The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Le constat est concret, vérifiable et malheureusement familier à de nombreux voyageurs tunisiens. Un journaliste de TunisieNumerique qui s'est rendu à Paris sur le vol Tunis–Paris puis est revenu quelques jours plus tard à Tunis a subi, à l'aller comme au retour, plus de deux heures de retard. Ce n'est pas un cas théorique ni une plainte anonyme sur les réseaux sociaux, mais un exemple réel d'un passager identifiable, sur un vol identifié, à des dates précises. Selon le plan de vol, le trajet aller devait se faire le lundi 27 octobre 2025 sur le TU 722, au départ de l'aéroport Tunis-Carthage à 13h25. Dans la réalité, le vol Tunisair TU722 qui reliait Tunis à Paris-Orly est parti à 16h12, avec un retard de plus de 2 heures. Le retour Paris–Tunis, prévu le dimanche 2 novembre 2025 à 19h40 depuis Orly 4, a lui aussi été opéré avec plus de deux heures de retard, soit à 22h11. Les voyageurs sont arrivés à Tunis vers minuit ! Ce double contre-temps est parlant à plus d'un titre. D'abord parce qu'il touche une ligne majeure, Tunis–Paris, utilisée autant par les familles avec enfants que par les professionnels qui ont des rdv de travail. Ensuite parce qu'il illustre ce que de nombreux passagers disent depuis des mois : lorsqu'il s'agit de voyages personnels, beaucoup acceptent de voler sur la compagnie nationale par attachement ou par principe. Mais dès qu'il s'agit d'un déplacement professionnel, d'un rendez-vous d'affaires, d'une formation ou d'une correspondance internationale, certains Tunisiens préfèrent basculer vers une autre compagnie afin de ne pas risquer de perdre une journée de travail ou de manquer un engagement. Interrogés à l'aéroport, plusieurs voyageurs tunisiens tiennent le même discours : ils ne souhaitent pas « abandonner » Tunisair, mais ils veulent une compagnie prévisible. Autrement dit, le problème n'est pas l'identité de la compagnie, mais la ponctualité. Ils acceptent qu'un vol puisse être décalé pour des raisons techniques, de météo ou de sécurité, mais ils refusent que le retard devienne une caractéristique structurelle du voyage. Il est important de rappeler que les retards ne sont pas toujours de la seule responsabilité de la compagnie. Les créneaux aéroportuaires en Europe, la saturation de Paris-Orly, la disponibilité des équipages ou certaines contraintes de maintenance peuvent allonger les temps d'attente. La sécurité à bord reste, à juste titre, prioritaire. Mais c'est précisément pour cette raison que la communication, l'anticipation et la réorganisation des rotations doivent être renforcées. Une compagnie nationale a un devoir d'exemplarité vis-à-vis de ses passagers, qu'ils soient touristes, étudiants, hommes d'affaires ou membres de la diaspora. La ponctualité est un indicateur de compétitivité Sur un marché où opèrent des low-cost, des compagnies du Golfe et des transporteurs européens très normés, chaque retard récurrent fragilise l'image de la compagnie. Au contraire, une amélioration progressive des heures de départ et d'arrivée, couplée à une information en temps réel via SMS, e-mail ou application mobile, redonnerait confiance aux voyageurs et montrerait que Tunisair traite cette question comme une priorité opérationnelle. Les données observées sur ce Tunis–Paris–Tunis montrent qu'il ne s'agit probablement pas d'un incident isolé, mais d'un signal. Ce signal n'appelle pas une polémique, mais une réaction. Les passagers, eux, ont déjà formulé la demande la plus simple qui soit : pouvoir continuer à voler sur leur compagnie nationale sans avoir à prévoir une marge de deux heures à chaque fois. À Tunisair de faire en sorte que le retard redevienne ce qu'il doit être dans le transport aérien moderne : une exception, pas la règle. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!