• A défaut d'être neuf, le matériel à utiliser doit faire l'objet d'un audit et d'une maintenance pour qu'il puisse traiter un volume de travail plus important que d'habitude • A terme, les entreprises internationalisées doivent participer dans les capitaux d'autres entreprises internationales dans le cadre du réseau mondial déjà actif, en se conformant à des normes sélectives et rigoureuses L'internationalisation de l'entreprise tunisienne est plus qu'un simple partenariat puisqu'elle ouvre la voie à de nouveaux capitaux et au transfert technologique dans l'intérêt commun des deux parties. Ce concept n'a pas concerné de nombreuses entreprises locales à cause des problèmes de gestion des ressources et surtout compte tenu de la taille de l'entreprise. Les secteurs de l'industrie et des services se caractérisent en Tunisie par une majorité d'entreprises de petite et de moyenne taille. Mais l'entreprise peut s'agrandir au fil du temps, à condition de commencer – sur la base d'une stratégie de progression et un calendrier précis – par prendre les mesures qui s'imposent en termes de ressources humaines et matérielles pour s'élever au niveau de l'international. L'entreprise en question doit disposer, en effet, de ressources humaines hautement qualifiées et expérimentées capables d'effectuer des travaux pointus et de consacrer le temps qu'il faut – même en dehors des heures administratives – pour atteindre un objectif fixé à l'avance. Bien déployés dans les différents services et le processus de production, ces agents et cadres sont en mesure de faire des sacrifices qui seront à terme bien récompensés. Le cadre de travail dans une entreprise qui s'apprête à s'internationaliser doit répondre aux normes de bien-être pour que l'employé puisse donner le meilleur de lui-même sans subir de contraintes physiques ou psychologiques. Le résultat peut être néfaste A défaut d'être neuf, le matériel à utiliser doit avoir fait l'objet d'un audit et d'une maintenance pour qu'il puisse traiter un volume de travail plus important que d'habitude car l'entreprise sera appelée, une fois ouverte sur l'étranger, à traiter plusieurs commandes à la fois en un temps relativement limité. Certaines entreprises de petite, voire de moyenne taille qui s'internationalisent très vite – sans prendre les précautions nécessaires – se trouvent prises de court et n'arrivent pas, par conséquent, à honorer tous leurs engagements. Dans ce cas, le résultat peut être néfaste puisque l'entreprise se voit obligée de se renfermer sur elle-même après le retrait des partenaires déçus. Evidemment, avant de passer à un palier supérieur dans son domaine d'activité et avant d'opter pour l'internationalisation, l'entreprise peut faire appel à un bureau d'études ou de conseil qui se chargera avec le chef d'entreprise et des cadres spécialisés de baliser le terrain en réalisant les différentes étapes requises dont celles qui concernent la certification pour normaliser – selon les standards nationaux et internationaux – les différentes tâches entrant dans le cadre du processus de production. En fait, l'entreprise en question doit avoir une expérience respectable. Les années accumulées dans la sous-traitance et/ou le partenariat avec une grande marque internationale peuvent être un plus pour une entreprise locale qui veut s'internationaliser sur des bases solides. Une fois l'entreprise mise à niveau, il ne reste plus qu'à chercher à travers le monde les partenaires qui peuvent être intéressés par une participation au financement et éventuellement au transfert technologique. Ces partenaires peuvent être des personnes physiques ou morales disposant ou non d'entreprises en activité ou des hommes d'affaires disposant de fonds et attendant les opportunités pour les exploiter. En effet, certains partenaires font des affaires en investissant dans les capitaux des entreprises rentables dont ils ne sont pas propriétaires, leur objectif étant de participer à rentabiliser l'entreprise en question et à partager des dividendes. Il s'agit donc de sélectionner ces partenaires – qui se trouvent non seulement en Europe mais aussi dans les pays du Golfe – qui n'ont pas forcément une idée sur le tissu industriel ou les services tunisiens. A terme, les entreprises internationalisées peuvent participer, elles aussi, dans les capitaux d'autres entreprises internationales, dans le cadre du réseau mondial déjà actif en se conformant à des normes sélectives et rigoureuses. Certaines entreprises tunisiennes de grande taille et qui ont une réputation et un rayonnement ont pu, cependant, effectuer leur internationalisation sans encombre et gagner la confiance des partenaires étrangers aux capitaux énormes. Ces entreprises peuvent entraîner dans leur sillage d'autres entreprises de moyenne taille particulièrement afin qu'elles empruntent le même chemin. Le travail en réseau entre les entreprises de grande et de moyenne taille doit être développé pour promouvoir l'internationalisation des entreprises et attirer, à terme, les capitaux et la technologie pointue. Les entreprises auront ainsi plus de ressources d'autofinancement de leurs activités et peuvent évoluer à l'international.