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Lotfi Abdelli empêché "par les salafistes" de présenter son spectacle à Menzel Bourguiba
Publié dans TAP le 15 - 08 - 2012


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TUNIS (TAP) - Le spectacle "100 pour cent hallal", de l'humoriste et comédien Lotfi Abdelli a été annulé, soir, à Menzel Bourguiba (gouvernorat de Bizerte) après une large mobilisation de groupes apparentés au courant salafiste, qui a débuté depuis l'après-midi, a déclaré à l'agence TAP, M. Mohamed Boudhina producteur de la pièce.
"Toute l'équipe s'est déplacée pour préparer le spectacle et nous étions prêts à le faire".
Cependant a-t-il fait observer, sur un ton d'étonnement "La décision de l'annulation du spectacle a été prise par le délégué de Menzel Bourguiba, alors que les forces de l'ordre étaient présentes massivement mais pacifiquement" a-t-il relevé.
"Personnellement, je me demande si ces personnes barbus sont vraiment musulmans" a-t-il rétorqué car "les visages que j'ai vu n'ont rien à voir avec des gens qui seraient vraiment imbus des valeurs de notre religion".
Et d'ajouter "le plus étrange à mon sens est que les forces de sécurité sur place en grand nombre ne soient pas intervenues pour disperser les 300 ou 400 personnes qui ont encerclé toutes les voies d'accès au Théâtre qui n'est qu'à deux mètres du district de la sûreté de Menzel Bourguiba".
"Ce que j'ai pu voir hier (mardi) me donne l'impression qu'on ne vit non pas dans un Etat de droit mais dans un pays où la loi de la jungle fait sa percée" a-t-il indiqué.
Dans une première réaction officielle, le ministère de la Culture a qualifié ces actes de "graves et dangereux" car ils "portent atteinte à la liberté d'expression" et constituent "une menace sans précédent pour les droits culturels et les biens de l'Etat".
Dans un communiqué publié mercredi, le ministère de la Culture souligne sa ferme solidarité avec les créateurs et les artistes faisant savoir que cette affaire sera portée en justice.
Selon des vidéos diffusées sur plusieurs sites électroniques, la mobilisation de ces groupes s'est faite depuis mardi après-midi. D'après des témoignages d'hommes barbus, ce spectacle, "dont la présentation coïncide avec la nuit du sacré (27ème du ramadan), porterait atteinte à l'islam et au sacré".
Pour empêcher l'accès à la maison de la culture, des tapis ont été déroulés pour des lectures de Coran devant la maison de la culture Bayrem Ettounsi (espace du festival de la médina) où devait se produire Lotfi Abdelli.
Dans une déclaration à Radio Cap Fm, Lotfi Abdelli s'est inquiété du silence qu'il a qualifié de "complice" du gouvernement et de "la régression de la liberté d'expression et de création".
Critiquant dans son spectacle les policiers sous le régime de l'actuel gouvernement, Lotfi Abdelli a été depuis le début de la saison estivale la cible du système sécuritaire qui, selon ses propos, lors de l'émission "bila Moujamala" sur la chaîne privée Hannibal TV, n'a pas assuré la sécurité de ses spectacles et de la sorte de son public, le poussant à faire appel à une agence privée.
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