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Le renoncement à Khalil Ghariani ou la nouvelle déculottée du gouvernement
Publié dans Business News le 02 - 03 - 2017

La nouvelle a fait l'effet d'une bombe : Khalil Ghariani, membre du Bureau exécutif de l'UTICA, a renoncé au poste de ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance en remplacement de Abid Briki démissionnaire-limogé, ancien membre du Bureau exécutif de l'UGTT. C'est la première fois dans l'histoire des institutions qu'un ministre désigné décline publiquement cette désignation. Cela est d'autant plus curieux que Khalil Ghariani semble l'avoir accepté au départ et que le silence de la centrale patronale valait consentement.

Qu'est-ce qui a provoqué un tel rétropédalage ? Khalil Ghariani s'en est largement expliqué à l'issue de la rencontre qu'il a eue avec le chef du gouvernement, ce jeudi matin 2 mars 2017. Ainsi, c'est après une mûre réflexion et compte tenu des tensions survenues ces dernières 48 heures au niveau politique et social, d'une part, et de la nécessité de préserver les équilibres sociopolitiques d'autre part, que Khalil Ghariani a préféré renoncer à cette mission. Cette sortie ne manque pas de panache, ni de sens de la responsabilité.
Cependant, on ne peut s'empêcher d'être dubitatif devant un tel sacrifice de la part du nouveau ex-ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance. Trop de zones d'ombre planent sur les véritables raisons de ce renoncement et plus encore de la bienveillance exprimée par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, à l'égard de la décision de Khalil Ghariani.
On a l'impression que Youssef Chahed n'attendait que cela. A telle enseigne qu'on est légitimement en droit de supposer que les raisons ayant poussé Khalil Ghariani au renoncement ne sont pas de son seul fait mais lui auraient été soufflées, pour ne pas dire dictées, par le chef du gouvernement. Pire encore, il n'est nullement insolite de penser que ces mêmes raisons auraient été inspirées par le président de la République, Béji Caïd Essebsi, après son entrevue, mardi 28 février 2017, avec le nouveau secrétaire général de l'UGTT, Noureddine Taboubi ; entrevue au cours de laquelle aurait été scellé le sort de Khalil Ghariani, afin de mettre fin au bras de fer engagé entre le gouvernement et l'UGTT concernant le limogeage de Néji Jalloul, ministre de l'Education nationale, réclamé à cor et à cri et la menace d'une suspension ouverte des cours par le syndicat des enseignants des collèges et lycées.

Si tel aurait été le scénario, il ne fournirait qu'une désillusion supplémentaire sur les capacités de Youssef Chahed d'avoir l'étoffe d'un chef de gouvernement qui décide en vertu des seules prérogatives que lui confère la Constitution comme il l'affirmait solennellement et sans ambages au cours de sa récente interview à la chaîne de télévision privée El Hiwar Ettounsi. Au cours de cette émission, Youssef Chahed n'a d'ailleurs pas soutenu clairement et nettement son ministre de l'Education. Il s'est suffi d'affirmer qu'une évaluation permanente est opérée pour chaque ministre, et que, pour l'heure, Néji Jalloul s'acquitte convenablement de sa mission. Une manière comme une autre de botter en touche.
Si tel est le cas, cela s'apparenterait à une nouvelle victoire à la Pyrrhus du chef du gouvernement après bien d'autres : le rétropédalage dans le dossier de l'hôpital de Sfax, l'acceptation des augmentations de salaires dans la fonction publique, la reculade concernant la fermeture de la SIAPE, les précautions discursives au sujet de l'avenir des banques à participation publique,…illustrent de plus en plus l'ascendant de la centrale syndicale des salariés sur les décisions du gouvernement. « Il n'y a qu'à donner les rênes du pouvoir à l'UGTT et le problème est résolu. Arrêtons cette mascarade », a commenté un responsable de l'UTICA.

Qu'attend de faire Youssef Chahed après tant de déculottées ? Attendre que l'UGTT lui désigne un successeur à la place de Abid Briki qui a eu l'outrecuidance de menacer le chef du gouvernement, d'une démission… par SMS ? On se le demande ou plutôt, on le subodore malheureusement. « Où est passé le gouvernement ? », a-t-on titré une ancienne chronique. Et bien le gouvernement est là. Mais pourquoi faire, si toutes les décisions sont prises ailleurs ?


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