• BT est désormais abandonné par les siens, y compris par son avocat canadien, récemment mis en examen. Serait-ce le début de la fin de la cavale ? Serait-ce le début de la fin de la cavale pour Belhassen Trabelsi ? Tout porte à le croire, oserons-nous écrire, d'après les dernières nouvelles nous parvenant de son refuge, là-bas quelque part au Québec (Canada). Là où sa situation, jusqu'ici dorée, ne cesse d'empirer. En effet, le gendre de Zaba vient de se faire infliger deux cuisantes défaites aux conséquences fâcheuses. D'un côté, il a perdu sa bataille juridique, sous la forme d'une fin de non-recevoir qu'a connue sa demande d'asile politique ardemment désirée. De l'autre, il n'aura plus à compter sur son fidèle avocat canadien que les autorités du Québec ont récemment mis en examen, après avoir été accusé de complicité avec son tristement célèbre client dans le financement du séjour de ce dernier dans ce pays. Un financement d'autant plus louche qu'on parle d'implication d'un réseau étranger qui entretient de sordides relations d'intérêts avec Belhassen Trabelsi. Le boss de ce réseau serait un nabab de nationalité libanaise qui «ravitaillait» BT en dollars. Tarissement des recettes Et comme un malheur n'arrive jamais seul, Belhassen vient d'ajouter à ses souffrances, en assistant, impuissant et la mort dans l'âme, au tarissement de ses recettes, abandonné qu'il est désormais par les siens que l'étau de plus en plus resserré autour de lui par les autorités canadiennes a fini par dissuader. Dernier accessoire de ce décor funeste : son état de santé s'est considérablement dégradé, au moment où les nouvelles lui parvenant de son pays natal font état du gel de ses avoirs bancaires et d'une imminente vente aux enchères de ses nombreuses sociétés. Rappelons que Belhassen avait adressé, il y a deux mois, une lettre au peuple tunisien dans laquelle il demandait pardon et grâce, tout en exprimant sa disposition à rentrer au bercail, à condition de bénéficier de toutes les garanties d'un procès équitable et transparent.