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Mme Leila Ben Ali signe l'éditorial du 5e numéro de la revue «La voix de la Femme arabe, depuis la Tunisie»
Publié dans Info Tunisie le 15 - 07 - 2010

Mme Leila Ben Ali, épouse du Président de la République, et présidente de l'Organisation de la Femme Arabe (OFA) a souligné que la consécration de l'égalité des chances entre l'homme et la femme en matière d'accès à l'enseignement est un droit que les pays arabes ont le devoir de garantir sans discrimination.
signant l'éditorial du 5ème numéro de la revue "la voix de la femme arabe, depuis la Tunisie" (voice of arab women from Tunisia) Mme Leila Ben Ali ajoute que l'éducation et l'enseignement sont la pierre angulaire de tout processus de développement humain durable et que la réussite de ce processus est tributaire de la garantie de chances égales pour la femme et l'homme en matière d'accès au savoir et aux connaissances.
Dans cet éditorial, intitulé "l'enseignement de la femme, pierre angulaire de tout développement humain durable, la présidente de l'OFA souligne que l'analphabétisme de la femme arabe l'empêche de participer activement à l'oeuvre de développement économique et social de sa société, insistant sur la nécessité d'accorder toute l'attention requise à l'enseignement de la femme dans le monde arabe, afin de lui permettre d'exercer ses droits, d'assumer pleinement ses responsabilités, de stimuler en elle l'esprit de créativité et de favoriser son intégration dans le circuit économique et social.
Mme Leila Ben Ali ajoute que tous les pays qui aspirent au progrès, à la prospérité et à l'invulnérabilité ont misé sur l'éducation et l'enseignement pour atteindre leurs objectifs, soulignant que les pays arabes, à l'instar de tous les pays en développement, n'ont d'autre choix qu'emprunter la même voie pour combler le fossé qui les sépare des pays avancés.
Elle rappelle, dans ce contexte, que la généralisation de l'enseignement obligatoire, qui a été l'une des revendications des mouvements de la réforme dans l'ensemble des pays arabes, avant l'indépendance, est devenue, par la suite, l'une des priorités nationales et un objectif essentiel du développement.
La présidente de l'OFA fait remarquer que la réussite et la durabilité des plans de développement et la consolidation de l'aptitude des sociétés arabes à faire face aux défis actuels et futurs nécessitent des ressources humaines capables de maîtriser le savoir et les connaissances, ajoutant que l'enseignement de la femme est une condition incontournable pour lui permettre d'assumer pleinement ses responsabilités familiales et sociales, avec compétence et aptitude.
"Partant de la conviction que les droits de la femme sont partie intégrante des droits de l'homme, nous sommes persuadés que le droit de la femme d'accéder au savoir et aux connaissances et de se soustraire à l'ignorance et à l'analphabétisme est un droit aussi important que tous les autres", écrit Mme Leila Ben Ali, relevant que la discrimination sur la base du genre social et l'absence de justice et d'égalité en matière d'accès à l'enseignement et à la formation sont antinomiques avec les exigences du développement et constituent une atteinte aux droits de l'homme.
"Il ne peut y avoir de développement sans que la femme y participe, aux côtés de l'homme, en tant que partenaire à part entière, ajoute l'épouse du président de la république, soulignant que l'enseignement de la femme est le meilleur moyen de garantir sa liberté au plan social et son intégration dans la société".
Les pays arabes ne peuvent gagner les enjeux de la modernité et se soustraire au sous-développement sans la maîtrise du savoir et des connaissances et sans se fixer comme objectif primordial d'inculquer aux jeunes, filles et garçons, le sens de l'excellence et de la performance, écrit Mme Leila Ben Ali, relevant que le système éducatif joue un rôle essentiel dans la formation de la personnalité de l'individu et dans l'édification d'une société égalitaire dépourvue de toutes formes de discrimination à l'égard de la femme.
Mme Leila Ben Ali fait remarquer que la mission fondamentale de l'école est de libérer les esprits et de diffuser la pensée éclairée sans porter atteinte aux spécificités nationales.
La présidente de l'OFA relève que l'évolution enregistrée dans le domaine de l'enseignement des jeunes filles dans le monde arabe est l'un des principaux acquis accomplis durant les décennies écoulées. Il est le résultat des efforts déployés par les pays arabes dans ce domaine, a-t-elle précisé, soulignant que les statistiques nous enseignent, toutefois, que 70 millions d'arabes vivent dans l'analphabétisme, que la majorité d'entre eux sont des femmes et que cette moyenne est l'une des plus élevées dans le monde, voire même dans les pays en développement.
Les statistiques montrent, également, que 7 millions d'enfants arabes, dont 5 millions de jeunes filles, ne fréquentent pas l'école et sont donc exclus du système éducatif, ajoute Mme Leila Ben Ali, soulignant que ces chiffres attestent qu'un effort supplémentaire doit être déployé et que le monde arabe, en dépit des acquis déjà accomplis, est encore incapable d'assurer à ses générations futures, et en particulier aux jeunes filles, un seuil minimum en matière d'enseignement.
Elle fait remarquer que le taux d'analphabétisme chez les femmes est le double de celui des hommes, ce qui implique une refonte des programmes d'alphabétisation et de leurs mécanismes en vue de leur conférer davantage d'efficacité et d'efficience. Un effort supplémentaire doit être, également, déployé dans le domaine des études et des recherche sur le genre social dans le domaine de l'enseignement car les disparités constatées sont aussi un indicateur de la persistance d'un déséquilibre social.
La présidente de l'OFA souligne, dans le même contexte, qu'une attention particulière doit être accordée à la femme rurale qui souffre encore d'un taux élevé d'analphabétisme, en raison de plusieurs facteurs, dont notamment le poids de certaines traditions et l'insuffisance des services éducatifs dans les villages et les zones rurales.
Cette situation, précise Mme Leila Ben Ali, ne doit pas, toutefois, occulter le fait que le nombre de jeunes filles ayant accès à l'enseignement primaire et secondaire, dans le monde arabe, a plus que doublé durant les dernières décennies. Plusieurs pays arabes enregistrent une parité d'accès à l'école entre filles et garçons, voire même des taux plus élevés pour les jeunes filles.
Les statistiques montrent une augmentation importante du nombre des jeunes filles dans l'enseignement supérieur, ajoute l'épouse du président de la république, soulignant que les pays ont dépassé le stade de la consécration du droit de la femme à l'enseignement et que leur objectif est désormais d'améliorer la qualité de cet enseignement
La finalité est de répondre aux nouveaux besoins éducatifs de la femme arabe, de lui permettre de s'adapter aux nouveautés technologiques et scientifiques et d'investir de nouveaux domaines tels que les études techniques et scientifiques, les spécialités industrielles et de formation professionnelle afin que la femme arabe puisse s'intégrer plus facilement dans le marché du travail et que les sociétés arabes acceptent les nouveaux rôles non traditionnels de la femme.
La réalisation de l'ensemble de ces objectifs, ajoute Mme Leila Ben Ali, nécessite impérativement l'amélioration de l'image de la femme dans les programmes et manuels scolaires et l'éradication des stéréotypes véhiculés au sujet du rôle de la femme afin de mettre un terme à toutes formes de discrimination à l'égard de la femme et pour que l'enseignement ne soit plus un facteur de discrimination.
"Cette réflexion, écrit l'épouse du chef de l'Etat, puise sa source dans l'expérience de la Tunisie où le secteur de l'éducation bénéficie d'une attention particulière, partant de la conviction de la direction politique du pays, depuis l'indépendance, en l'importance du rôle de l'éducation dans la formation des jeunes générations et l'édification d'une société moderne et évoluée. Ce choix procède aussi de la foi en l'importance des ressources humaines qui sont la principale richesse de la Tunisie".
La présidente de l'OFA souligne que l'enseignement a été le meilleur outil pour former les nouvelles générations et bâtir la Tunisie moderne, rappelant que durant les deux dernières décennies, les indicateurs du système éducatif ont enregistré un bond qualitatif, les rapprochant des standards internationaux.
L'école tunisienne, a-t-elle ajouté, ne s'est pas limitée à inculquer les connaissances mais elle devenue un espace éducatif qui consacre le sens de la citoyenneté et les nobles valeurs morales, sociales et civiques.
Le taux de scolarisation en Tunisie pour les enfants âgés de 6 ans a atteint 99%, précise Mme Leila Ben Ali, indiquant que cette performance est le fruit de la consécration de l'égalité entre les deux sexes en matière d'accès à l'enseignement. Elle ajoute que le nombre de jeunes filles est même supérieur à celui des garçons, ce qui contribue, de manière notable, à la réduction du taux d'analphabétisme, notamment chez la femme rurale.
Elle fait observer que l'évaluation de l'expérience de la Tunisie montre aussi que l'enseignement est la meilleure voie pour réaliser le développement politique, économique, social et culturel des sociétés.
"Les rapports sur le développement humain publiés par les instances arabes et internationales font ressortir clairement la nécessité de redoubler d'efforts en vue d'améliorer les conditions de la femme dans le domaine de l'enseignement et de promouvoir son statut dans tous les autres domaines", écrit l'épouse du chef de l'Etat
Elle ajoute que l'organisation de la femme arabe considère que parmi les objectifs stratégiques et civilisationnels qui doivent être au premier rang de ses programmes et activités, actuels et futurs, figurent la maîtrise du savoir et des connaissances et leur mise à contribution dans le processus du développement global et durable, dans les pays arabes.
L'OFA, ajoute Mme Leila Ben Ali considère qu'elle a, également, un rôle d'avant-garde à jouer dans la lutte contre le phénomène de l'analphabétisme de la femme et dans le soutien des efforts déployés par les pays de région dans ce domaine.
Elle précise que l'OFA apportera l'appui nécessaire à la mise en oeuvre des programmes et plans d'action arrêtés par l'organisation arabe pour l'éducation, la culture et les sciences (ALECSO) en vue de consacrer le droit de la femme à l'éducation et de la soustraire à l'analphabétisme, partant de la conviction qu'il s'agit là du meilleur moyen pour développer les ressources humaines dans le monde arabe.
En conclusion de cet éditorial, Mme Leila Ben Ali souligne que L'OFA s'est assignée comme mission principale de contribuer à ce que l'enseignement soit consacré comme un levier majeur pour la promotion des rôles de la femme arabe et pour son intégration dans le processus de développement et de progrès de sa société.


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