Les attaques israéliennes contre des cibles militaires en Iran ces dernières 48 heures continuent de soulever de nombreuses interrogations sur les itinéraires empruntés par les avions et drones israéliens, ainsi que sur la position des pays voisins tels que la Jordanie, la Syrie et l'Irak. Des frappes complexes à longue portée Selon plusieurs sources militaires et analystes régionaux, les frappes menées par des avions F-35 et des drones israéliens ont ciblé plusieurs installations sensibles en Iran, notamment à Ispahan, Tabriz et dans la région de Téhéran. Ces opérations, réalisées à très longue portée, impliquent inévitablement des survols d'espaces aériens étrangers. La Jordanie en première ligne La Jordanie, pays frontalier d'Israël, s'est retrouvée involontairement au cœur de l'escalade. Les autorités jordaniennes ont confirmé avoir intercepté et détruit plusieurs drones et missiles balistiques iraniens qui survolaient leur territoire en direction d'Israël. Cette décision de neutraliser les engins en vol a été prise pour préserver la sécurité nationale et éviter toute retombée sur des zones habitées. D'un autre coté, plusieurs rapports non confirmés officellement indiquent que certains engins israéliens auraient survolé le territoire jordanien, voire utilisé la frontière orientale pour pénétrer dans l'espace aérien irakien, avant d'atteindre l'ouest de l'Iran. Des témoins ont signalé des mouvements inhabituels d'appareils dans le ciel jordanien, ce que les autorités n'ont pas commenté. Si la Jordanie a collaboré indirectement ou simplement toléré ce survol, cela pourrait avoir d'importantes conséquences diplomatiques, notamment avec l'Iran. Syrie et Irak : vulnérabilités persistantes En Syrie, aucune réaction militaire significative n'a été signalée face aux passages éventuels d'appareils israéliens. Le pays, bien que proche de l'Iran, dispose d'un système de défense affaibli par plus d'une décennie de conflit interne. L'Irak, quant à lui, n'a ni confirmé ni démenti un éventuel survol de son territoire. Faute de capacités de défense aérienne centralisées, Bagdad semble aujourd'hui incapable d'intervenir efficacement contre des incursions de ce type. Tensions régionales et risques d'escalade L'Iran a accusé ouvertement les Etats-Unis de complicité avec Israël, et a annoncé avoir abattu plusieurs drones israéliens dans les régions de Khoramabad et de Salmas. Téhéran a également menacé d'étendre sa riposte, y compris contre des bases américaines dans la région. Pendant ce temps, Israël poursuit ses frappes, affirmant avoir visé des installations nucléaires et militaires majeures, tout en niant la perte de deux avions de chasse F-35 comme l'a affirmé Téhéran. Ainsi, la situation actuelle expose les fragilités des équilibres régionaux. Si la Jordanie a fait preuve d'un certain niveau de réactivité militaire, l'Irak et la Syrie semblent dépassés par la complexité du conflit. L'usage de leurs espaces aériens par des puissances extérieures confirme leur rôle passif dans un conflit qui pourrait à tout moment basculer vers un affrontement régional direct. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!