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Kamel Néji : 2015 sera meilleur que 2014 pour l'UIB
Publié dans Business News le 07 - 06 - 2015

L'Union Internationale de Banques (UIB) a tenu, jeudi 4 juin 2015 son Assemblée générale ordinaire pour l'exercice 2014, sous la présidence de Alexandre Maymat, président du Conseil d'administration, et de Kamel Néji, directeur général de la banque. Une assemblée qui a été marqué par un exposé très détaillé de l'activité de la banque, ne laissant aucune place, ou presque, aux interrogations, sauf aux habituels titillements du célèbre actionnaire, Mustapha Chouaïeb.
L'UIB est la 4ème banque de la place en termes de PNB dans le palmarès des banques privées tunisiennes. La banque veut que l'innovation soit sa locomotive, d'où la multiplicité des nouveaux produits qu'elle propose. Elle mise également sur l'élargissement de son réseau d'agences (138 agences, dont deux nouvelles en 2015 celles de Sousse Cite Ezzouhour et de Bembla outre 3 autres prévues au cours de l'année, celles de Sfax Route de l'aéroport, de Sousse route touristique et du Lac II) ainsi que sur une stratégie virtuelle.
La banque a enregistré, pour l'exercice 2014, une amélioration de son résultat net de 28,6 millions de dinars (MD), s'établissant à 56,6 MD (le business plan prévoyant 38 MD) et ses actionnaires auront droit à un dividende de 500 millimes par action, à compter du 15 juin 2015.
Côté performance, les dépôts de la clientèle ont augmenté de 6,6% atteignant 3.151 MD en 2014 et ceux d'épargne ont évolué de 6,8% pour atteindre 1.128 MD alors que les crédits se sont accrus de 9,2% pour se situer à 3.442 MD pour cette même période. Ainsi, le ratio crédits/dépôts est égal à 99,6% ce qui signifie que l'activité de la banque n'est pas financée par le concours de la Banque centrale, explique M. Néji.
Le produit net bancaire (PNB) a enregistré un accroissement de 6,94%, atteignant 196 MD. Le résultat d'exploitation est en progression de 44,5%, avec 83,1 MD, grâce une hausse des charges maitrisée à +7,2%. Pour sa part, le taux d'actifs classés est de 10,6% et la banque ambitionne de baisser ce taux à 7% en 2018. Le taux de couverture des actifs classés par les provisions est de 75,5% alors que le ratio de solvabilité est de 10%. M. Néji a mis en relief le fait que la banque mise sur des créances saines et qu'il ne lui reste que 33 MD de créances au contentieux, qui sont couvertes par des garanties-hypothèques. Le coût net du risque est deux fois plus faible qu'en 2013 et il ne consomme que 7% du PNB.


Alexandre Maymat a affirmé que le Conseil d'administration «a su tenir ses promesses» et a redressé la situation de l'UIB grâce à la qualité managériale de Kamel Néji, qui a permis d'assainir la situation financière de la banque malgré son lourd passif. Pour lui, ce bilan est un prémisse de la réorientation du business plan de la banque. Il a aussi souligné que la banque a tenu sa promesse de distribuer un dividende aux actionnaires. Les chiffres réalisés sont largement au dessus des prévisions du business plan, a souligné Kamel Néji, affirmant que «ce qui vient est rassurant et encourage à l'optimisme». Il a rappelé qu'il a respecté ses engagements en contribuant à la mise en place d'une banque plus forte, plus solide et plus rentable : «2014 a été une année cruciale et majeure avec un positionnement plus avancé dans le palmarès des banques et des performances financières significatives, avec un résultat net de 57 MD et une rentabilité des fonds propres de 21% (la première banque de la place dans ce domaine)». Pour lui, la transformation de la banque est bien avancée et «l'année 2014 est une bonne année voir exceptionnelle», notant que les réformes en cours ne sont pas étrangères aux résultats réalisés.
«Les avancées sont bien réelles. L'UIB n'a pas à rougir de sa prestation, avec des ratios bien solides qui tirent vers le haut la rentabilité et qui permettront, dans un futur proche, un retour sur investissement des actionnaires», a-t-il affirmé, notant que les performances démontrent la pertinence des réformes entreprises. Il a souligné que l'UIB est en mesure de relever les défis du futur. Il a mis en relief les efforts du personnel et «les partenaires sociaux éminemment responsables».
A cette occasion, Kamel Néji a tenu à rendre un hommage posthume à trois personnes : un de leurs responsables décédé il y a quatre jours, Mourad Makhloufi, ainsi qu'à Mohamed Riahi et Abdellatif Fekih qui nous ont quittés cette année et qui étaient connus pour leur expertise et leur lien avec l'UIB. «Trois hommes sincères, généreux et qui marqueront à jamais l'histoire de la banque», a déclaré M. Néji.


Pour leur part, les commissaires aux comptes ont mis en évidence dans leur rapport général deux faits importants. La banque a fait l'objet d'un contrôle social pour la période du 30 septembre 2009 au 30 septembre 2012 et qui a abouti à un montant de redressement de 2,417 MD. Malgré le fait que la banque ait intenté une action en justice pour contester cette taxation, l'organisme social a procédé à une saisie arrêt sur le compte de l'UIB ouvert auprès de la BCT pour un montant de 2,157 MD. L'affaire suit encore son cours.
Autre fait marquant, celui du détournement de fonds opéré par le chef de caisse de l'agence de Teboulba au cours des exercices allant de 2011 à 2014 pour un montant de 2,57 MD. La banque a déposé une plainte auprès du procureur de la République près du Tribunal de première instance de Tunis, le 22 janvier 2015.
Noureddine Hajji du cabinet AMC Ernest & Young a souligné lors de son intervention que «les mécanismes de contrôle de l'UIB sont parmi les meilleurs de la place».
Prenant la parole lors de l'ouverture de la séance, Mustapha Chouaïeb s'est attardé sur plusieurs points. Il a évoqué les 12 ans pendant lesquels les actionnaires n'ont pas eu droit aux dividendes et le maigre dividende de 500 millimes par action que la banque compte distribuer. Pour lui, quand l'actionnaire investit, il attend soit un dividende soit une plus-value. Il a attiré l'attention sur les quatre filiales déficitaires de la banque et sur le fait que malgré la situation déficitaire de la SICAR, la banque lui paye toujours des commissions. Il s'est interrogé sur les créances vendues à l'IRC et s'il était judicieux de vendre des créances de 7,269 MD à un prix de seulement 1.477 dinars. Il a noté le manque d'information sur les lignes de crédit que propose la banque, dans le rapport et dans les agences. Il a estimé que le nouveau logiciel installé n'a rien rapporté à la banque et il a réclamé la liste des crédits accordés aux administrateurs et les avantages dont ils bénéficient auprès de la banque. Il s'est interrogé aussi sur la garantie faite à Nestlé.
Commentant l'affaire de l'arnaque de Teboulba, M. Chouaïeb a considéré que ce n'est pas un petit coût avec des répercussions de 2,5 MD. Il s'est interrogé dans ce même contexte sur les avancés de l'affaire de l'arnaque de Saâdi. Il s'est interrogé sur le montant de 263.000 dinars de loyer pour les logements de fonction qu'il a jugé exorbitant. Il s'est aussi demandé pourquoi la banque doit payer 28,6 MD d'impôt et pourquoi ne pas faire comme d'autres banques de la place pour payer moins. Enfin, il a précisé que, selon la circulaire de la Banque centrale, il ne pouvait y avoir plus de 4 étrangers dans le Conseil d'administration. Il a réclamé aussi que les petits porteurs élisent eux-mêmes leur représentant.

Kamel Néji a répondu à toutes ces «interrogations légitimes» point par point. Le DG a admis que l'intervention de M. Chouaïb comporte une part de vérité et que sa remarque sur les lignes de crédita est pertinente et qu'il la prendrait en considération, en fournissant les informations nécessaires aux actionnaires et clients de la banque.
Concernant la vente des créances à l'IRC, M. Néji a expliqué qu'avec cette opération, la banque a voulu plier une page dans le cadre du soutien de l'activité et des fondamentaux de la banque. Il a précisé qu'il a trouvé plus de 800 MD de créances douteuses lors de son accession à la banque en 2002 (dont 95% contractés avant la privatisation de la banque), soit plus de la moitié du portefeuille de la banque : le prix de tout ceci a été la privation des actionnaires de dividendes de 2003 à 2014. Il a souligné que chaque opération de recouvrement réussie aura des répercussions positives sur la banque.
Concernant la société d'intermédiation, le DG a admis que la situation est difficile pour ne pas dire catastrophique avec 500.000 dinars de pertes annuelles. «J'avoue que je ne suis pas satisfait du rendu de cette société», a-t-il déclaré.
Pour la SICAR, il a indiqué que la situation économique est difficile et que les dossiers soumis ne sont pas à la hauteur des attentes. En revanche, le DG a assuré qu'il ne tolérerait pas qu'un responsable accorde un crédit non conforme sans les garanties nécessaires de réussite.
Concernant Nestlé, il a précisé que la garantie est totalement assurée par la Société Générale et non pas par l'UIB, ce qui est dans l'intérêt de la Tunisie.

Autre sujet abordé celui de la relation de l'UIB avec la société mère. Kamel Néji a affirmé qu'«il n'y a pas lieu de recevoir des leçons de quiconque», proclamant «je prends l'entière responsabilité devant dieu et devant vous».
Pour l'affaire de Teboulba, il a expliqué que ce montant a été totalement provisionné, que l'enquête est en cours suite à la plainte déposée par ses services et que tout un programme a été mis en place pour remédier à ce genre de tentative. Il a souligné qu'il ne faut pas juger le personnel de la banque sur la base des méfaits d'un seul individu. Concernant l'affaire Saâdi, il a précisé que l'affaire remonte à 2008 et 2009 et que l'individu fait l'objet d'un mandat d'amener. Ces individus seront jugés pour leurs méfaits, a-t-il assuré aux actionnaires.
Concernant le montant de 263.000 dinars, il a précisé que ce chiffre représente l'ensemble des loyers accordés aux chefs d'agences des régions intérieures (une moyenne de 250 dinars par mois par chef d'agence), notant qu'il ne s'agit pas d'une nouvelle décision et que même si on lui demande de la changer, il ne le ferait pas. Pour lui, c'est la moindre des choses de payer le loyer d'une personne qu'on envoie loin de chez lui.
En réponse à la question sur l'impôt, Kamel Néji a indiqué que les autres banques payent moins parce qu'elles investissent leurs bénéfices, chose que la banque fera à partir de l'année prochaine, mais il faut que cela n'ait pas de répercussions négatives sur les actionnaires dans les 5 ans à venir.
«Je continuerai à travailler dans la transparence mais je refuse de faire porter le fardeau de ces investissements aux actionnaires de 2020. En outre, et pour être au service du patriotisme, je suis heureux que la banque fasse son devoir envers la Tunisie, en cette période difficile, en apportant des fonds aux caisses de l'Etat pour relever les défis», a-t-il martelé.

Concernant la composition du conseil, M. Néji a souligné l'attention qu'il porte à faire respecter la loi et les procédures régissant le pays, assurant la légalité de la situation du conseil. Pour le siège des petits porteurs, il a précisé que la banque applique les critères de compétence et d'expérience et que Mokhtar Ben Cheikh Ahmed réunit ces critères exprimant sa satisfaction de son rendu et de son apport. Il a précisé qu'il est prêt à respecter toute nouvelle loi.
Concernant le dividende, il a remercié les actionnaires pour leur attachement au titre de l'UIB, qui vaut actuellement 16,88 dinars soit en hausse de 14,5% depuis le début de 2015, un titre acheté à 10 dinars, ce qui prouve que le titre apporte de la plus-value.
Concernant les 500 millimes, il a souligné que dans le business plan de 2014, l'objectif a été de distribuer 12,5 MD. Or, vu les excellents résultats réalisés et pour récompenser les actionnaires et leur être reconnaissant, la banque a décidé de distribuer 17,5 MD. Pour M. Néji, il faut prendre en considération le présent et le futur de la banque pour qu'elle soit parmi les meilleures : c'est pour cette raison que la banque a distribué 30% et affecté 70% aux réserves.

Alexandre Maymat a déclaré, en tant que représentant de la Société Générale, l'actionnaire majoritaire de l'UIB, que «la banque française a confiance dans le développement économique de la Tunisie et dans la résilience de la société tunisienne», faisant part de la volonté de la Société Générale à contribuer au rayonnement du pays.

Kamel Néji a assuré que 2015 sera meilleur que 2014. D'ailleurs, les résultats du premier trimestre sont assez prometteurs, avec une croissance des produits d'exploitation bancaire qui se sont établis à 78,4 MD, en progression de 7,2% outre la bonne tenue de la marge d'intérêt qui a observé une augmentation de 11,5%. Ainsi, le résultat brut d'exploitation a été de 23,2 MD, en hausse de 6,2% par rapport au premier trimestre 2014. Cette évolution est de + 9% compte non tenu des éléments non récurrents.
L'effet conjugué de l'accroissement de la marge d'intérêt, du maintien de la marge sur commissions et de la hausse des revenus du portefeuille-titres commercial et d'investissement, s'est traduit par une amélioration du PNB qui a atteint 49,1 MD à fin mars 2015 contre 45,3 MD à fin mars 2014, soit une évolution de +8,5%.
Concernant les perspectives de la banque sur les trois prochaines années, l'UIB ambitionne d'atteindre en 2017 un PNB de 268 MD et un résultat net de 66 MD.


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