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Festivals d'été: Particularité contre Spécificité
Publié dans Info Tunisie le 22 - 07 - 2008

Depuis la mi-juillet, les principales régions, villes et localités du pays connaîssent une animation tous azimuts grâce aux innombrables et divers festivals d'été dont le nombre, qui ne cesse d'augmenter, s'élève aujourd'hui à plus de 200. Rappelons qu'il existe en tout plus de 300 festivals durant toute une année.
D'envergure internationale, nationale, régionale, ou locale, ces festivals allient culture et divertissement en proposant tous les genres artistiques : musique, danse, théâtre, cinéma, poésie, etc, ce parti-pris très éclectique gomme à la longue la spécificité de chacune des innombrables manifestations d'été qui, de ce fait, se suivent et se ressemblent. de plus en plus. Or, à l'ère de la mondialisation ne faudrait-il pas renouer avec cette particularité, sorte de label ou de marque que devrait afficher chacun de nos festivals notamment ceux d'envergure internationale ? La question invite réflexion et partant un arrêt sur image.
Au commencement était le festival international de Carthage, le plus ancien et le plus prestigieux d'entre tous. Né en 1963, il proposait, dans l'espace historique des thermes d'Antonin, essentiellement du Jazz outre du théâtre classique. Crée par des mélomanes, il drainait également un public d'élite fort avisé.
Deux ans plus tard, le succès aidant, ce festival se déroula désormais au théâtre Romain de Carthage, réaménagé et aggrandi pour la circonstance.
Dès lors, l'épopée des festivals d'été se poursuivit avec la naissance successive de manifestations similaires dans d'autres régions et villes importantes du pays.
La soif de culture et de spectacles artistique, l'engouement du public, la volonté politique d'animation et de diffusion culturelle, tous ces éléments ont dû certainement contribuer à la multiplication des festivals : « Hammamet, « Monastir », « Douga », « Sousse », « Sfax », « Bizerte », « El Jem », Tabarka » et tant d'autres.
Mais, ce qui particularisait essentiellement ces festivals n'était autre que la spécificité respective de chacun d'entre eux.
Plus clairement et à titre d'exemple : « Hammamet » et « Dougga » affichaient une vocation théâtrale classique, « Monastir », une tendance théâtrale maghrébine, « Tabarka », dont le célèbre logan : « je ne veux pas bronzer idiot » fit sa renommée dans les années 70, se distingua par un programme de spectacles (d'Europe et d'Amérique) artistiquement très engagés.
Il est vrai qu'on était alors en pleine époque post soixante-huitarde ; mai 1968 était passé par là.
Hélas ! au fil des ans la marque particulière de chaque festival s'estompa… nos festivals d'été, ratissant de plus en plus large afin de cibler tous les publics, finirent par se ressembler quasiment tous comme deux gouttes d'eau. Par conséquent, leurs programmes en ont pâti.
Ils sont devenus éclectiques, voire calqués sur les grilles des innombrables chaînes satellitaires. Chacun de nos festivals offrant invariablement à son public à la fois de la chanson de variétés, de la danse, du cinéma, du théâtre de divertissement entre « one man show », et comédies, etc.
La différence s'est perdue : « Carthage » jadis consacré au jazz et au théâtre classique offre désormais au public des spectacles, tous genres sans compter les vedettes du show – Bizz satellitaire façon « Rotana », « Dougga », de son côté, ne programme quasiment plus le théâtre classique qui faisait sa particularité, « Monastir », jadis, « scène spécifique » du théâtre maghrébin, propose un programme des plus éclectiques.
Et nous en passons, « Hammamet » qui a certes renoué, lors des dernières sessions avec le théâtre et le ballet, n'ose pas rompre radicalement avec les stars rotaniennes, Ainsi en s'ouvrant à l'éclectisme tous azimuts, en optant pour « la confusion des genres », nos festivals ne constituent plus cet espace de création inédite de grande qualité et de découverte de nouveaux artistes et talents internationaux.
D'où l'uniformité rampante à l'échelle de nos manifestations estivales qu'elles soient internationales, nationales, voire régionales ou locales.
Caractéristique par excellence de la mondialisation, l'uniformité si monocorde et si monotone, banalise et gomme toute singularité artistique et culturelle pour consacrer encore davantage les cultures dominantes.
Ainsi, pour rompe avec cette tendance et assurer une vraie diversité artistique et culturelle n'est –il pas temps de renouer avec cette différence qui constituait l'identité de chaque festival d'été ?
Conscients de l'importance de l'enjeu, les responsables des festivals marquent la tendance en recherchant une identité à leur manifestation et les exemples existent et se multiplient quelque peu.
Aussi, pour recréer la pétillante atmosphère festivalière des années 70, a –t-on crée à Tabarka deux festivals internationaux spécifiques « Tabarka Jazz festivals » et « world music festival », le festival international de Hammamet de son côté a pris une sérieuse option pour le théâtre sous toutes ses formes : du classique au simple one man show.
Le festival international d'El Jem fête depuis quelques années la musique symphonique essentiellement.
Bref, la tendance de la quête d'identité et d'altérité existe. Mais ira-t-elle en s'accentuant, avec le temps, dans un mouvement de résistance, sorte d'alternative à la conformité secrétée par la mondialisation ? Espérons que oui.


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