Rencontre axée sur le projet de loi de finance 2021 (Présidence du gouvernement)    Les représentants des structures judiciaires réclament la création d'un Fonds d'appui à la justice    L'ancien ambassadeur d'Allemagne à Tunis, Dr Andreas Reinicke, nommé conseiller pour la coopération digitale pour l'Afrique du Nord    Bourse de Tunis : Le Tunindex termine la séance de jeudi sur une note morose    Inauguration d'un nouveau centre de formation inter-entreprises dans le secteur du textile à Bizerte    Des manifestants menacent de fermer la vanne du Gazoduc de Sbikha    Retour, plein d'espoir, des Azerbaïdjanais    Des femmes militantes réduites au silence par les armes    L'Iran et la Russie coopèrent sur un vaccin anti-Covid    Tunisie, Egypte et Liban grands bénéficiaires    Le président du Zamalek, Mortada Mansour «persona non grata» pour la finale !.    Repli tactique ou tentative pour sortir de la crise qu'il a pilotée ?    Damas dénonce encore une fois des frappes israéliennes    Chiraz Latiri, ancienne ministre des affaires culturelles défend son bilan    Olga Malakhova et les archétypes    Les arts visuels dans tous leurs états    Le documentaire tunisien "Le disqualifié" de Hamza Ouni remporte la mention spéciale du jury du BIAFF Doc    La Tunisie, 2ème pays où les chercheurs ont amélioré le mieux la sécurité de Facebook    Le court métrage tunisien "Nour", de Rim Nakhli en lice au festival international du film du Caire    Violence faite aux femmes : Le ministère de la Femme signe un accord de partenariat avec l'Association femme et citoyenneté au Kef    Webinar sur les principales leçons tirées de Tfanen-Tunisie Créative le 3 décembre    Projet européen "REUSEMED" pour la création des réseaux de réutilisation des déchets    ARP : adoption du rapport relatif aux projet de loi de finances de 2021 et budget de l'Etat de 2021    Coronavirus: De nouvelles contaminations à Mahdia    En photos : En colère, les journalistes protestent à la Kasbah    Etoile du Sahel : un entraîneur brésilien sur le radar    Covid-19 : le taux de guérison porté à 72,7% contre un taux de mortalité de 3,26%    Calme plat et absence de production au bassin minier    DECES : Mahmoud TAAMALLAH    Echange de graves accusations entre deux hauts magistrats : Faut-il craindre pour l'indépendance de la justice ?    Le point sur l'épidémie du coronavirus : Mise à jour du 26 Novembre 2020 à 11H00    Tunisie [Vidéo]: En direct, rassemblement des journalistes à Sfax    Coronavirus: De nouveaux décès à Sfax    NEWS | Shonga propose ses services à l'EST    Diego Maradona s'est éteint hier : Une légende s'en va !    Ligue des Champions : le Bayern et City qualifiés aux huitièmes de finale    La grève des magistrats prolongée de trois jours    Les derniers mots de Maradona dévoilés par une chaîne de télévision    [TRIBUNE] Deux siècles après, Haïti redevient le plus peuplé de la Caraïbe    Sénégal : la Banque africaine de développement renforce les capacités nationales pour accroître la performance de son portefeuille    La Chambre africaine de l'énergie propose un guide de réformes pour le secteur pétrolier et gazier de la Guinée équatoriale    Forum de recrutement de l'INSAT : une édition spéciale 100% digitale    Habib Ammar : la priorité est de protéger le secteur touristique de l'effondrement    Plus de la moitié des Tunisiens ayant obtenu la nationalité italienne ont rejoint la France    Météo : Temps ensoleillé    Des cercles de réflexion auront lieu à Dar Sebastien à partir du 27 novembre 2020    Times: L'ère de Poutine touche à sa fin    Audition du Ministre des affaires Culturelles: Le budget se réduit comme une peau de chagrin    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Jeux de hasard : Le danger s'amplifie
Publié dans La Presse de Tunisie le 27 - 10 - 2020

L'addiction à ces jeux qui touche également la gent féminine est à l'origine de véritables drames familiaux.
Nous avions, dans une précédente édition, relevé le danger que représentent «les jeux de hasard». Bien entendu, il est inutile d'engager une vaine polémique pour chercher à savoir si «ce sont des jeux de hasard» ces SMS que l'on envoie par centaines pour essayer de gagner une voiture, des millions ou autre chose.
A notre sens, tout ce qui est «jeux» est tout d'abord une mauvaise habitude et c'est, ensuite, des comportements qui risquent d'influer sur la personnalité du candidat joueur, puis sur son entourage, sa famille et sur tous ceux qui se laissent tenter par ce gain d'argent facile. A plus forte raison lorsqu'il s'agit d'un enfant qui voit ses parents jouer, perdre et surtout constater la ruine et la misère qui s'installent au sein de la famille.
Gagner ? Est-ce le mot qu'il faut, lorsqu'on sait que rien n'est garanti et que tout se joue sur un coup du sort, surtout lorsque des manipulations extérieures déjouent tous les pronostics et plongent les victimes dans un indescriptible désarroi. On nous rapporte qu'il y a de véritables drames familiaux, des suicides et bien d'autres choses, au niveau de la gent féminine qui est aussi touchée par ces «jeux» que la plupart des joueurs.
Indépendamment de ces jeux que l'on présente sur les différentes chaînes de TV ou de radios, il y a ceux auxquels s'adonnent les jeunes au sein de ces «chambres noires» que sont devenues les officines offrant des accès à internet.
Un véritable réseau s'est constitué pour jeter son dévolu sur ceux qui sont appâtés par le gain facile. Et justement on s'y prend pour tenter d'accrocher d'une manière presque définitive ces futures victimes. L'hameçon jeté, la proie accrochée, on lui fait gagner un peu d'argent. Juste pour créer l'habitude et tenter de l'harponner pour qu'il tente de jouer plus souvent, plus gros.
Discret et inaudible
Les résultats ne se font pas attendre. De quelques dinars joués pour «tenter sa chance», on passe aux centaines et même aux milliers de dinars.
Beaucoup de «chefs» de familles se sont retrouvés le bec dans l'eau une fois leurs économies jouées et perdues. Ces drames familiaux se multiplient. La conjoncture sociale, le marasme économique, le chômage, les difficultés quotidiennes expliquent en partie ce genre de comportements qui trouve son explication dans une sorte de regain de ce découragement général qui s'est emparé d'une bonne partie de la population.
Nous avions tiré la sonnette d'alarme. Les associations veillant sur les familles et les enfants n'ont pas réagi ou l'ont-elles fait de manière discrète, inaudible, sans conviction ? A moins que leurs voix n'aient été étouffées par les puissants lobbies qui dominent ce monde. La seule initiative pour clarifier la situation a été d'imposer, dans le cadre du projet de budget, des prélèvements sur les gains.
Cette décision sera-t-elle à même de faire revenir les candidats aux jeux à de meilleurs sentiments ?
Nous en doutons, car si le joueur gagne et qu'il trouve son compte en cédant une partie de son gain, cette contrainte est quelque peu dissuasive au début. La mauvaise habitude représente le véritable danger. Combien a-t-il misé pour gagner ? Est-il sûr d'avoir la même chance qui lui a souri suite à une éclaircie de la vie ?
De plus en plus de victimes
Les jeux électroniques, auxquels on s'adonne par internet, font de plus en plus de victimes. Des familles se sont disloquées à la suite de ces drames qui ont bouleversé leur vie et pris en otage l'avenir de bien des enfants qui se retrouvent dans la solitude, sans père ou sans mère pour les veiller. Coupables de détournements de fonds, de chèques sans provision, de vols et autres malversations, ils coulent sous l'œil d'une société qui fait preuve d'un véritable désintéressement.
La solution ne réside aucunement dans la sanction, mais dans l'élaboration d'une réglementation régissant ces «chambres noires» où on s'adonne à ces jeux. Une surveillance étroite devrait s'effectuer pour limiter un tant soit peu l'accès à des jeunes, qui, bien que «majeurs», demeurent à dix-huit ou à vingt ans des proies faciles.
Vols et détournements
Pour avoir de l'argent et pouvoir jouer, ces jeunes volent leurs parents. D'autres ne trouvent pas mieux que de prétendre qu'ils ont besoin de cours particuliers pour pouvoir rayonner en classe. L'argent est bien entendu détourné pour aller jouer et ...perdre. D'autres encore subtilisent des pièces de valeur qui ornent la maison de leurs parents pour les vendre à vil prix et s'assurer de quoi jouer.
Ne parlons pas des «associations de malfaiteurs» qui s'organisent pour, la nuit venue, casser les vitres des voitures stationnées dans les cités-dortoirs à l'effet d'essayer de trouver un objet à vendre.
Les conditions de relâchement que connaît le pays favorisent ces agissements. La liberté que prennent bon nombre de chaînes n'est pas de bon augure. Le mal ira en s'amplifiant. La police ne saurait être partout. Reste le rôle des parents et des associations civiles, si eux-mêmes ne sont pas dépassés par les événements et deviennent dans l'impossibilité de mettre un terme à la déchéance de leurs enfants.
De toutes les manières, le plus opportun serait de commencer par légiférer (mais pour appliquer et non pour enrichir les recueils) et organiser ces émissions de jeu qui constituent la pierre d'achoppement sur laquelle se construit tout le comportement futur des enfants, des adolescents puis des adultes.
Une surveillance plus stricte à imposer à ces opérateurs internet est une obligation, car on ne peut redresser une situation sans avoir au préalable mis de l'ordre au niveau des différents intervenants.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.