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Sauvons la Libye : Covid-19, guerre civile, catastrophe humanitaire et désastre financier, face à un silence complice
Publié dans Leaders le 05 - 04 - 2020

Qu'attend le président Saïd pour secourir nos frères libyens! Même si sa marge de manœuvre est étroite, la Tunisie ne peut se rendre compice du silence international. La situation est intenable en Libye, notre voisin immédiat. L'assaut contre Tripoli, lancé il y a un an jour pour jour, le 4 avril 2019, par le maréchal aggrave un bilan humain déjà désastreux. Avec le ravage produit par la pandémie du Covid-19, la souffrance du peuple libyen frère s'en trouve redoublée. Dans l'impuissance de l'ONU et du Conseil de Sécurité, le désintéressement des Etats-Unis d'Amérique, et le recentrage des grandes puissances sur le chacun pour soi. Aucun cessez-le-feu humanitaire n'a été proclamé, malgré les appels au secours.
Présidente en exercice du Sommet arabe et membre du Conseil de Sécurité, la Tunisie ne saurait se dérober de son devoir face à cette situation. Le président Kais Saïed qui entend se déployer à l'international, est urgemment requis pour entreprendre les démarches nécessaires auprès de ses pairs, de l'ONU et de ses agences spécialisées et programmes dédiés, notamment l'OMS et le PNUD. La diplomatie tunisienne qui s'y était activée, doit reprendre son dynamisme. Maintenant que nous avons refusé le soutien au choix,de l'ancien minsitre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, marquant notre appui en faveur de son homologue algériem Ramtane Laamamra, pour succéder à Ghassan Salamé, envoyé spécial de l'ONU pour la Libye, montrons ce que nous sommes capables de faire. Ni un nouvel envoyé spécial est désigné, ni Lamamra n'en est chargé. Que de temps perdu, et quel gâchis face à un contexte explosif.
Imaginer tout ce que le Covid-19 peut faire dans ce contexte déjà catastrophique!
Ni gel, ni masques, encore moins hôpitaux équipés et respirateurs artificiels, confinement respecté, sensibilisation aux gestes-barrières, protection des catégories les plus vulnérables, et désencombrement des prisons légaux et autres sauvages tenues par des miliciens : le virus trouve un terrain vierge pour sévir fortement. Le ralentissement de ce qui reste de l'activité économique, notamment le commerce alimentaire et des produits agricoles, créé la pénurie et fait flamber encore plus les prix.
Famine, dénuement, absence de soins et pénurie de médicaments…
Alors que les affrontements continuent à faire rage aux portes de la capitale libyenne et pas loin de nos frontières, à l'artillerie lourde d'un côté et aux drones armés de l'autre, le nombre des victimes se multiplie. Selon le dernier recensement de la mission de l'ONU en Libye, ce samedi 4 avril, pas moins de 685 victimes civiles identifiées sont déplorées : 356 morts et 329 blessés. Plus de 149.000 personnes ont fui leurs foyers à Tripoli et sa proche banlieue, 345.000 autres se trouvent encore dans des zones d'affrontement, et 749.000 autres dans des régions sinistrées.
Le plus grave encore, c'est que 893.000 libyens sont dans le dénuement, la malnutrition, l'absence de soins, livrés à leur malheur.
Des caisses vides
Les finances sont au rouge. Deux banques centrales, l'une de Sarraj et l'autre de Haftar, ne font qu'accroître la descente aux enfers. L'arrêt de l'exportation du pétrole, le 17 janvier dernier a déjà coûté 4 milliards de dinars libyens. A cela s'ajoute une dette locale de 100 milliards de dinars et 169 milliards de dinars d'engagements contractuels à l'étranger.
Les grandes puissances, impuissantes
Les décisions de la conférence de de Berlin en janvier dernier, avec ses trois filières économique, militaire et politique, le retrait des forces étrangères, le désarmement des milices et le cessez-le-feu, sont aux oubliettes. La résolution 2510 du Conseil de Sécurité s'avère stérile.
L'impératif de solidarité, le sens de l'humain et le devoir de l'humanitaire imposent à la communauté internationale de ne pas abandonner à la Libye à son triste sort, de la sauver. La Tunisie doit constituer le moteur de cet élan, et se mettre en première ligne.


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