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Tunisie : Tout sur le nouveau Fonds commun de placement à risque pour jeunes promoteurs
Publié dans Business News le 17 - 02 - 2010

La création d'emplois constitue une des priorités nationales. Il est question de contenir le chômage et de permettre aux jeunes, notamment les diplômés du supérieur de trouver un job, ou, pourquoi pas, créer leur propre projet. Or, tout cela exige, au préalable, l'accélération du le rythme de la croissance via, l'incitation à l'investissement privée et la création d'entreprises.
Dans ce contexte, aux multiples mécanismes disponibles et opérationnels pour promouvoir la création de PME, la Tunisie vient de se doter d'un autre. Sachant que la plus grande problématique de la création d'entreprise demeure le financement, plus particulièrement l'apport de fonds propres, la Tunisie vient de mettre en place, un Fonds Commun de Placement à Risque (FCPR), l'objectif étant de faciliter et de promouvoir le développement et l'épanouissement d'une nouvelle génération de PME innovantes.
Doté d'un capital de 50 millions de dinars, le FCPR participerait à hauteur de 49%, aux fonds propres des nouveaux projets, dont le coût global d'investissement ne dépasserait pas les 5 MD.
En effet, les nouveaux et jeunes promoteurs ont toujours du mal à trouver les financements nécessaires pour la création de leur entreprise, le grand hic se situant, généralement, au niveau de l'apport en fonds propres. Il est difficile, pour un jeune promoteur, fraîchement diplômé, de trouver des fonds propres s'élevant à des milliers de dinars, à injecter dans un projet, Or, c'est une condition sine qua none pour pouvoir, peut-être, bénéficier du soutien financier des institutions bancaires, ou encore des Sociétés d'investissements à capital Risque (SICAR).
Certes, le problème de la garantie exigée, pour l'obtention d'un crédit, a été plus ou moins réglé par la Société Tunisienne de Garantie (SOTUGAR), qui intervient pour se porter garante des crédits accordés par les banques de la place, en l'occurrence la BFPME, avec le concours des autres institutions financières. Néanmoins, le problème de fonds propres est demeuré, jusque là, entier. Aussi, le Président de la République a-t-il décidé, récemment, lors de l'audience accordée au Premier ministre, Mohamed Ghannouchi, de créer une nouvelle structure. Il s'agit du Fonds Commun de Placement à Risque (FCPR) ; qui vient compléter le dispositif des mécanismes de financement mis à la disposition des nouveaux promoteurs en mal, justement, de ces fameux fonds propres pour réussir à boucler le schéma financier de leur projet et accéder à la vie active.
Il faut dire que c'est une difficulté que rencontrent tous les jeunes promoteurs. Mais, cette difficulté s'accentue quand il s'agit de projet à fort contenu technologique ou ce qu'on appelle communément des « start-up ». Or, les nouvelles orientations de la Tunisie, les nouvelles directives, voire les nouvelles ambitions pour les prochaines années, c'est justement de créer des PME innovantes, à haute valeur ajoutée, et fort contenu technologique. Des PME à forte employabilité, notamment pour les diplômés du supérieur, dont le taux de chômage est significatif dans le pays et dont la pression sur le marché de l'emploi, ne cesse de s'accélérer. Ce sont, donc, des projets prioritaires que l'Etat encourage fortement parce qu'ils servent nettement la politique du développement.
Aussi, le Fonds Commun de Placement à Risque (FCPR) est-il né d'un objectif fixé par le programme présidentiel, en l'occurrence le 11 ème point prônant «une économie à contenu technologique élevé, amie de l'environnement, économe en énergie et innovante ». L'idée est de promouvoir ce type de projets innovants à travers l'intervention financière directe du FCPR. Le schéma de financement devrait être bien élaboré et bien étudié. Un schéma constitué de 70% de fonds propres, et c'est là, où intervient le FCPR à hauteur de 49 % ; et de 30% de crédits bancaires. Là, c'est la SOTUGAR qui interviendrait pour se porter garante auprès des institutions bancaires.
Il est vrai que l'objectif le principal que poursuit le FCPR est de favoriser la création de PME innovantes, à fort contenu technologique et à haute valeur ajoutée, notamment pour une meilleure employabilité des diplômés du supérieur. Mais ce n'est pas le seul objectif. Il y en a bien d'autres non moins importants. Il s'agit notamment de réussir des investissements immatériels à fort contenu technologique, et qui constituent un grand levier de compétitivité pour l'économie nationale, de faciliter l'accès aux financements pour les jeunes et nouveaux promoteurs, d'assurer une situation financière saine des PME et des projets bénéficiaires des interventions du FCPR.
Mais une question se pose et s'impose : le FCPR profiterait à quel secteur d'activité économique ? Evidemment, et en premier lieu, aux « nouveaux produits et aux projets à haute valeur ajoutée et à fort contenu technologique dont l'aéronautique, le secteur des IME, de mécanique de précision, de mécatronique, de plastique technique, du textile technique…. Mais le FCPR profiterait, également, aux Investissements Technologiques Prioritaires (ITP), dans le cadre du programme de mise à niveau. Cette intervention se traduirait à travers la contribution aux programmes de financement des systèmes qualité, des laboratoires, de la certification, de l'innovation ainsi que le développement technologique dans les secteurs « stratégiques », tels que l'agroalimentaire et le textile, toujours dans des activités à haute valeur ajoutée, et à fort contenu technologique et non pas n'importe quelle activité des secteurs concernés.
Il est clair que la promotion de l'investissement privé et de la création des PME constitue un vecteur fondamental de développement, de relance de la croissance et de création d'emplois. Autant de défis que le pays est appelé à relever et pour lesquels, toutes les stratégies de développement convergent, d'où l'incitation à l'investissement privé et la création de PME. Car, de toute évidence, l'Etat, à lui seul, ne pourrait pas créer autant d'emplois, l'intervention efficace et rapide du secteur privé étant plus que nécessaire. Insaf Fatnassi


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