Des experts de l'ONU ont exprimé l'espoir d'un cessez-le-feu permanent à Gaza, mais ont averti que tout plan de paix doit absolument protéger les droits humains des Palestiniens et ne pas créer de nouvelles conditions d'oppression. Ils ont ajouté : « L'avenir de la Palestine doit être entre les mains du peuple palestinien, et non imposé par des acteurs extérieurs sous des conditions de contrainte extrêmes, dans le cadre d'un nouveau stratagème visant à contrôler son destin. » « Imposer une paix immédiate à n'importe quel prix, sans tenir compte du droit et de la justice, ou en les violant ouvertement, est une recette pour davantage d'injustice, de violence et d'instabilité futures », ont-ils déclaré. Les experts ont souligné les principales préoccupations concernant les aspects suivants : * Le droit des Palestiniens à l'autodétermination, notamment par l'obtention d'un Etat indépendant, n'est pas garanti comme l'exige le droit international et est soumis à de vagues conditions préalables concernant le réaménagement de Gaza, la réforme de l'Autorité palestinienne et un « dialogue » entre Israël et la Palestine. * Le « gouvernement provisoire de transition » n'est pas représentatif des Palestiniens et exclut même l'Autorité palestinienne, ce qui constitue une violation supplémentaire du droit à l'autodétermination et un manque de légitimité. Il n'existe aucun critère ni calendrier concret pour une transition vers un gouvernement représentatif, qui appartient exclusivement aux Palestiniens, sans ingérence étrangère. * La supervision par un « Conseil de la paix » présidé par le président américain ne relève ni de l'autorité des Nations Unies ni d'un contrôle multilatéral transparent, tandis que les Etats-Unis sont un fervent partisan d'Israël et non un « intermédiaire impartial ». Cette proposition rappelle malheureusement les pratiques coloniales et doit être rejetée. * Une « Force internationale de stabilisation », hors du contrôle du peuple palestinien et des Nations Unies comme garant, remplacerait l'occupation israélienne par une occupation dirigée par les Etats-Unis, contraire à l'autodétermination palestinienne. * L'occupation israélienne partielle pourrait se poursuivre indéfiniment à travers un « périmètre de sécurité » à l'intérieur des frontières de Gaza, ce qui est absolument inacceptable. * La démilitarisation de Gaza n'a pas de date butoir et, si elle était définitive, elle pourrait la rendre vulnérable à une agression israélienne. Rien n'est dit concernant la démilitarisation d'Israël, qui a commis des crimes internationaux contre les Palestiniens et menacé la paix et la sécurité dans la région par ses agressions contre d'autres pays. * La déradicalisation n'est imposée qu'à Gaza, tandis que les sentiments anti-palestiniens et anti-arabes, la radicalisation et l'incitation publique au génocide ont été les caractéristiques de la rhétorique dominante en Israël au cours des deux dernières années. * Le plan traite en grande partie Gaza de manière isolée de la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, alors que ces zones doivent être considérées comme un territoire et un Etat palestinien unifié. * Un « plan de développement économique » et une « zone économique spéciale » pourraient conduire à une exploitation étrangère illégale des ressources sans le consentement des Palestiniens. * Israël et ceux qui ont soutenu ses attaques illégales à Gaza n'ont aucune obligation d'indemniser les Palestiniens pour les dommages de guerre illégaux. * Le plan prévoit la libération de tous les otages israéliens, mais seulement d'une partie des nombreux Palestiniens détenus arbitrairement. * Les amnisties offertes au Hamas semblent être inconditionnelles, même s'il a commis des crimes internationaux, refusant ainsi justice aux victimes de crimes internationaux. * Le plan n'aborde absolument pas la question de la responsabilité des crimes internationaux commis par Israël et des violations des droits humains commises contre le peuple palestinien. Il ne comporte aucun engagement en faveur de la justice transitionnelle, de la recherche de la vérité historique ou d'une véritable réconciliation. Il ne garantit pas non plus l'accès des journalistes indépendants. Or, la responsabilité et la justice sont essentielles à une paix durable. * Le plan n'aborde pas d'autres questions fondamentales telles que la fin des colonies israéliennes illégales en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, les frontières, les indemnisations et les réfugiés. * Le plan ne prévoit pas de rôle de premier plan pour les Nations Unies, l'Assemblée générale ou le Conseil de sécurité, ni spécifiquement pour l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), qui est essentiel pour aider et protéger les Palestiniens. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!