The liveblog has ended. No liveblog updates yet. L'Australie a annoncé, lundi, l'annulation du visa d'un influenceur israélien connu pour ses campagnes virulentes contre l'islam, affirmant qu'elle ne permettrait pas l'entrée sur son territoire à des visiteurs venus « diffuser la haine ». La décision intervient dans un contexte de durcissement des lois australiennes contre les crimes haineux et de vigilance accrue des autorités migratoires. L'intéressé, Sami Yehud, a indiqué que son visa avait été annulé trois heures avant le décollage de son vol depuis Israël. Sur les réseaux sociaux, il s'est notamment illustré par des propos qualifiant l'islam de « doctrine répugnante ». Malgré l'annulation, il s'est rendu à Abu Dhabi, où il n'a toutefois pas été autorisé à embarquer sur un vol en correspondance. Il a dénoncé sur la plateforme X ce qu'il a qualifié d'« histoire de tyrannie, de censure et de contrôle ». Le ministre australien de l'Intérieur, Tony Burke, a rappelé que toute personne souhaitant visiter l'Australie devait solliciter le visa approprié et justifier d'un motif valable. « La propagation de la haine n'est pas un motif valable de visite », a-t-il insisté, confirmant la ligne de fermeté adoptée par Canberra. Cette décision s'inscrit dans le cadre d'un renforcement des dispositifs juridiques contre les discours et actes haineux, après une fusillade de masse survenue le 14 décembre dernier sur la plage de Bondi, lors des célébrations de Hanouka, qui a fait 15 morts. Les autorités ont précisé que le visa de l'influenceur, détenteur également de la nationalité britannique, avait été annulé en vertu du même cadre législatif déjà utilisé pour refuser l'entrée à d'autres personnes accusées d'incitation à la haine. La mesure a suscité de vives réactions au sein de la Australian Jewish Association, qui avait invité l'influenceur à s'exprimer. L'organisation a « fermement condamné » la décision du gouvernement du Premier ministre Anthony Albanese, critiquant également l'annulation de visas d'autres visiteurs israéliens par le passé, dont le responsable politique d'extrême droite Simcha Rothman, interdit d'entrée l'an dernier. Dans un communiqué, le directeur général de l'association, Robert Gregory, a estimé que cette décision « confirme les profondes inquiétudes de la communauté juive » quant à l'attitude du gouvernement, affirmant que celui-ci n'aurait pas changé de cap malgré la gravité de la tragédie de Bondi et des excuses formulées tardivement. Cette décision des autorités australiennes mérite d'être saluée. En annulant ce visa, l'Australie envoie un signal clair : la liberté d'expression ne saurait servir de paravent à la diffusion de discours de haine, en particulier lorsqu'ils ciblent une religion ou une communauté entière. À l'heure où de nombreux pays peinent à tracer une ligne nette entre opinions personnelles et incitation à la stigmatisation, Canberra assume un choix politique cohérent, fondé sur la protection du vivre-ensemble et de la cohésion sociale. Cette affaire soulève toutefois une interrogation légitime : comment une personne connue pour ses propos islamophobes virulents a-t-elle pu voyager sans difficulté vers les Emirats arabes unis, pays musulman, et tenter d'y effectuer une correspondance à Abou Dhabi ? Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!