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Pour une reconnaissance officielle
Manifestation des victimes du soulèvement du bassin minier
Publié dans La Presse de Tunisie le 19 - 01 - 2013

Plus de 200 personnes venues du gouvernorat de Gafsa ont manifesté devant l'Assemblée nationale constituante (ANC), le jeudi 17 janvier 2013, pour réclamer que les victimes de la répression de 2008 au bassin minier soient reconnues en tant que blessés et martyrs de la révolution.
A 9h00, Fathya Maâzaoui était déjà devant le siège de l'Assemblée nationale constituante au Bardo. En 2008, son fils avait été gravement blessé par les forces de l'ordre, lors du soulèvement à Gafsa. Elle-même a été agressée par les policiers à son domicile, après qu'ils aient défoncé les portes de sa maison. «Je suis encore debout malgré tout et le serai encore pour me battre pour mes enfants», a-t-elle dit.
«Repose-toi, ô martyr, nous poursuivons le combat !», clamaient les manifestants. Le 13 janvier 2013, Samir Dilou, ministre des Droits de l'Homme et de la Justice transitionnelle, avait annoncé que les familles des martyrs et les blessés du soulèvement du bassin minier de Gafsa bénéficieront des dispositions prévues par le décret-loi n°97 portant indemnisation des familles des martyrs et blessés de la révolution. Une initiative du gouvernement qui ne semble pas satisfaire les contestataires.
«Le gouvernement a assassiné nos enfants une première fois en 2008, c'est comme s'il le faisait à nouveau en 2013. Nous voulons que l'histoire soit écrite correctement!», a déclaré Ridha Maghzaoui, père de Hathnaoui, tué le 6 juin 2008 lors du soulèvement. Pour Ridha, les compensations matérielles ne sont pas importantes. Ce qu'il attend, lui et les autres, c'est qu'on inscrive les victimes du bassin minier dans le décret-loi 97, notamment dans l'article 6, définissant les martyrs et blessés de la révolution. Dans cet article, on considère martyrs et blessés de la révolution les personnes décédées ou ayant été victimes de préjudices physiques dans la période du 17 décembre 2010 au 19 février 2011. «Les évènements de Redeyef ont brisé le verrou de la peur. La révolution de 2011 n'est pas un phénomène isolé, mais est venue comme le couronnement de plusieurs années de militantisme», explique Khaled Touati, blessé à la cheville en 2008.
Commission vérité et dignité
Dans la même journée du jeudi 17, une délégation de cinq personnes a été reçue à l'ANC par des chefs de partis et la Commission des martyrs et blessés de la révolution. «Ce n'était pas une réunion de discussion, mais une entrevue pour expliquer les revendications», a informé Adnane Hajji, syndicaliste et militant. Cela changera-t-il quelque chose ? «Pas sûr !», rétorque Hajji. Avant le rassemblement devant l'ANC, plusieurs autres manifestations et marches pacifiques avaient été organisées à Gafsa pour appeler à une reconnaissance officielle des victimes du bassin minier, sans qu'il y ait gain de cause. Les 4 ou 5 personnes reçues dernièrement par Dilou ne représentent pas les victimes de Gafsa, selon Hajji, et leurs intérêts sont tout autres.
Pour Chekib Derouich, chargé de mission et responsable du bureau de communication au sein du ministère des Droits de l'Homme, les victimes du bassin minier croient à tort que le gouvernement ne reconnaît pas le rôle qu'ils ont joué dans la révolution. «Il y a une différence entre reconnaître ce rôle et le traduire dans les textes de loi, c'est dans cela qu'il y a confusion aujourd'hui», a-t-il dit. Déterminer la date du début et de la fin de la révolution, ainsi que la liste des victimes, est un travail délicat qui doit être effectué avec le plus grand soin et non à la hâte, a expliqué le responsable. «Toutes ces questions devront être discutées et débattues au sein d'une commission indépendante élue par l'ANC, qui s'appellera Commission vérité et dignité», a-t-il déclaré.
Si la principale revendication des manifestants demeure la reconnaissance des blessés et martyrs de Gafsa dans le décret-loi 97, la manifestation devant l'ANC est aussi l'occasion pour eux d'attirer l'attention sur une région toujours marginalisée sur le plan économique. «Où va Gafsa?», s'interroge-t-on dans la foule.
Qu'elles soient d'ordre social, économique ou politique, tout porte à croire, pour l'instant, que les protestations dans le bassin minier vont se poursuivre dans les jours qui viennent.


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