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La Fondation Chokri-Belaïd contre la décision de l'Isie Aujourd'hui, second tour de la présidentielle - Interdiction de LA présence des observateurs dans la cour des centres de vote
La Ligue des électrices tunisiennes: «Une décision unilatérale» La Fondation Chokri-Belaïd contre la violence pour l'observation des élections législatives et présidentielle 2014 a appelé l'Isie à revoir sa décision relative à l'interdiction de la présence des observateurs au second tour de la présidentielle dans la cour des centres de vote. Dans un communiqué rendu public hier, la fondation estime que les faits de violence ont lieu généralement dans la cour des centres de vote, estimant que la présence d'observateurs en ces lieux est primordiale pour garantir le bon déroulement de l'opération électorale. Cette décision, ajoute le communiqué, va empêcher les observateurs d'enregistrer les actes de violence et les dépassements qui peuvent survenir à l'intérieur et à l'extérieur des bureaux de vote. L'Association tunisienne pour l'intégrité et la démocratie des élections (Atide), le réseau Mourakiboun et l'Organisation 23_10 de soutien au processus de transition démocratique avaient rejeté, eux aussi, la même décision de l'Isie interdisant la présence des observateurs dans la cour des centres de vote et n'autorisant la présence que d'un seul scrutateur par candidat et un seul observateur par association dans chaque bureau de vote. La Ligue des électrices tunisiennes s'est élevée contre «la décision unilatérale» de l'Isie, imposant des restrictions aux observateurs le jour du second tour du scrutin présidentiel dans les centres et bureaux de vote. Elle a demandé à l'Instance de revenir sur cette décision. Dans un communiqué, cette association a surtout marqué son étonnement du timing «inacceptable» de cette décision, «à un seul jour de la date du scrutin, ce qui prive les organisations et associations concernées du droit d'ester en justice pour demander au Tribunal administratif un sursis à exécution». L'association met par ailleurs en garde contre les conséquences d'une telle décision «en termes de transparence et d'intégrité du scrutin», au risque de «laisser libre cours aux tentatives de subornation des électeurs en l'absence d'observateurs dans l'environnement des centres de vote». Elle invoque aussi le droit d'accès des observateurs aux données, «droit garanti par la Constitution» mais que compromet, selon elle, la décision de l'Isie.