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Emprunt obligataire | Moez Hadidane : «Un mécanisme d'épargne sans risque, mais...»
Publié dans La Presse de Tunisie le 22 - 05 - 2023

L'ouverture des souscriptions pour la 2e tranche de l'emprunt obligataire national constitue « un mécanisme d'épargne sans risque pour l'instant », affirme l'expert des marchés financiers, Moez Hadidane.
Dans une interview accordée à l'agence TAP, il estime, également, que la signature de l'accord de prêt syndiqué entre le ministère des Finances et 12 banques locales est « une simple opération blanche de financement » d'un montant supérieur à 400 millions de dinars.
Le gouvernement Tunisien œuvre à augmenter le montant du prêt bancaire en devises, au cours de l'année 2023, pour atteindre 528 MD, alors que la version de 2022 a mobilisé réalisé un montant de 340 MD.
Rappelons que l'emprunt bancaire subordonné en 2021 a réalisé environ 1,2 milliard de dinars. Le gouvernement se penche actuellement sur le remboursement des tranches de l'emprunt dont les délais sont atteints selon la carte de remboursement pour l'année 2023.
Hadidane met l'accent sur la portée des chiffres liés au taux de réponse pour la souscription à la deuxième tranche de l'emprunt obligataire national pour l'année 2023 qui a atteint près de 120%, outre l'utilisation de ces fonds et leur impact sur le financement de l'économie et des entreprises.
L'emprunt obligataire national ne constitue pas un nouvel outil de financement du budget de l'Etat, mais il s'est imposé au cours de ces dernières années, d'autant plus que la marge de manœuvre de la Tunisie reste limitée sur le marché financier international et aux niveaux bilatéral et multilatéral.
Les quatre tranches qui ont été souscrites pour l'année dernière ont mobilisé près de 2,9 milliards de dinars, tandis que l'emprunt obligataire pour l'année 2023 (deux premières tranches) a permis de mobiliser 1,5 milliard de dinars, alors que le gouvernement envisage de mobiliser 2,8 milliards de dinars.
Le gouvernement a signé, en 2020, une convention d'un prêt syndiqué en devises avec 17 banques locales pour la mobilisation de 455 millions d'euros, soit 1.417,17 millions de dinars, pour mobiliser des fonds dans le budget de l'Etat au titre de 2020.
Comment évaluez-vous les résultats des souscriptions à la deuxième tranche de l'emprunt obligataire national ?
La Tunisie a réussi à mobiliser un montant de 844 millions de dinars (MD), au titre de la deuxième tranche de l'emprunt obligataire national pour l'exercice 2023, alors que la première tranche a atteint plus de 700MD.
Le gouvernement a recouru à ce mécanisme pour la troisième année consécutive, en raison de la difficulté d'émettre des bons du Trésor assimilables (BTA) destinés aux banques.
La Tunisie, qui a émis depuis l'année 2014 des emprunts obligataires, vise à mobiliser, au cours de l'année 2023, 2,8 milliards de dinars. Près de 15,9 milliard de dinars ont été mobilisés jusqu'à présent.
Ce mécanisme, c'est-à-dire l'emprunt obligataire, cible une catégorie plus large d'opérateurs (banques, citoyen, marché financier, intermédiaires), ce qui a permis à l'Etat de surmonter les difficultés liées à l'émission des BTA.
Les montants souscrits, lors de la période du 8 mai au 17 mai 2023, proviennent des banques (185 MD) et des intermédiaires en Bourse (600 MD). Ces chiffres montrent que le taux de souscription des banques est d'environ 22%. Ce taux prouve que cet emprunt obligataire ne présente pas un grand danger pour l'économie.
On peut dire donc que c'est une opération de financement normale, basée sur l'épargne des souscripteurs dans trois catégories et qui vise à alléger les pressions financières imposée à l'Etat pour mobiliser des fonds nécessaires au budget.
Pourquoi le ministère des Finances s'est-il contenté d'un prêt syndiqué de 400 millions de dinars, alors que ses besoins en financement sont beaucoup plus importants ?
Le prêt syndiqué contracté par les banques est un outil de financement auquel l'Etat a eu recours pour la septième fois depuis 2017. Le ministère des Finances a proposé aux banques de souscrire en devises ; à savoir l'euro ou le dollar, à taux fixe ou variable. Selon les données que j'ai obtenues, le taux appliqué sur l'euro est soit un taux fixe de 5 %, soit un taux d'intérêt variable basé sur le calcul de l'Euribor majoré de 1,75 point. Le crédit bancaire syndiqué ne peut en aucun cas affecter les réserves en devises, qui s'élèvent à 94 jours.
Il faut quand même rappeler que la Tunisie a emprunté, au cours du mois de mars 2020, 140 millions d'euros et 15 millions de dollars auprès de 17 banques qui ont été déjà remboursés.
Au cours du mois de juin 2020, l'Etat avait emprunté 257 millions d'euros et 130 millions de dollars qui devront être remboursés en 2022, 2023 et 2024.
Pour la deuxième échéance, prévue pour juin 2023, le gouvernement versera aux banques 86 millions d'euros et 43,3 millions de dollars.
Cette opération effectuée par le ministère des Finances n'est qu'un emprunt destiné à rembourser une ancienne dette sous la forme d'un prêt syndiqué. Et c'est pour cette raison que je considère le nouveau prêt contracté récemment entre le ministère des Finances et un nombre de banques locales comme étant juste une opération blanche pour rembourser la deuxième tranche du prêt syndiqué pour l'exercice 2022.
S'agissant de l'éventuelle augmentation du montant du prêt, l'Etat ne peut pas emprunter un montant plus élevé, d'autant plus que les banques tunisiennes ne détiennent pas des montants en devises plus importants.
Quelle approche la Tunisie doit-elle adopter pour surmonter le blocage au niveau de l'accord avec le FMI ?
Je tiens à souligner que le recours à l'emprunt auprès du Fonds monétaire international (FMI) est programmé dans la loi de finances pour l'exercice 2023. Le retard qui a été enregistré au niveau de l'accord final pour l'octroi de ce crédit par le FMI exige de la part de l'exécutif la révision de cet accord à travers la présentation d'un nouveau dossier qui devrait tenir compte des difficultés rencontrées par la Tunisie et des réformes demandées par le FMI.
Je tiens encore à souligner que le nouveau dossier devrait présenter une solution de compromis entre ce que le pays considère comme des difficultés et le domaine qui doit être réformé selon le FMI.


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