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Iran : Après le fils du Shah le neveu de l'Ayotallah Khamenei exilé en France se positionne pour la succession, sauf que…
Publié dans Tunisie Numérique le 02 - 01 - 2026

On ne sait pas ce que les USA feront de l'Iran. Les experts expertisent, les analystes analysent et les observateurs dissertent, mais en réalité il n'y a aucune certitude. Parce que justement l'artisan de cette montée de fièvre, le président Donald Trump, est imprévisible, insondable. Après avoir brandi la négociation avec l'Iran il a subitement tourné casaque, emporté par le va-t-en guerre Benjamin Netanyahu. Trump a plaqué brutalement ses pairs du G7 en mettant en scène devant les caméras du monde entier les « choses importantes » qui le rappellent à Washington, une manière de dire que les photos de fin de Sommet ne sont pas de son niveau. Après ce coup d'éclat il est semble-t-il pétrifié par le vertige des chaos afghan, irakien et libyen. Liquider les Mollahs sera relativement « facile » militairement mais Quid de l'après ? Des certitudes le fils du dernier Shah d'Iran n'en manque pas. Il n'est pas le seul.
Ça plaira beaucoup à Ben Salmane & Compagnie
L'après-Ali Khamenei aiguise déjà les appétits des opposants planqués à l'étranger, toutes obédiences confondues, alors que rien n'est acté à Téhéran, loin de là. Très peu de personnes avaient entendu parler de Mahmoud Moradkhani, un neveu du Guide suprême réfugié en France depuis une quarantaine d'années. Il est sorti du bois ce mercredi 18 juin, sur BFMTV…
Il a eu la dent très dure avec son tout-puissant oncle, qui régente tout en Iran depuis 1989, date du décès du fondateur de la République islamique, l'Ayatollah Khomeini, qui lui aussi s'était réfugié en France en 1978. Mahmoud Moradkhani a asséné que la défense de « la cause palestinienne » est juste un « prétexte (…) pour gouverner » et s'emparer des lieux saints chiites.
Il a accusé l'Ayatollah Khamenei de prendre la même posture que feu Saddam Hussein pour ses desseins politico-religieux. Il a ajouté que son oncle a marché sur les pas de Rouhollah Khomeini, qui « a créé l'islam politique et la suprématie chiite (…). Nos frères arabes, et surtout le Maghreb, doivent comprendre que l'objectif de Khomeini était la main mise sur les lieux saints de la région pour créer un état chiite« , a lâché ce médecin ORL, résidant dans la banlieue de Lille (au nord de la France).
« Son but était de s'étendre dans la région. Et surtout, il considérait que les lieux saints comme les villes irakiennes Karbala, et Nadjaf, la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem ou même La Mecque appartiennent aux chiites« , martèle le réfugié politique. Pour Khomeini « il était inacceptable que les sunnites gouvernent dans ces régions« , déclare Mahmoud Moradkhani.
Après ces propos tout le monde saura que l'homme est un adversaire déclaré du régime iranien. Il a quitté sa terre natale à l'âge de 23 ans et maintenant il milite pour fédérer l'opposition iranienne et monter une coalition. Son objectif : « un soulèvement à l'intérieur de l'Iran ». « Malheureusement, ça n'a pas été réussi et réalisé jusqu'ici« , dit-il amèrement.
Il a terminé par ceci, en direction du monde musulman : « Qu'ils sachent que même si Khamenei réussit à s'étendre un petit peu, les sunnites seront en minorité. Ils le sont déjà en Iran, et sont réprimés comme les autres parties du peuple iranien« .
Beaucoup plus facile à dire qu'à faire
Les horreurs sanglantes signées par le Guide suprême depuis 35 ans sont de notoriété publique, ce qu'on ne sait pas c'est le chemin que prendra cette nation de quelque 90 millions d'habitants après lui, avec cette myriade de mouvements extrémistes, de confessions, tribus, clans, courants politico-religieux. On ne sait pas si la sortie de Mahmoud Moradkhani sonnera dans l'oreille des Américains, mais ce qui est certain c'est qu'elle apportera de l'eau au moulin des voisins de l'Iran…
Les pays du Golfe, tenus par des Sunnites – même là où ils sont minoritaires -, ont fait le service minimum – une petite condamnation de principe – quand Israël a attaqué massivement l'Iran. Ils parlent encore moins depuis que Trump fait résonner les bruits de botte. Dans le fond les monarchies du Golfe espèrent secrètement que les Etats-Unis, qui les protègent en échange de milliers de milliards de dollars, achèveront l'oeuvre funeste de Netanyahu, comme ce dernier le fait avec le Hamas.
Pour le Prince héritier saoudien et compagnie le combat confessionnel contre les Chiites passe avant tout. L'Iran ils en ont peur, une peur bleue, raison pour laquelle Riyad a assuré ses arrières en renouant les liens diplomatiques avec Téhéran. Mohammed Ben Salmane (MBS) est tellement terrifié par les Mollahs qu'il était prêt à normaliser ses relations avec Israël pour que les Américains l'aident à produire une bombe nucléaire, la même qu'ils refusent aux Iraniens.
C'est aussi cela le Golfe : des « frères » qui ne se montrent jamais le dos parce que la confiance ne règne pas. C'est ainsi depuis la disparition du Prophète Mohammed et ce dernier s'en inquiétait déjà sur son lit de mort. La suite, avec les assassinats politiques, a dépassé ses pires cauchemars. Cette réalité là est venue se plaquer aux intérêts géostratégiques de notre temps, et ce puissant attelage balaye tout sur son passage, même le peu qui reste de la « Oumma » (la communauté musulmane).

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