Le co-fondateur et dirigeant du CPR, Abdelwaheb Maâtar, est revenu à la charge, dans une interview accordée à l'émission Politika sur Jawhara Fm ce mardi 16 février 2016, pour dénoncer le hold-up opéré par le clan Marzouki sur le CPR, pour le fusionner avec Al Irada. M. Maâtar estime que ces personnes (NDLR : le clan Marzouki), veulent assassiner le CPR avant de le quitter pour un autre parti en emportant la boite noire, car «Al Irada ne peut avancer qu'en assassinant le CPR», argumente-t-il. Et d'ajouter : «Ce qui les a poussé à commettre des idioties, d'où ma conviction qu'ils ne vont pas réussir cet assassinat!»
Cette hâte les a poussés au non respect du règlement intérieur et du statut du parti déposé auprès du ministère de l'Intérieur en février 2011, et qui stipule dans son article 15 que la dissolution du parti ne peut être effective qu'à travers la tenue d'un congrès national où les ¾ des participants seraient d'accord sur sa dissolution, poursuit-il. Or le clan Marzouki a fait un Conseil national avec la participation de 9 personnes sur un total de 145 membres, ils ont pris seuls la décision de dissoudre le parti et de l'intégrer à Al Irada, note-t-il.
Pour Abdelwaheb Maâtar, la réunion tenue le 13 février n'est en aucun cas le Conseil national du CPR, étant donné que les personnes, qui y ont participé, font partie d'une autre entité politique, Al Irada. Autre point évoqué, il estime que le clan Marzouki a induit en erreur les militants du CPR en leur présentant la chose comme étant de rejoindre Al Irarda, un front rassemblant partis, personnalités et associations, et non pas un petit parti de pacotille.
On rappelle que plus tôt dans la journée, le dirigeant CPR, Samir Ben Amor, avait qualifié la fusion du CPR dans le nouveau parti de Moncef Marzouki de «mascarade», la décision de fusion émanant de structures autres que celle du CPR.