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Souk El Ahad : les sensations touristiques fortes de la révolution du palmier
Publié dans Leaders le 28 - 03 - 2011

La traversée du Chott El Jérid et la route vers Douz, via Souk El Ahad et Kebili ont toujours prévu pour les « touristes » une séquence de sensations fortes, jadis bien programmée par les chauffeurs des 4X4. Pour bien vivre l'aventure du Sahara, ils simulaient la panne ou, mieux, la panne sèche ! Quelques gouttes de sueur, puis tout reprend ! Dimanche, les diplomates accrédités à Tunis et les médias, invités par le Tourisme Tunisien à la découverte de la région, en ont découvert une nouvelle version : l'arrêt manif ! Une barricade érigée par des « jeunes révolutionnaires » a obligé le convoi à faire le détour pour continuer sur Douz. Une manière, somme toute soft, de vivre la révolution sous les palmiers.
Depuis vendredi soir, de Tozeur à Chebika et Tamerza, une quarantaine de chefs de missions diplomatiques et de diplomates ont pu explorer les richesses des oasis et du Sahara. Pilotés par quatre membres du gouvernement (Mme Lilia Laabidi et MM. Mehdi Houas, Azeddine Beschaouch et Slim Chaker) et accompagnés d'une autre quarantaine de journalistes tunisiens et étrangers, ils devaient se rendre compte par eux-mêmes de l'état de la situation sécuritaire sur le terrain afin d'éclairer leurs capitales quant aux fameuses « recommandations aux voyageurs », imposant jusque-là des restrictions sur l'arrière-pays tunisien.
D'une main de maître, le duo Mehdi Houas – Slim Chaker (ministre et secrétaire d'Etat), appuyé par les équipes de l'ONTT (Habib Ammar, Férid Fetni & Co) et Tunisair (Habib Bouslama) a concocté un programme de charme, alternant visites, spectacles et contacts avec les professionnels du tourisme. L'enquête sur le terrain se doublait ainsi d'une « dégustation » du produit offert aux touristes. Du coup, l'intérêt ne pouvait qu'être total, le dépaysement garanti et l'émerveillement total.
Dernier jour, dimanche devait se clore en apothéose avec un mini-festival de Douz, grâce à l'appui du ministre de la Culture, présent tout au long du voyage et au concours très enthousiaste de la région. Professionnels et acteurs locaux se mobilisent de toutes leurs énergies pour relancer le tourisme. Du chauffeur du 4X4, portier de l'hôtel, artisan, restaurateur, voyagiste et hôtelier, tous ont hâte de voir revenir les touristes. « Ici, nous répètent-ils sans cesse, nous n'avons que le palmier et le tourisme ! ». Cap donc sur Douz où l'arrivée était prévue vers 13 heures. La traversée du Chott Djérid est exceptionnelle, les dunes de Dbebcha sont uniques, surtout lorsqu'on peut s'y arrêter quelques instants, le temps de boire, sous une tente ouverte, un succulent verre de thé à la menthe, en admirant ce sable fin et ces palmiers épars sur les dunes.
Conduit, jusque-là, sans escorte apparente ou même discrète (ni Police, ni Garde Nationale, ni Armée), le convoi était pris en charge, dès les limites du gouvernorat de Kebili, par la Garde Nationale. A l'entrée de Souk El Ahad, pick-up de la Garde Nationale en tête, un barrage humain formé par des « Jeunes Révolutionnaires » est à l'accueil. Non sans énervement apparent, ces jeunes, « provoqués par la vue des agents de l'ordre » entendent protester énergiquement contre une rafle opérée la veille dans les cafés de la localité », craignant une reprise de rafles. Savaient-ils qui étaient dans les voitures ? Connaissaient-ils le véritable objectif de la visite ? Ils avoueront, plus tard, l'ignorer, croyant faire face à des Gardes Nationaux et de simples touristes. Bref, une bonne pierre est jetée sur le pick-up brisant le pare-brise et le chauffeur de la première 4X4 est sérieusement invité à rebrousser chemin. Aucune autre voiture transportant membres du gouvernement ou diplomates et journalistes n'a été la cible de projectiles, mais le coup de colère des Jeunes était suffisant pour être respecté.
Effectivement, le convoi rebrousse chemin quelques kilomètres, le temps de s'enquérir à froid de l'état réel de la situation et de décider, en conséquence, s'il fallait prendre un détour ou, sacrifier l'escapade à Douz et retourner à Tozeur. Les chauffeurs étaient abattus, confus, très indignés. « Depuis le temps qu'on espérait cette visite y accordant tous nos espoirs et voilà que des gamins viennent essayer de la gâcher. Ils sont irresponsables et ne représentent pas les sentiments de la population locale, disent-ils avec une sincère amertume. Et, puis, loin de tout intérêt, ce sont nos hôtes et nous devons les accueillir avec toute notre hospitalité coutumière», ajoutent-ils.
Des moments de découverte et d'émerveillement
Mehdi Houas, confronté à sa première situation difficile, depuis son arrivée à la tête du ministère du Commerce et du Tourisme, ne laisse apparaître aucun désarroi. Bien évidemment, il respecte l'expression de ces Jeunes, comme il entend ne pas compromettre la visite à Douz. Rapidement, il donne quelques coups de fil pour bien comprendre la situation, consulte quant aux chemins de détour possibles, discute avec ses hôtes et se décide à poursuivre la visite. La quasi-totalité des diplomates sont d'accord. «C'est tout-à-fait normal, estime l'ambassadeur d'Allemagne. C'est une expression sociale que nous comprenons.» Son collègue français, le seul qui était accompagné d'un officier de sécurité, va dans le même sens. Les autres aussi. Un seul diplomate, ne supportant pas, pour un mal de dos, un voyage sur les pistes, préfère, en s'en excusant, rentrer se reposer à Tozeur. Le convoi reprend alors son chemin, traversant une immense pleine désertique par une piste cabossée, et les invités auront alors droit à une prime : découvrir un paysage exceptionnel, loin de la route goudronnée. Le reste ne sera qu'enchantement, avec un déjeuner sous la tente et une féérique fantasia à Douz qui se poursuivra jusqu'au coucher de soleil, comme les Mrazig savent bien réussir.
Le soir, dans l'avion qui ramène les invités à Tunis, et à l'approche de la capitale, l'ambassadeur de Roumanie, en doyen ad-hoc, prend le micro pour remercier chaleureusement le ministre Houas et ses collègues ainsi que les équipes de l'ONTT pour ces moments exceptionnels de découverte et d'émerveillement. « Nous allons rapporter tout cela, confiera l'ambassadeur d'Espagne, comme nombre de ses collègues, ce qui rassurera quant à la reprise des flux touristiques ! »
Objectif atteint ? La décision sera prise au niveau de l'Europe et tout le laisse espérer, comme l'attendent toutes ces régions. Le Tourisme Tunisien y fonde tous ses espoirs.
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