La chambre des mises en accusation près de la Cour d'appel de Tunis vient de refuser mercredi 24 avril 2013 la demande de libération formulée par Sami Fehri, Abdelwaheb Abdallah et cinq anciens PDG de l'Etablissement de la Télévision tunisienne. La chambre a décidé de déférer l'affaire devant la chambre criminelle. On rappelle que la cour de cassation a précédemment décidé la libération de Sami Fehri, créant ainsi une polémique, parmi les magistrats, autour de l'interprétation de la loi. On rappelle également que Abdelwaheb Abdallah est détenu depuis le mois de mars 2011, soit 25 mois de détention, alors que la loi tunisienne stipule clairement que la détention sans jugement ne doit pas dépasser les 14 mois. Plusieurs organisations des droits de l'Homme et plusieurs médias ont dénoncé, en vain, ces pratiques. M.G.