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« Nous voulons prouver qu'on peut faire la politique autrement »
Vie politique - Congrès d'Ettajdid et des indépendants ( j-2)
Publié dans Le Temps le 25 - 07 - 2007

Interview d'Ahmed BRAHIM, Secrétaire général adjoint du Mouvement Ettajdid
Les travaux du congrès d'Ettajdid et des Indépendants s'ouvriront ce vendredi à l'hôtel El Mechtel de Tunis et se poursuivront jusqu'au dimanche 29 juillet 2007 par l'élection d'un conseil national qui élira à son tour une nouvelle direction.
A cette occasion nous avons entamé une série d'interviews avec des responsables et des indépendants pour en savoir plus sur cette alliance inédite. Notre invité aujourd'hui est Ahmed Brahim Secrétaire général adjoint du mouvement Ettajdid. Interview.

Le Temps : Quels sont d'après vous les objectifs de ce congrès ?
Ahmed Brahim : Ce congrès sera l'occasion pour la co-fondation, à partir d'Ettajdid, d'un parti de type nouveau par le mode même de sa formation comme aboutissement d'un processus partenarial regroupant Ettajdid, des démocrates et des progressistes qui, jusqu'ici étaient non organisés ou avaient des réserves sur le principe même d'appartenir à une organisation politique. Nouveau aussi par sa nature à la fois pluraliste et unitaire, puisqu'il reconnaît la légitimité des courants de pensée et d'orientation politique et intègre cette diversité des approches et des itinéraires dans une synthèse unitaire dynamique. Nouveau enfin par l'ambition qu'il a d'agir pour la construction d'un pôle démocratique large qui soit à la fois le centre d'un « contre-pouvoir » et l'élément moteur d'un « pouvoir alternatif » potentiel porteur d'un projet politique, économique, social et culturel nouveau. Dans l'immédiat, nous voulons montrer qu'il est possible de faire la politique autrement, notamment en veillant à la relation dialectique permanente entre démocratie et modernité.

C'est à dire ?
- C'est là la spécificité de notre approche : pas de modernité réussie sans la démocratisation et pas de démocratisation possible dans l'hostilité à la modernité. De là notre statut de mouvement d'opposition ferme soucieux de défendre et d'approfondir les acquis progressistes de notre pays. De là aussi nos réserves sur certaines formes d'alliance à courte vue avec des forces porteuses d'un projet sociétal rétrograde.

La direction qui sortira de votre congrès sera-t-elle élue ou sera-t-elle le résultat d'un consensus ?

-Tout congrès démocratique se fonde d'abord sur le principe des élections, notamment sur le vote à bulletin secret. S'agissant d'une période transitoire, il est évident que la nature partenariale de notre projet commun et la diversité des sensibilités-qui traverse d'ailleurs les anciennes frontières entre organisés et « indépendants » - doivent être nettement marquées dans la composition de la future direction, en évitant que l'une des parties ou des tendances n'accaparent toute ou la majorité écrasante de cette direction. De mon point de vue, il est tout à fait souhaitable et possible de réaliser cet objectif consensuel dans le respect total de la souveraineté du congrès et du libre choix des membres de la direction par les congressistes. En un mot : consensus sur les profils, mais vote à bulletin secret sur les personnes.

On parle de la décision de créer la fonction de président du parti qui sera attribuée à M. Harmel. Qu'en pensez-vous?

- Contrairement à d'autres, je me garderai d'employer de manière hâtive le futur catégorique pour dire si tel sera ou ne sera pas à tel ou tel poste. Pour moi, toute décision doit être prise dans le respect des règles du partenariat et de la souveraineté du congrès et des congressistes. Libre à chacun d'exprimer des souhaits, mais je puis vous assurer qu'il n'y a aucune décision préalable qui aurait été prise dans je ne sais quelles sphères et que les membres du Comité national pour la préparation du congrès ou, a fortiori, les congressistes eux-mêmes n'auraient qu'à avaliser. Sur la question des personnes en général, je pense que notre projet doit pouvoir transcender toutes les considérations subjectives, tout en sachant reconnaître le mérite particulier des uns et des autres dans le cadre du souci permanent du succès de ce projet.
C'est dans cet état d'esprit que je me place, attaché que je suis à l'unité dans la clarté et à la nécessité de donner à l'opinion un signal fort d'alternance et de rénovation véritables aussi bien au niveau des idées et de l'organisation qu'à celui du programme et de la nouvelle direction chargée de l'appliquer.

Pouvez-vous être plus explicite ?

- Il doit être clair que la direction à venir du parti est du ressort exclusif du conseil central, des instances exécutives et, en particulier du premier secrétaire, sans aucune forme de bicéphalisme ou d'interférence externe à ces instances exécutives. Dans cette perspective, je suis prêt à débattre de façon constructive, dans le cadre du congrès, de toute décision qui tienne positivement compte du rôle joué par le camarade Mohamed Harmel dans l'histoire du mouvement national, du parti communiste tunisien et d'Ettajdid ainsi que dans le processus de reconstruction en cours de réalisation....

Et vous-même, le bruit court que vous êtes candidat au poste de secrétaire général ; pouvez-vous nous le confirmer ?

- La question me semble prématurée, et ce pour une raison toute simple : au vu du projet de Statut qui semble faire l'objet d'un consensus, le secrétaire général ne sera pas élu directement par le congrès. Il n'y a donc pas de candidature possible au secrétariat général devant le congrès en tant que tel. En effet, celui-ci élira un Conseil central relativement large qui représente la plus haute autorité entre deux congrès et qui élira à son tour un secrétaire général, un Comité exécutif et un secrétariat. Il est fort probable que je serai candidat pour être membre de ce conseil central. Pour le reste, on verra cela le moment venu.

Vous devez avoir quand même une idée sur la question?

- Dans l'état actuel des choses, la seule idée qui soit claire pour moi concerne le profil du futur secrétaire général ou plutôt, comme je préfère personnellement, du futur premier secrétaire, qui est une fonction plus conforme à l'idéal de collégialité. Il est souhaitable que la personne qui aura à assurer la coordination de cette direction pluripolaire soit à même d'animer la mise en œuvre du changement dans la continuité, en jouant une sorte de rôle « charnière » entre ceux qui seront après le congrès des ex-Tajdidistes et des ex-indépendants et en agissant ainsi efficacement pour parachever la fusion déjà avancée entre toutes les composantes du mouvement refondé. Pour paraphraser en une seule formule les phrases célèbres de deux anciens présidents français, je dirai que le futur premier secrétaire de ce parti rénové ne doit être ni « un homme du passé », ni « un homme du passif », ce qui implique qu'il doit être connu pour avoir tiré depuis assez longtemps les leçons de certains aspects négatifs dans l'expérience d'Ettajdid et reconnu pour sa faculté d'écoute et de synthèse et sa capacité de consolider et de développer les acquis importants de ce mouvement tout en intégrant l'apport des forces neuves et des idées novatrices.
Interview réalisée par Néjib Sassi


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