise, le volume du commerce mondial restera inférieur au niveau d'avant la crise. En fait, l'écart devrait se creuser tant que le taux de croissance du commerce ne reviendra pas aux niveaux antérieurs.
Source : OMC


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