Météo en Tunisie: températures en légère baisse, pluies attendues    Le poulpe: Un plat raffiné et une ressource sous pression    Bizerte sous le choc : des élèves incendient le bureau du directeur d'un lycée à Menzel Jemil    Le Parlement discute la loi sur les compléments alimentaires... pourquoi et qu'est-ce qui doit changer ?    Tunisie : une dépression attendue du 15 au 17 mars et un temps pluvieux jusqu'à la fin du mois    Iran: scénarios possibles et analyse stratégique    OMS Tunisie : attention aux risques de la déshydratation et aux boissons riches en caféine    La RSE dans les pays en développement: la pyramide de Carrollà l'envers!    Mohamed Soudani: Le gouverneur et le consul général    Météo en Tunisie : nuages passagers sur l'ensemble du pays    Abdelaziz Kacem, en préface du livre d'Omar S'habou: Gabriem ou la tentation de l'Absolu    Ooredoo met à l'honneur la star de sa publicité ramadanesque, Yaakob    Salon VivaTech Paris 2026 : appel aux startups et PME innovantes pour faire partie du pavillon tunisien    Cybersécurité : Forum international I-PROTECT Senior V8 à Hammamet en mars 2026    Livre 'Si Le Kef m'était Conté' de Najet Ghariani : un livre de contes pour redécouvrir Le Kef et son imaginaire    Gaz et pétrole de schiste: extraire l'enfoui, assumer les dégâts    Femmes & Tech: comment Epson fait de la parité un moteur de performance    LG InnoFest 2026 MEA marque son grand retour au Moyen-Orient et en Afrique    Mongi Chemli: Mélanges à lire    Citoyens tunisiens aux Emirats : voici comment obtenir un visa de transit d'urgence    Tunisie : la liquidité monétaire explose à un niveau jamais atteint !    Le film À voix basse de la réalisatrice tunisienne Leyla Bouzid sélectionné au PCMMO 2026, après la Berlinale    Festival de la chanson tunisienne 2026 : Palmarès de la 24ème édition    Le général Abdel Rahman Suwar al-Dahab: une exception    Croissant lunaire visible : vendredi 20 mars pour la majorité des pays    Le président Kaïs Saïed présente ses condoléances à la famille du doyen Sadok Belaïd    Obsèques du doyen Sadok Belaïd: Dans l'émotion et le recueillement (Album photos)    Trois parcours, une même excellence : le CNOT rend hommage aux femmes du sport    62 cellules terroristes démantelées et des milliers d'éléments arrêtés en 2025 !    Suspension de tous les vols d'Emirates vers et depuis Dubaï    Salah Bourjini, un diplomate tout terrain    Coup de tonnerre : Youcef Belaïli suspendu un an pour falsification de documents    Tahar Bekri: Liban ma rose noire    Alerte Sécuritaire : Le Ministère de l'Intérieur Qatari relève le niveau de menace et appelle au confinement    Souad Guellouz: Née pour être écrivaine, romancière et poétesse    Kaïs Saïed sonne l'alarme: réformes structurelles imminentes pour les caisses sociales    Le VAR se réinvente... Les grandes nouveautés pour le Mondial 2026    Secousse tellurique en Tunisie, au gouvernorat de Gabès ressentie par les habitants    L'avocat Ahmed Souab libre, après plusieurs mois de détention provisoire    De Tunis aux plus hautes sphères : le parcours exceptionnel de Rachid Azizi dans son livre « Un sur un million »    Ahmed Jaouadi et Ahmed Hafnaoui brillent aux Championnats SEC : la natation tunisienne au sommet aux USA    Festival Gabès Cinéma : Afef Ben Mahmoud à la direction    La sélection tunisienne de judo senior remporte 11 médailles au tournoi international Tunis African Open    Le tennisman tunisien Moez Echargui se qualifie pour les quarts de finale du Challenger de Pau    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    L'Université de Tunis El Manar et l'Université japonaise d'Hiroshima signent un accord de coopération    Mondher Msakni: L'orfèvre    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Une orientation mieux ciblée vers les catégories à revenus limités...
La Caisse générale de compensation
Publié dans La Presse de Tunisie le 14 - 12 - 2011

L'objectif premier de la création de la Caisse générale de compensation (CGC) en 1970 était de soutenir les catégories de la population à revenu limité en intervenant sur certains produits de base, comme le pain et dérivés, le lait et autres produits alimentaires, voire le cahier scolaire, pour en réduire le prix et le rendre abordable. Au fil des ans, les fonds alloués à cette caisse ont été consolidés, vu l'augmentation des prix des produits de base dont le coût de fabrication a été revu à la hausse suite à la majoration des produits des matières premières notamment. Cependant, cette caisse ne profite pas uniquement aux catégories à revenu faible, mais à tout le monde, y compris les personnes aisées et les professionnels dans certains secteurs qui n'hésitent pas à acheter des produits compensés – comme l'huile végétale, la semoule et la farine – afin de préparer des produits de consommation vendus au public.
Depuis quelque temps, la question de la CGC est soulevée en vue de trouver les solutions les plus appropriées à même de bien cibler les catégories à revenu limité sans alourdir davantage ses charges dans la mesure où les fonds alloués à partir du budget de l'Etat qui est, lui-même, soumis à des pressions importantes.
Diminution de la production locale
Cela n'empêche que les charges de la CGC ont enregistré en 2010 une baisse de 27% pour se situer à environ 584 MDT représentant 0,9% du PIB contre respectivement 800 MDT et 1,4% l'année précédente. Presque la totalité de ces charges a concerné la subvention destinée aux céréales et ses dérivés et aux huiles végétales avec des montants respectifs de l'ordre de 467 MDT et 113 MDT. Le menu de base des Tunisiens étant constitué de pâtes et de pain avec utilisation de quantités importantes d'huiles végétales pour la préparation ou la friture, il n'est pas étonnant de constater des fonds si colossaux affectés à ces produits qui sont aussi utilisés par les personnes aisées et les professionnels. Un relèvement des prix des dérivés des céréales a même été effectué en juillet 2010, et ce, avant la décision de leur baisse à partir de janvier 2011 qui a concerné aussi les prix d'autres produits, comme le sucre dont la subvention n'est pas supportée par le budget de la CGC.
Le financement des charges de compensation a été assuré totalement à partir d'une dotation budgétaire de 730 MDT, dont 146 MDT sont reportés à l'année 2011 au profit de l'Office des céréales pour lui permettre de couvrir les charges de compensation des premiers mois de l'année.
Les dépenses destinées à la compensation des produits de base ont connu au cours des dernières années une croissance considérable due, d'une part, à la hausse des cours sur le marché mondial et, d'autre part, à la diminution de la production locale à cause des conditions climatiques défavorables. C'est ainsi qu'en 2007 les charges de la compensation ont été de l'ordre de 600 MDT représentant 1,4% du PIB pour être portées à plus de 1.000 MDT en 2008 et 2% du PIB.
Pour contrecarrer, un tant soit peu, cette évolution, des dispositions avaient été prises consistant notamment en l'encouragement de la production locale des céréales en augmentant le prix de base à la production pour le rapprocher des prix pratiqués sur le marché mondial. Un système de veille a été même mis en place en vue d'observer la fluctuation des prix à l'extérieur et profiter de l'occasion de leur baisse pour acquérir les quantités de blé, dont la Tunisie a besoin, notamment en blé dur, blé tendre, orge et huiles végétales.
Révision des droits de douane
L'objectif était d'orienter la compensation vers la consommation des ménages en vue de maîtriser le volume des quantités des produits ciblés. Le secteur privé avait été autorisé d'importer certains produits comme les huiles végétales et l'orge destinée à l'alimentation animale avec révision des droits douaniers ou leur suppression, le cas échéant. Les autorités publiques avaient, en plus, renforcé le contrôle économique sur le marché local pour assurer la transparence des transactions commerciales et éviter toute hausse de prix illicite qui peut porter atteinte au budget des consommateurs.
Un recensement a concerné les boulangeries en vue de définir les besoins en farine compensée pour chacune d'elles et de faire le diagnostic sur l'état des lieux du secteur. Il a été décidé, en outre, d'assurer une plus grande transparence dans les circuits de distribution de la farine compensée. Une liste des boulangeries autorisées à s'approvisionner en farine compensée a même été établie et une carte d'approvisionnement en farine compensée pour chaque boulangerie active avait été prévue. Cette carte comporte des données sur la quantité, la catégorie et les sources d'approvisionnement.
Les boulangeries ont fait l'objet d'une réorganisation pour que chaque catégorie se spécialise, soit dans la fabrication du grand pain, soit de 70% de grand pain et 30% de baguette, soit dans les baguettes seulement. Le prix de la farine est ainsi défini selon chaque catégorie. Les entreprises publiques, les restaurants et les hôtels ont été amenés à s'approvisionner en baguettes. Les grandes surfaces ont été également encouragées à fabriquer leurs pains en bénéficiant de la farine de qualité. Un contrôle a été effectué par les services compétents pour s'assurer que le système d'approvisionnement fonctionne correctement et selon le plan mis en place.
Pour ce qui est de l'huile végétale, la compensation est destinée uniquement pour la consommation des ménages et non pas pour les entreprises publiques, les hôtels, les restaurants et autres unités industrielles qui sont orientés vers l'utilisation de l'huile non compensée. Le contrôle a été renforcé, là aussi, au niveau des circuits d'emballage, de distribution et d'utilisation de ce produit à commercialiser dans des bouteilles en verre. D'autres huiles, comme celles du soja et du maïs, sont vendues dans des bouteilles en plastique dans les grandes surfaces et dans les autres points de vente à un prix plus élevé que la traditionnelle huile végétale qui ne doit pas être vendue en vrac.
Autant de dispositions qui visent à orienter la compensation progressivement vers les catégories qui en ont vraiment besoin et permettre ainsi d'alléger un peu les charges de la CGC qui sont en accroissement continu, lié notamment aux cours pratiqués sur le marché mondial. La rationalisation de la consommation– qui nécessite des campagnes de sensibilisation et d'information auprès du grand public – peut avoir des effets bénéfiques à terme, surtout qu'on constate dans plusieurs quartiers un gaspillage énorme des produits de consommation, comme le pain et ses dérivés, payés au prix fort.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.