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Course au populisme : Hechmi Hamdi arrive largement premier !
Publié dans Business News le 28 - 01 - 2016

Hechmi Hamdi a réussi à se démarquer de ses adversaires, non par son génie, mais par son populisme bas de gamme. Pour lui tous les moyens sont bons pour gagner l'attention et la sympathie des masses. Il n'hésite pas, ainsi, à pleurnicher, chanter, surfer sur les sentiments religieux et même capitaliser sur les malheurs des Tunisiens (chômage, pauvreté, …) pour hausser sa cote.


Malgré ses faibles scores aux dernières élections, Hechmi Hamdi est restée sous les feux de la rampe, continuant toujours à faire parler de lui. Doit-il ce « succès » à son programme « ingénieux » comme il le prétend ou plutôt à ses « farfelues » idées et son « populisme éhonté » comme le soutiennent ses adversaires ?

Hechmi Hamdi sort, indéniablement, du lot. Il est, d'abord, le seul, dans le pays, à être à la fois président de parti et patron d'une chaîne télé, Al-Mustakilah. Une chaîne qu'il utilise, matin, midi et soir, pour faire sa propre propagande, mais aussi pour étaler son talent de chanteur, raconter des anecdotes et décrire, de temps en temps, son quotidien d' « humble » millionnaire.
Toutefois, cette libre antenne ne semble pas combler sa « boulimie ». Il ne cesse, en effet, de se plaindre, répétant être « victime d'un blackout de la presse ». Il accuse notamment la Télévision nationale qui, d'après ses dires, « boude son parti, Courant Al Mahaba, et ne l'invite jamais à ses émissions ». Alors, pour dénoncer ce qu'il appelait une « injustice médiatique », il a organisé, la semaine dernière, un sit-in au siège de la chaîne, sans qu'il n'omette de poster sur les réseaux sociaux une vidéo et des photos de l'« événement ».

Hechmi Hamdi a son mot à dire sur la question du chômage. Il demande une prime de 200 dinars pour chaque chômeur (environ 600 mille chômeurs), sans démontrer, de manière scientifique, la faisabilité de son idée. Le gouvernement doit s'y soumettre, sinon il occuperait la place de la Kasbah avec ses partisans, a-t-il menacé. L'argument qu'il avance, c'est qu'il n'admet pas que « les pauvres soient délaissés, en même temps qu'on vienne en aide aux banques déficitaires ».

Hechmi Hamdi se permet de critiquer tout le monde, aussi bien ses rivaux que les journalistes qui l'invitent dans leurs émissions, mais n'apprécie point qu'on le critique. Cela lui fait perdre son calme, comme ce fut le cas, en novembre dernier, quand il était invité chez Samir El Wafi. Visiblement irrité par les propos d'un autre invité (Ridha Mellouli) qui a mis en doute son statut d'ancien opposant de Ben Ali, en indiquant qu'il avait reçu des pots-de-vin de l'ATCE en contrepartie de sa collaboration avec l'ancien régime, Hechmi Hamdi bascule dans une crise d'hystérie. Il se lâche contre l'animateur, puis arrache son micro et quitte, tout furax, le plateau.
Le même scénario se reproduit, à quelques détails près, la semaine dernière, chez Boubaker Akecha, sur Mosaïque Fm. Hechmi Hamdi perd, une fois de plus, son sang-froid. La raison, c'est que le journaliste a qualifié ses arguments de « simplistes ». « T'es un idiot, un ignorant [...] Tu ne connais rien à l'Iran ni à Khomeini et tu oses, quand même, parler de crédulité. T'es un ignorant ! Habib Essid est un ignorant aussi ! Vous ne connaissez rien à ce sujet », a-t-il lancé à l'animateur.

Parlant de l'Iran, Hechmi Hamdi a mené une campagne, « sans merci », contre un accord touristique signé entre la Tunisie et ce pays. Il est même allé jusqu'à réclamer l'organisation d'élections législatives anticipées et la chute du gouvernement parce qu'il a signé cet accord avec l'Iran. Il joue sur les peurs, évoquant la possibilité que cette convention serve à des fins d'espionnage, mais il surfe aussi sur la haine entre sunnites et chiites. « Savez-vous que Khomeini disait que : ‘les autres (ceux qui ne sont pas chiites) ne sont pas nos frères même s'ils sont musulmans et que, de ce fait, il est permis de les atteindre et de salir leur réputation' », a-t-il alerté.

Commentant les dernières manifestations, le chef du Courant Al Mahaba n'appelle pas à la maitrise de soi, ni condamne les actes de vandalisme qui ont été perpétrés. Mais, il en profite pour faire porter le chapeau au gouvernement. « Si ce têtu gouvernement avait appliqué les recommandations du Courant Al-Mahaba, en augmentant l'impôt pour les riches et en payant une prime aux chômeurs, les choses n'auraient pas pris une tournure pareille », a-t-il écrit sur sa page Facebook.

Pour Taher Hmila¸ ancien député de l'ANC et président du parti « Al Iklaâ », Hechmi Hamdi n'agit pas pour son propre compte. Il l'accuse, en effet, de rouler pour les « Whabites » de l'Arabie saoudite qui le financent avec leur argent « sale » pour propager le désordre et l'anarchie dans le pays. L'ancien élu pointe la responsabilité du pouvoir en place parce qu'il a laissé des politiques comme Hamdi semer la discorde sans être inquiétés. « Hechmi Hamdi et les mouvements salafistes qui sont interdits, incitent les gens à la violence et à violer la Constitution. Et ils continuent leurs agissements parce que personne ne les a arrêtés» s'est-il désolé.

Plusieurs politiques faisant dans le populisme bas de gamme, tels que Bahri Jlassi et Yassine Chennoufi, ont tiré la leçon de leur échec aux dernières élections, en se retirant sur la pointe des pieds de la vie politique. Cela n'est pas le cas de Hechmi Hamdi qui continue à s'accrocher, malgré le fait que le peuple lui a signifié lors des législatives et de la présidentielle de 2014 qu'il ne voulait pas de lui.


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