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Gouvernement de compétences : la mission kamikaze de Habib Jamli
Publié dans Business News le 23 - 12 - 2019

Toute la scène nationale vit depuis cinq semaines au rythme des tractations autour de la formation du prochain gouvernement. Concertations, tergiversations, accords de principe et désistements, tels furent les maîtres-mots du processus de la formation du gouvernement Jamli. Au final, tout le processus entamé avait échoué.

Un gouvernement de compétences nationales. Voilà la décision « surprise » annoncée ce soir du lundi 23 décembre 2019, par le candidat à la Primature Habib Jamli. « Tous les partis politiques seront exclus de la formation gouvernementale. Les seuls critères qui seront retenus pour la désignation des ministres seront la compétence, l'intégrité et l'indépendance ». Ainsi, fût l'annonce phare de Habib Jamli lors d'une conférence de presse.

Avec un air sérieux et déterminé, Habib Jamli a décidé de prendre les choses en main après qu'il ait été lâché à la dernière minute par les partis supposés composer le gouvernement de coalition parlementaire. En effet, après des tractations trébuchantes, les partis Ennahdha, Attayar, Echaâb et Tahya Tounes ont annoncé leur accord de principe pour la participation au gouvernement. Une grande partie de leurs revendications satisfaites, ils devaient uniquement consulter leurs structures et prendre la décision définitive. La composition du futur gouvernement devait avoir lieu au plus tard demain. Mais, coups de théâtre. Respectivement Attayar, Echaâb puis Tahya Tounes annoncent chacun sa décision de ne pas prendre part au gouvernement et tout le processus a pris fin d'un coup.

Une situation qui a suscité la colère et le désarroi de certains dirigeants du mouvement Ennahdha, qui n'ont pas manqué de pointer du doigt les partis Attayar et Echaâb, en leur faisant porter la responsabilité de cet échec et de la perte du temps encourue dans la formation du gouvernement, alors que la situation politique, économique et sociale ne supporte plus ce genre de tergiversations et d'hésitations. Certains vont même jusqu'à les accuser d'avoir trahi la confiance qui leur a été accordée, comme ce fût le cas pour Noureddine Bhiri, chef du bloc parlementaire d'Ennahdha.
Pour les partis qui se sont rétractés au dernier moment, l'offre politique de Habib Jamli ne répondrait pas aux attentes et aux revendications des Tunisiens. Bien que les départements de la Justice et de la Réforme administrative aient été attribués au mouvement Attayar, et que la police judiciaire soit annexée au ministère de la Justice, outre les points revendiqués par le mouvement Echaâb et ajoutés au programme du gouvernement, ces partis ont refusé de participer.

La composante Qalb Tounes qui a préféré rester en retrait durant ces tractations a fait part de sa disposition à soutenir un gouvernement de compétences sans quotas partisans. Le parti de Nabil Karoui n'a cessé de rappeler l'urgence de former un gouvernement, considérant que le service public ne peut plus supporter la gestion des affaires courantes actuelle.

Face à ce blocage, le président de la République est intervenu dans une tentative de rapprocher les points de vue. Il a donc convoqué dans l'urgence, aujourd'hui, les chefs des partis concernés par le gouvernement de coalition parlementaire. Rappelant son rôle de président fédérateur, il les a mis face à leur responsabilité vis-à-vis des électeurs qui leur ont accordés leur confiance. Kaïs Saïed a mis l'accent, durant la réunion, sur l'importance de mettre en place un programme socioéconomique qui répond aux attentes des Tunisiens, exprimées lors des dernières élections, indépendamment des débats stériles autour des postes et de la répartition des départements. Il n'a pas manqué de les inviter à participer au gouvernement et à assumer leurs responsabilités, estimant qu'il est important que le prochain gouvernement puisse traduire la volonté du peuple.

Le candidat du mouvement Ennahdha à la Primature, Habib Jamli n'avait pas réellement d'autre alternative, à part se retirer et abandonner la mission qui lui a été confiée. Mais ça n'a pas été son choix. Aujourd'hui, il aura à composer un gouvernement de compétences nationales qu'il soumettra au Parlement. Il pourra obtenir, de justesse, la confiance des députés et assumera par conséquent la responsabilité de ses choix, sinon il faudra passer au gouvernement du président, conformément aux dispositions de la Constitution.
Un scénario qui pourra, éventuellement, nous exposer à des élections législatives anticipées où une grande partie des députés actuels risquent de perdre leurs strapontins, surtout, si entre temps, nous assistons à la création du parti du président. Une éventualité qui devient de plus en plus réaliste, si on se tient à l'évolution actuelle des évènements.
L'issue reste cependant, incertaine, au vu des multiples développements qui s'accélèrent sur la scène politique nationale.


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