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Ramadan Le couffin de la ménagère à près de 25 dinars par jour !
Publié dans Business News le 04 - 08 - 2011

Trois jours déjà depuis le début du mois de ramadan. Un mois qu'on a l'habitude de vivre en Tunisie avec nos habitudes et les inévitables ruées sur les marchés et autres grandes surfaces, mais, surtout, avec ses augmentations de prix, désormais devenues incontournables.
En effet, chaque année, on est confronté à des augmentations soudaines des prix et à la pénurie de certains produits de consommation, nécessaires pour le couffin de la ménagère tunisienne.
Cette année, le contexte est encore plus délicat et particulier. Avec la révolution et l'afflux des refugiés libyens qui se poursuit encore, le consommateur tunisien se voit durement touché par ce qui se passe autour de lui.
Des rayons de magasins presque vides, les produits de consommation, les plus nécessaires pour les plats habituels des tunisiens, se font très rares, et s'ils existent c'est ou bien en vente sous conditions ou à des prix faramineux. A Nabeul par exemple, dans le plus grand magasin de la ville, Monoprix, on ne trouve ni œufs, ni huile végétale, ni thon, ni lait ni fromage, ni eau minérale…
La pénurie atteint aussi la capitale Tunis où l'huile végétale, le sucre et le lait, pour ne citer que ces produits, se font rares dans plusieurs zones. Sans parler de l'eau minérale qui se fait désirer de plus en plus. Ajoutant à cela les rumeurs qui circulent concernant la fermeture de l'usine de Sabrine à Chebika (Kairouan).
Et si on arrive à trouver, comme par enchantement, une bouteille, la facture sera salée. A Tunis, le prix de la bouteille de 1,5 l a atteint 1 dinar, soit le triple de son prix original. A Gafsa, un citoyen de la région nous assure que certains distributeurs la revendent à 2,7 dinars.
Pourtant, le ministère du Commerce et du Tourisme a bien précisé la veille de Ramadan dans un communiqué, qu'il procèdera à la baisse des prix de l'eau minérale. Une baisse qui tarde à se vérifier jusqu'à ce jour.
Quant aux prix des légumes, fruits et viandes, ils ne sont pas accessibles non plus.
Prenons, par exemple, le poivron, nécessaire dans la plupart des plats tunisiens, il est affiché à 1,950 DT le kilo. Les pommes de terre et les tomates respectivement à 750 et 500 millimes. Les fruits de saison, qui devraient être au moins abordables, placent la barre assez haut ! Les prunes sont à 1,840 DT le kg, les poires à 1,950 DT et les raisins à 2,300 DT. C'est à croire que les fruits sont là pour les plus riches uniquement.
Pour les viandes, le problème se pose avec plus grande acuité, dans la mesure où depuis des mois déjà, les Tunisiens se plaignent des prix élevés des viandes rouges et blanches.
La viande de veau et d'agneau se vend, en moyenne, à 14,5 DT le kg. On précise bien « en moyenne », car certains bouchers vont jusqu'à la facturer à…16 dinars !
Le prix du poulet, dont la viande est la plus consommée par les Tunisiens vu son prix plus abordable, dépasse même les 5 dinars dans certaines régions, et ce malgré l'annonce de Mehdi Houas, ministre du Commerce et du Tourisme, sur plusieurs médias nationaux, concernant la fixation du prix du poulet à 4,6 DT.
Ne parlons pas des prix surprenants des poissons que le Tunisien moyen n'arrive plus à mettre sur sa table.
Un fait étonnant, mais désormais habituel. Tout le monde a été agréablement surpris par les prix affichés, assez bas, au Marché central de Tunis et dans certains supermarchés, juste après la visite du ministre du Commerce, le 1er jour de ramadan. Or, quelques heurs après cette visite, et surtout le lendemain, les étiquettes reprenaient des couleurs « sombres ».
Si on essaie de composer un panier pour une famille moyenne, de 4 personnes, pour un dîner simple de rupture de jeûne, on s'aperçoit que pour un kilo de pommes de terre (750 millimes), un kilo de tomate (500 millimes), un kilo d'oignon (750 millimes), un demi kilo de poivron (975), un bouquet de persil (500), 4 œufs (500 millimes), un demi litre d'huile végétale (1,400 DT), 2 baguettes (400 millimes), un paquet de soupe (200 millimes), une boîte de concentré de tomate (850 millimes), un poulet moyen (10 dinars), une boîte de thon (2DT), 4 feuilles de bricks (200 millimes) et un kilo de pêche en guise de dessert (1,950 DT), on est déjà à 20,750 dinars, sans compter le lait, l'eau minérale, les pates, les épices, les féculents, ce qui revient à dire, une enveloppe globale quotidienne de près de 25 dinars et de 750 dinars durant tout le mois
Pour un citoyen moyen, qui perçoit 500 dinars de salaire (soit environ le double du SMIG), cette équation est irréalisable ! Que dire des chefs de familles dont les revenus n'atteignent même pas le SMIG !
Quelle est l'origine de cette hausse des prix ? Certains prétendent que c'est la faute aux spéculateurs et aux contrebandiers qui exportent, illégalement, les produits de consommation en Libye, réalisant, ainsi, de gains aussi illicites que faramineux. D'autres pensent que les principales causes résident dans le comportement irrationnel du consommateur qui encouragent, à tort, la spéculation des commerçants. Zeyneb Dridi


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