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Entre le choix et l'obligation
Publié dans Le Temps le 06 - 03 - 2021

Pour les auteurs confirmés ou débutants, éditer des œuvres personnelles en tous genres littéraires oscille entre l'espoir et le rêve. Car il ne suffit pas d'écrire pour se prendre pour un écrivain ou un poète. Ecrire, c'est bien. Mais éditer, c'est encore mieux ! Mais comment éditer dans un univers comme le nôtre où le lectorat est minime et le monde de l'édition est peu organisé. Car, parfois, tout un chacun se prend pour un éditeur !
Les exigences des normes internationales de l'édition professionnelle ne permettent et ne permettront jamais à aucun auteur lambda, quel que soit son niveau de création génial ou quelconque, d'éditer dans ces normes logiques. Plusieurs poètes et écrivains choisissent alors un moyen « facile », celui de l'édition à compte d'auteur, qui, bien qu'elle se présente comme une solution idoine pour un tel problème, n'est pas toujours contrôlée par un comité scientifique de lecture et même de correction. Ce qui donne parfois des résultats décevants avec des coquilles et des constructions de phrases fantaisistes. Ces dernières portent préjudice à l'auteur lui-même et à l'écriture sous nos cieux, en général. Dans le cas de l'édition à compte d'auteur, ce dernier édite ses ouvrages par un éditeur qui assure uniquement la partie technique de l'édition et de la diffusion, en dehors du choix éditorial proprement dit. L'auteur paie les frais d'impression et peut-être de publicité de son livre. Il attendra, entre temps, le miracle des ventes chez les libraires et marchands de journaux, aussi nombreuses que faibles soient-elles, pour pouvoir toucher un petit pourcentage. Du « misérabilisme » éditorial, en fin de compte, car ne rapportant aucun bénéfice. D'un autre côté, l'édition à compte d'auteur n'est pas nécessairement accomplie par des maisons d'édition, mais plutôt par des prestataires de services qui n'assument aucun risque éditorial. Et dans ce monde devenu farfelu, il est des anecdotes qui expliquent réellement le pourquoi du choix d'un auteur novice ou confirmé de l'édition à compte d'auteur. Car on raconte qu'un jeune écrivain qui avait publié un premier livre sous contrat avec un éditeur, avait été contraint d'acheter des exemplaires de son propre livre de chez ce même éditeur ! Tout simplement pour pouvoir en offrir quelques exemplaires à des amis ! Des clauses du contrat s'étaient avérées un peu trop compliquées ! Un véritable piège dans lequel s'était embourbé cet auteur. Le retour au choix de l'édition à compte d'auteur s'avèrera nécessaire, car elle devient un choix et une obligation, en fin de compte. L'édition à compte d'auteur, qui urge parfois, pour ne point rester à attendre Godot, est le dernier salut des auteurs potentiels : poètes, romanciers, nouvellistes, essayistes et autres historiens des arts et des lettres qui voudraient faire découvrir leurs œuvres. Mais il leur faudra toujours faire en sorte pour ne pas glisser dans le piège de la facilité pour proposer un produit artistique digne de ce nom qui garderait un certain standing pour notre création intellectuelle nationale.
L.B.K


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