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La moitié des blouses blanches a fui le pays... l'autre moitié le fuira après le Covid !
Publié dans Le Temps le 19 - 10 - 2020

p class="p1" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 13px; line-height: normal; font-family: "Myriad Pro";"LE TEMPS - Slim BEN YOUSSEF p class="p2" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-family: "Myriad Pro";"Face au manque de personnel dans les hôpitaux, Mechichi « promet » de recruter, mais le problème est bien plus profond... Sous-payé, sous-équipé, sous-protégé, sous-estimé, le cadre médical et paramédical prend ses cliques et ses claques et quitte la Tunisie. A défaut d'une réforme concrète et urgente de la Santé publique et faute d'une réelle volonté politique pour sauver ce qui reste à sauver, c'est tout le système sanitaire du pays qui s'effondre... Si l'on continue malgré tout de résister et de se démener, autant que faire se peut et avec les moyens du bord, durant cette crise du Covid, eh bien après ce Covid, car il y a toujours un après figurez-vous, ce sera assurément le néant ! A condition que ?
A l'occasion de sa visite « de travail » effectuée, jeudi, à l'hôpital universitaire Habib Bougatfa à Bizerte, le président du gouvernement, Hichem Méchichi a annoncé que tous les établissements hospitaliers du pays seront renforcés par « un grand nombre » de cadres médicaux et paramédicaux, « afin de mieux lutter contre le COVID-19 », a-t-il souligné, sans vouloir s'aventurer, pour le moment, à apporter des précisions, et encore moins des chiffres significatifs, concernant ce « grand nombre », s'il en est, de recrutements projetés. Dans sa déclaration aux médias, le Méchichi a même évoqué, quoique très vaguement, des « réformes engagées dans le secteur de la santé ». Trop beau pour être vrai ?
Les réanimateurs,
une denrée rare !
Sur le terrain, les grèves et les mouvements de protestations du cadre médical et surtout paramédical, sur fond d'une urgence sanitaire difficilement maitrisable, se poursuivent et succèdent depuis des mois. Manque de matériel, manque de personnel, manque de protection et surtout manque de volonté pour améliorer tant soit peu les conditions dans les hôpitaux. Les cris d'angoisse et les sonnettes d'alarme s'élèvent depuis des mois et se multiplient au même rythme de la pandémie, sans que personne au pouvoir ne daigne y prêter attention. Sourde oreille systématique et quasi indifférente des autorités.
Selon Habib Ghédira, membre du comité scientifique pour lutter contre le Coronavirus, plus de 50% des médecins réanimateurs tunisiens travaillent à l'étranger. Il confirmé dans une déclaration à la TAP, que le système de santé souffre d'une pénurie en ressources humaines notamment au niveau des médecins, techniciens et infirmières en réanimation. « Avec la hausse continue du nombre de contaminations, ces derniers jouent un rôle primordial dans la prise en charge des patients atteints du Coronavirus », a-t-il ajouté.
D'après Ghédira, la « fuite de cerveaux » est la principale cause de cette pénurie. Plus de la moitié des médecins réanimateurs tunisiens travaillent à l'étranger. Leur nombre est estimé à 500, toujours d'après Ghedira qui précise que le nombre des réanimateurs, « restés » en Tunisie ne dépasse pas actuellement les 410. Pire encore, plus de 50% des médecins réanimateurs se trouvant en Tunisie, travaillent en réalité dans le secteur privé, ce qui fait que leur nombre dans les hôpitaux publics ne dépasse pas les 160 médecins. Une véritable denrée rare, si l'on croit Dr Ghedria...
Fuite de cerveaux...
En attendant une « intervention » urgente de la part du gouvernement, pour sauver ce qui pourrait l'être, il est vrai que toute la classe politique et encore plus à celle dirigeante, ne tarit pas d'éloge envers le personnel médical et paramédical, hypocrisie oblige, en leur promettant monts et merveille, lorsque l'étau se resserre et lorsqu'il s'agit de marcher sur la corde raide, mais qui n'ont pas manqué de les botter carrément en touche, force est de ne pas l'oublier, une fois la première vague passée.
Aujourd'hui, et en pleine virulence de la deuxième vague, les mêmes discours et les mêmes promesses refont surface. Entretemps, le personnel médical et paramédical quitte la Tunisie, coopération technique avec l'Allemagne, la France et les pays du golfe oblige, mais aussi grâce à l'appel à émigration de plus en plus attrayant vers le Canada, notamment pour les aide-soignant(e)s et les infirmier(e)s. Si la moitié des blouses blanches a déjà fui le pays, durant ces dernières années, l'autre moitié le fuira certainement après le Covid...
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