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La sécheresse sévit dans l'est
Afrique - Agriculture
Publié dans La Presse de Tunisie le 02 - 02 - 2016

«L'Ethiopie affronte aujourd'hui l'un des pires phénomènes de l'histoire, El Niño, dû notamment à l'impact du changement climatique». C'est ce qu'a affirmé le S.G. des Nations unies, Ban Ki-moon
Quatorze millions de personnes pourraient manquer de nourriture en 2016 en Afrique australe, suite à la grave sécheresse qui affecte les récoltes de la région depuis plusieurs mois, selon un communiqué de l'ONU publié hier, lundi 1er février. Le phénomène climatique El Niño est le grand responsable de ce drame en cours. La Corne de l'Afrique, et notamment l'Ethiopie, mais aussi le sud du continent et Madagascar sont touchés.
«Le pays souffrait déjà d'une sécheresse avant El Niño, mais ce phénomène climatique a aggravé le problème», explique Challiss McDonough, porte-parole du Programme alimentaire mondial à Nairobi (Kenya).
Signe de l'ampleur de la catastrophe, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a exprimé son inquiétude : «L'Ethiopie affronte aujourd'hui l'un des pires phénomènes de l'histoire, El Niño, dû notamment à l'impact du changement climatique. La population de ce beau pays fait face à la pire sécheresse depuis trente ans. Le degré d'urgence de cette situation est trop élevé pour un Etat seul. L'impact d'El Niño est imprévisible. Mais les experts disent qu'il pourrait nuire à la sécurité alimentaire ces deux prochaines années. Le gouvernement éthiopien, pour résoudre cette crise, a déjà largement contribué en allouant jusqu'ici 381 millions de dollars. Un soutien immédiat permettrait également de soutenir le développement impressionnant que l'Ethiopie a mis sur pied ces dernières années et décennies».
L'Ethiopie cherche à accélérer l'acheminement de l'aide alimentaire depuis le Somaliland et Djibouti. Le Programme alimentaire mondial a ouvert une base à Djibouti, en janvier, pour faciliter la distribution d'aide dans toute la région. Mais Chaliss McDonough tempère et garde espoir : «Il ne s'agit pas d'un problème insurmontable. Pour ce qui est des infrastructures notamment. On ne peut pas comparer l'Ethiopie au Soudan du Sud où beaucoup de gens ont faim du fait du conflit. En Ethiopie, si on obtient les ressources pour venir en aide aux populations affectées, la sécheresse ne débouchera pas forcément sur une catastrophe. Il nous suffit de leur permettre de tenir bon jusqu'à la prochaine récolte. Le gouvernement éthiopien consacre des ressources très importantes à la crise mais il a besoin du soutien de la communauté internationale pour faire face à une catastrophe d'une telle ampleur ; alors qu'à l'heure actuelle, au PAM, nous n'avons que le quart des fonds qu'il nous faudrait pour les six premiers mois de 2016».
Par ailleurs, tous les pays ne sont pas affectés, du moins pas de la même manière, poursuit la responsable humanitaire. Le contraste peut même être saisissant à l'intérieur d'un même pays, comme l'Ethiopie, encore une fois.
A Madagascar, des millions de personnes affectées
Ce phénomène à la fois extrême et contrasté se retouve par exemple à Madagascar. Alors que le nord de l'île est en alerte rouge en raison des fortes pluies, avec des risques d'inondations et de glissements de terrain (on dénombre actuellement six morts et 31.000 sinistrés), l'absence de pluie dans le sud de la Grande Ile est inquiétante. En raison de la sécheresse, un million de personnes dans le Sud subiraient le «kere», littéralement «la faim» en malgache, une situation d'insécurité alimentaire. Parmi elles, 390.000 personnes seraient en insécurité alimentaire sévère.
S'il ne pleut pas dans les prochains jours, la sécheresse dans le sud de Madagascar risque d'être pire que l'année dernière. A Betioky, dans le sud-ouest, à part quelques pluies il y a un mois et demi, il n'a pas plu depuis le mois de mars. Une situation critique récurrente. Le sud de la Grande Ile entre dans sa quatrième année de sécheresse et 80 % de la population vit en insécurité alimentaire.
«Au Sud, 80% de la population vit de l'agriculture, et le type d'agriculture réalisé, c'est de l'agriculture pluviale et la pluie est vraiment mal répartie sur le plan spatial et temporel et en termes de quantité», explique Fatimata Sow Sidibe, représentante du Programme alimentaire mondial à Madagascar.
Plusieurs solutions sont apportées par les ONG sur le terrain : construction et réhabilitation des réservoirs d'eau ou encore plantation de semences plus résistantes à la sécheresse. Des solutions encore insuffisantes. Dans les sept régions les plus affectées, un million de personnes seraient victimes de cette insécurité alimentaire parfois sévère.
Selon Benoît Benquet, directeur d'Action contre la Faim, joint par téléphone, les populations commencent à vendre leurs biens pour s'acheter de la nourriture et les femmes nourrissent leurs enfants avec des fruits sauvages et des feuilles de manioc dont les stocks s'épuisent sur les marchés.


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