Le congrès d'Ansar Al Chariaa, un autre coup porté au tourisme    Le secteur public face aux enjeux de l'économie nationale    Tunisie-Démarrage des transactions sur le titre One Tech : La capitalisation boursière s'élève à 348,4 MD !    Equipe de Tunisie: Deux Vols spéciaux pour Freetown et Malabo    L'Association tuniso-euro-méditerranéenne des jeunes ATEMJ condamne les incidents du 19 mai    Vers le lancement du festival olympique et sportif maghrébin    Tunisie - Agression d'un journaliste de la Radio tunisienne à Cité Ettadhamen    Ligue 2: La LPST accède en Ligue 1    Coca-Cola Tunisie lance son hymne à la solidarité    Tunis : Explosion d'une mine à Jebel Chaambi    Décès d'un blessé dans l'accident de la circulation du bus de transport interurbain à Kairouan    La Tunisie enregistre le premier décès au Corona Virus    Tunisie, politique : Ali Larayedh à Doha : « L'économie Tunisienne est sur la voie de la reprise»    Rafik Abdessalem passe devant la justice, grâce à Olfa Riahi    Le porte-parole d'Ansar Chariâa arrêté en possession de cartes téléphoniques d'une valeur de 2000 dinars    Journée internationale des Musées 2013: La Tunisie, toujours à la traîne    Le Premier ministre libyen satisfait de la situation à Benghazi    Tunisie :    Salafistes vs Ennahdha: Face à face ou dos à dos?    Présidentielles : le projet de candidature de Hamadi Jebali fait des vagues au sein d'Ennahdha    Tunisie : blocage des investissements au nom de la Charia à Nabeul    20ème édition des JCE : Du 28 mai au 12 juin en Tunisie : programmation de l'IFT    Evolution du revenu global de 7,5% des sociétés cotées en bourse    Coupe de la CAF (1/8e de finale aller bis): Le CA Bizertin et l'ES Sahel assurent, le CS Sfaxien craque en fin de match    Tunisie , Régions : Une femme happée par le train alors que sa fille de 5 ans perd ses jambes    Deux films tunisiens en compétition pour le PriMed 2013, festival de la Méditerranée en images    Tunis-Un plan environnemental global à Gabès    Tout reste possible    Bon pour le moral!    Partenariat public-privé, la panacée    Lotfi Maktouf : « la Tunisie aurait pu compter sur la Turquie ou le Qatar au lieu de recourir au FMI »    L'enfant aux 1.000 volts n'a pas changé    Une épopée qui éclaire le présent    Scènes et propos humanistes    Faire parler l'humain    Ons Jabeur enchaîne    Nigeria-17 tués au cinquième jour de l'offensive anti-Boko Haram    22 millions d'identifiants d'utilisateurs Yahoo piratés ?    Tunis-Un incendie dans une crèche à Dar Chaâbane El Fehri à Nabeul    Tunis-AQMI soutient Ansar Charia    France: but Khlifa contre Nice, choisi le but de l'année    Ahmed Néjib Chebbi n'exclut pas la possibilité de se présenter à l'élection présidentielle    Tunisie , People : Possible retour de Hamed Karoui sur la scène politique ?    Tunisie , Société : Mort de Moez Dahmani et Jilani Lajimi, membres d'Ansar Chariâa, dans les évènements d'Ettadhamen    Tunis : Coca-Cola Tunisie lance son hymne à la solidarité    L'amour, au-delà des conflits    Tunisie : Anonymous promet une nouvelle offensive    Tunisie , Médias : Anonymous lance une vidéo destinée au Gouvernement Tunisien (vidéo)    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.




Vos amis recommandent

Entre amertume, boycottage et festivités
Révolution, An2
Publié dans Le Temps le 15 - 01 - 2013

Un certain 14 janvier 2010, la Tunisie est ébranlée par des évènements qui auront marqué l'Histoire arabo-musulmane. Les chocs s'entrechoquent et s'accélèrent. Tous les yeux étaient rivés sur ce qui se passait dans ce petit pays connu pour être paisible, tolérant, chaleureux. Un faux Eldorado bâti sur le silence des opprimés.
Il y a eu, d'abord, en 2008, les émeutes de Rdaief, creuset de la Révolution. Deux ans plus tard, le peuple tunisien s'insurgea contre la mafia qui le gouvernait durant plus de deux décennies.
Carnaval des couleurs et des tensions
On est le 14 janvier 2013. Jour emblématique pour tout citoyen tunisien. Jour férié aussi, pour que tout Tunisien puisse fêter le départ du dictateur et de toute sa smala, aussi pour célébrer l'avènement d'une nouvelle ère. Celle des droits humains, de l'équité socio-économique et de la démocratie. Foutaises, leurres ou vérités fondamentales, ces valeurs n'ont encore pas d'existence réelle, deux ans après la chute de l'ancien régime. Les centaines de milliers de personnes qui ont préféré boycotter les festivités, étaient restées bien au chaud, chez eux, préférant regarder à travers leurs écrans ou via les réseaux sociaux l'ambiance de la rue.
Néanmoins, des milliers de personnes ont squatté l'artère principale du centre-ville de Tunis, l'Avenue Habib Bourguiba. Répondant aux appels de marches symboliques de leur parti préféré ou tout simplement curieux de voir comment sera cette journée, ces Tunisiens sont allés arpenter l'avenue de long en large.
Tantôt badauds, tantôt indifférents, ils étaient les spectateurs des rassemblements et des marches organisés par tel ou tel parti.
Sous une haute surveillance policière, les partis le Front populaire, El Massar et le Parti républicain ont organisé une marche symbolique, non pas pour fêter la Révolution tunisienne mais pour célébrer avec les Tunisiens la chute de la dictature. Un rassemblement qui a eu lieu devant la statue d'Ibn Khaldoun et qui a rassemblé des milliers de citoyens entre sympathisants et fêtards.
De l'autre extrémité de la grande artère, au niveau de la grande horloge, drapée de la couleur rouge, pour l'occasion, les partisans islamistes du parti Ettahrir ont brandi à leur tour leur drapeau noir et plusieurs slogans.
Quant aux escaliers du théâtre municipal, haut lieu symbolique de tous les rebondissements qui ont jalonné le pays, ils ont été squattés par le parti Ennahdha. Des banderoles entourant les lieux. Un gigantesque drapeau de la Palestine couvrant la façade de la Bonbonnière. Des haut-parleurs et plusieurs constituants dudit parti donnaient un discours rythmé par des louanges du parti islamiste. Ils étaient entrecoupés par les chansons qui vantaient les mérites du mouvement. L'animateur, tel un chauffeur de salle, animait la foule et l'incitait à scander l'amour des Tunisiens audit parti. Parlant au nom du peuple entier, il appelait le parti Ennahdha à demeurer inflexible face aux forces ennemies.
En somme, un théâtre dans le théâtre où un auditoire tantôt subjugué, tantôt en colère suivait ce qui se déroulait.
Une foire aux plus gourmands
Entre temps, ces passants drapés par les couleurs nationales, s'accordaient de temps à autre une pause pour papoter, s'incruster dans les petits rassemblements et débats, tendaient l'oreille et se prenaient en photo dans des lieux métamorphosés pour l'occasion.
Transformés en lieu de foire, les trottoirs de la grande avenue étaient jonchés de marchands ambulants proposant tout ce qui est comestible et festif. Des bonbons aux amandes et aux cacahouètes, des pop-corn, du kaki, les barbes à papa, il y en avait pour tous les goûts. Certains légumes ont même eu l'honneur d'être exposés aux passants.
Entre ces vendeurs des délices d'un jour, d'autres ont choisi de proposer aux fêtards une autre gamme de marchandise visant les grands comme les petits. Des drapeaux de toutes sortes. De ceux qu'on peut porter haut la main, à ceux que l'on peut utiliser comme bandeau sur la tête ou bien d'autres qui servent de cravates. En tissu, en carton ou même en plastique, les jeunes et moins jeunes tunisiens, insatiables en demandaient encore et encore.
Quant aux petits, ils avaient l'embarras du choix : ballons, ornements, petits délices sucrés ou salés, jouets, ateliers de dessin, ils trouvaient dans ce festival aux couleurs nationales, leur compte.
L'art et le zaweli (misérable) ne sont pas les bienvenus
Vers 15h, un groupe assez singulier d'une trentaine de personnes parvenait de l'avenue Mohamed V. Ornés d'affiches, d'ustensiles de peinture et de sifflets, ces jeunes avançaient en faisant un grand fracas pour attirer l'attention des passants. Il s'agissait du groupe de tagguer artistes Zwewla (misérables), dont, rappelons-le, deux des leurs ont été arrêtés par la police et sont poursuivis en justice pour avoir osé peindre sur les murs les maux des démunis.
Rejoints par une foule immense, ces jeunes ont fait le tour du centre ville en s'arrêtant le temps d'un entre-acte puis reprenant de plus belle. Arrivés au niveau du théâtre municipal, où les sympathisants du parti Ennahdha assistaient au show de certains constituants dudit parti, leur présence a été très contestée. Pis encore, trois d'entre eux : Oussema Bouagila, Wissal et Sofiène Bouagila ont été agressés physiquement. Sofiène Bouagila aurait été frappé au niveau de la tête par un outil en métal et aurait été transporté aux urgences. Au résultat des courses : six points de sutures pour avoir crié : «Non aux festivités, le zaweli (misérable) est mille fois plus misérable que de par le passé!»


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.
Signaler une annonce inappropriée
Vous pouvez nous aider à bloquer une annone inappropriée en nous indiquant le site correspondant :





Merci d'avoir signalé!
Nous allons vérifier l'annonce pour la bloquer.