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Vie des partis et des organisations
Publié dans Le Temps le 22 - 05 - 2013

ATIDE propose des solutions urgentes pour faire sortir le processus électoral de l'impasse
L'association tunisienne pour l'intégrité et la démocratie des élections (ATIDE) a proposé , dans un communiqué publié hier, de réhabiliter l'ancienne Instance supérieure indépendante pour les élections ( ISIE) , en attendant la constitution d'une nouvelle instance afin de faire sortir le processus électoral de l'impasse consécutive à la décision du tribunal administratif du 14 mai 2013 relative à l'arrêt des travaux du comité de sélection des candidatures à la ISIE.
Selon l'association, l'ancienne instance présidée par le militant des droits de l'Homme, Kamel Jendoubi, peut se voir attribuer principalement la charge de la mise à jour des fichiers des électeurs inscrits et les opérations d'inscription des nouveaux électeurs ainsi que l'activation de ses administrations régionales, et ce pour éviter le report de la date des élections. «Cette solution qui ne demanderait pas plus qu'une simple révision de l'article 37 de la loi numéro 23 du 20 décembre 2012 relative à la création de l'Instance Supérieure et Indépendante pour les élections, nécessitera toutefois une volonté politique et un sens patriotique élevé de la part des différents acteurs politiques particulièrement les membres de l'Assemblée nationale constituante (ANC », précise Moez Bouraoui, président de l'ATIDE, cité dans le communiqué.
L'ATIDE a également exprimé son «inquiétude» quant à la situation actuelle qui paralyse complètement le processus électoral. «Alors que la nouvelle ISIE aurait dû être prête à débuter ses travaux en cette fin du mois de mai avec des nouveaux membres élus, la réalité est toute autre. Ceci est principalement causé par le manque d'ouverture du comité de tri aux compétences des experts et des organisations de la société civile lesquels ont vu toutes leurs propositions rejetées par ce même comité », regrette M. Bouraoui.
Le président de l'ATIDE estime que le cafouillage actuel constitue une «occasion ratée par les élus du peuple qui ont refusé la collaboration et la coordination des efforts pour l'intérêt général ».
Bien que l'ATIDE considère que la décision du tribunal administratif est souveraine, légale et ne peut en aucun cas être sujette à une quelconque interprétation, M. Bouraoui a attiré l'attention sur le risque que cette décision puisse générer un report des élections « ce qui pourrait conduire le pays dans une réelle impasse».
L'ATIDE appelle toutes les parties concernées, dont notamment les politiciens et organisations de la société civile, à placer l'intérêt suprême du pays au dessus de toutes les autres considérations et à identifier des solutions adéquates permettant de sortir de cette impasse. L'association appelle, dans ce cadre, le comité de tri à réviser immédiatement la grille d'évaluation des candidats, en collaboration avec les experts et les organisations de la société civile actives dans ce domaine et en appliquant toutes les mesures nécessaires au respect des règles de transparence en matière de sélection des candidats.
Il est à mentionner que durant ses observations du processus de sélection des candidats, l'ATIDE avait enregistré de nombreuses défaillances lesquelles feront l'objet d'un rapport qui sera rendu public prochainement.
A noter dans ce cadre, que le président de l'Assemblée Nationale Constituante, Mustapha Ben Jaâfar, a déclaré que les membres de la commission de tri des candidatures pour l'ISIE ont décidé de réviser l'échelle d'évaluation conjointement avec la Cour administrative.
Néjib Chebbi pour la création d'un Conseil supérieur de la sécurité nationale
Le président de l'instance politique du parti politique Républicain, Ahmed Néjib Chebbi, a proposé, hier, la création d'un Conseil supérieur de la sécurité nationale qui regrouperait des représentants de l'armée, la police, la garde nationale, les partis politiques, de la société civile et des experts.
Ce Conseil devrait, selon lui, définir une stratégie de lutte contre le terrorisme et informer le peuple tunisien de ce qui se passe dans le domaine sécuritaire. Pour lutter contre le terrorisme, M. Chebbi a plaidé pour une union sacrée contre ce fléau et pour la mise en place d'une stratégie cohérente. Il a , toutefois, mis en garde contre l'instrumentalisation politique de l'union contre le terrorisme afin d'empêcher des éventuelles restrictions sur les libertés et un renvoi aux calendes grecques des prochaines élections.
M. Chebbi s'est, par ailleurs, opposé à la réactivation de la loi anti-terroriste qu'il a jugée liberticide.
Le militant de gauche Gilbert Naccache dénonce la répression de la mouvance djihadiste !
Le militant de gauche Gilbert Naccache a dénoncé la répression policière de la mouvance salafiste djihadiste, estimant que la solution à l'émergence de l'extrémisme religieux ne peut en aucun cas être sécuritaire. «Et voilà, le dialogue national a débouché sur la cession par tous ses participants de la solution du problème politique du salafisme à la police, officiellement blanchie de toutes ses responsabilités dans la répression de décembre 2010- janvier 2011. Est-ce le prestige de l'Etat ou la continuité de l'Etat de Ben Ali que l'on défend, à un moment où le ministre de l'intérieur est devenu un héros national, parce qu'il a su réprimer ? », s'interroge l'intellectuel dans un article posté sur Internet. Et d'ajouter : « Le combat contre une idéologie se mène sur le terrain idéologique et politique, pas sur celui de la répression policière ou de l'étouffement des libertés pour ceux qui ne pensent pas "bien"»
L'auteur du roman carcéral « Cristal » estime que la répression policière risque de renforcer la mouvance djihadiste. « La répression renforce toujours les réprimés, c'est une chose connue. On ne combat pas les "fascistes" par la police, elle sert à prévenir ou à sanctionner les actes qui mettent en danger la sécurité, ou alors on, revient aux délits d'opinion. On combat le fascisme politiquement, en s'appuyant sur la mobilisation du peuple», souligne –t-il.
M. Naccache note que les restrictions sur les libertés d'opinion et de réunion portent les germes d'une nouvelle dictature. « Craindre que des groupes fascistes ne prennent le pouvoir et limiter les libertés pour cela (celles de tous, pas des seuls fascistes) c'est avouer son incapacité à assumer la démocratie. Défendre l'Etat contre les libertés d'opinion, et de réunion, n'est-ce pas le début de la justification de la dictature ? Ce sont les mêmes arguments ressortis ici pour justifier la répression qui avaient été utilisés contre la gauche en 1968 et après, qui avaient justifié la création de la cour de sûreté de l'Etat et les nombreuses condamnations, qui avaient atteint 16 ans de prison... Décidément, on manque de mémoire, en ce moment », écrit le militant de gauche emprisonné à cause de ses idées sous le règne de Bourguiba.
Gilbert Naccache s'étonne par ailleurs du fait que le dialogue national n'ait pas débattu d'une solution politique au phénomène salafiste. « Aux soutiens du ministère de l'intérieur, je voudrais rappeler que ce contre quoi je m'élève est la démission politique des participants au dialogue national qui n'ont pas cherché une solution politique au problème posé par les salafistes, même aux problèmes supposés de violences et de terrorisme qu'ils charrieraient : les partis politiques qui ont appelé à manifester lorsqu'ils se sont sentis menacés; au moment de l'assassinat de Chokri Belaid, n'ont pas eu cette réaction devant la "menace" salafiste. Le peuple ne serait-il pour eux qu'un instrument, à n'utiliser que pour effrayer le pouvoir, mais à faire rester dans les maisons quand pèse un danger pour leur rôle politique ? », s'interroge-t-il.


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