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Historique : La Tunisie et la France n'ont pas d'ambassadeurs respectifs
Publié dans Leaders le 31 - 08 - 2020

En s'envolant ce lundi matin 1er septembre à Paris, à l'issue de quatre années passées en Tunisie en qualité d'ambassadeur de France, Olivier Poivre d'Arvor, suscite malgré lui un fait absolument inédit dans l'histoire des relations diplomatiques entre les deux pays. A ce jour, en effet, ni la Tunisie, ni la France ne disposent d'un ambassadeur dument accrédité dans l'autre capitale.
Pour la France, c'est un diplomate de longue carrière, André Parant, qui a été nommé en conseil des ministres le mercredi 29 juillet dernier en successeur d'Olivier Poivre d'Arvor. Depuis lors, la procédure de demande d'agrément a été introduite auprès des autorités tunisiennes qui doivent sans doute y accéder favorablement.
Pour la Tunisie, aucune demande d'agrément pour un nouvel ambassadeur n'a jusque-là été transmise au Quai d'Orsay. La chancellerie tunisienne, au 25 rue Barbet-de-Jouy (VIIème) reste à ce jour sans locataire, depuis le rappel, il y aura bientôt un an, de l'ambassadeur Abdelaziz Rassaa, fin novembre 2019. Le Consulat général de Tunisie aussi.
Juste pour mémoire, les ambassades de Tunisie à Ryad, Addis Abeba, et Mascate notamment sont sans ambassadeurs depuis de longs mois, alors que celles de Washington, Madrid, Bruxelles, Berlin, Stockholm, Le Caire, Bagdad, Beyrouth, Koweït, Abu Dhabi, et ben d'autres viennent d'être déclarées vacantes dès le mois de juillet dernier.
Si la notification de l'agrément du nouvel ambassadeur de France à Tunis, André Parant, ne saurait tarder, permettant son arrivée en poste au cours de la deuxième semaine de septembre, la désignation de son homologue tunisien à Paris ne semble pas avoir été jusque-là tranchée. Aux dernières nouvelles, diplomates de carrière et (anciens) ministres tiennent la corde…
Retour sur des relations passionnées, apaisées, souvent très cordiales
Pour revenir aux relations diplomatiques tuniso-françaises, il est utile de rappeler leur singularité toute particulières, depuis les derniers mois de la décolonisation. Haut-Commissaire de la France en Tunisie, en 1955, Roger Seydoux (Roger Seydoux Fornier de Clausonnes), avait été immédiatement converti, après la signature du protocole d'accord du 20 mars 1956, ambassadeur de France. Il sera le premier d'une succession de 21 ambassadeurs. Hormis une brève rupture des relations diplomatiques entre les deux pays (octobre 1956 – février 1957, suite à l'arrestation d'Ahmed Ben Bella), et malgré le passage par certaines périodes assombries (Sakiet Sidi Youssef en 1958, Bizerte en 1961, ou l'évacuation agricole en 1964) Bourguiba et De Gaulle, avaient tenu à maintenir entre Tunis et Paris, le fil d'une liaison continue, passionnée parfois, tumultueuse, d'autres fois, le plus souvent apaisée, amicale et cordiale.
A Paris, c'est Hassen Belkhodja, proche compagnon de Bourguiba à Paris, durant le dernier quart d'heure de lutte, qui a remis ses lettres de créance au président de la République française, René Coty, le 5 juillet 1956, en qualité de « ambassadeur extraordinaire et envoyé exceptionnelle de son Altesse le Bey de Tunisie ». Neuf mois plus tard, un autre proche collaborateur de Bourguiba, Mohamed Masmoudi, foulera le tapis rouge de l'Elysée, le 4 mars 1957, passant en revue la garde républicaine, pour remettre ses lettres de créance en qualité de nouvel ambassadeur de Tunisie. Il sera le deuxième à occuper cette prestigieuse qui verra s'y succéder au total 18 ambassadeurs.
Aucune passation entre deux ambassadeurs
Les procédures diplomatiques en usage stipulent que l'ambassadeur partant et son successeur au même poste ne peuvent se retrouver ensemble au même moment. Un pays ne peut en effet avoir deux ambassadeurs en même temps dans un même pays. C'est d'ailleurs l'un des rares métiers officiels au monde où aucune passation de pouvoirs ne s'accomplit. Des dispositions sont prises, pour que le partant parte, à la date fixé et l'arrivant arrive, selon un timing précis, le tout coordonné avec les services du Protocole.
L'intervalle entre ces deux moments peut prendre des jours, des semaines, rarement plus. Mais, parfois, quelques minutes. Tel fut le cas en Tunisie, en août 2012. Boris Boillon, nommé en février 2011, était remplacé par François Gouyette (il ira à Ryad en 2016 et vient d'être nommé à Alger). Le même vol d'Air France qui amenait Gouyette à Tunis en début d'après-midi, ramenait en retour, Boillon à Paris. C'est ce qu'on appelle au mieux, se croiser, sans se rencontrer. Le même chauffeur de l'ambassadeur de France, déposait l'un et accueillait l'autre.
Ainis va la vie d'ambassadeur...


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