Le Temps-Agences- Les chefs d'Etat et de gouvernement du Commonwealth ont commencé hier à Kampala, autour de la reine Elizabeth II d'Angleterre, trois jours de discussions à huis clos, au lendemain de la décision de l'organisation de suspendre le Pakistan. Le Pakistan a été suspendu avant-hier soir avec effet immédiat du Commonwealth (53 pays), à l'issue de l'expiration d'un ultimatum portant notamment sur la levée de l'état d'urgence décrété le 3 novembre dans ce pays et la restauration des droits civiques. "Je suis ravie de vous rejoindre ici à Kampala et de constater que le Commonwealth est en si bonne santé", a déclaré la reine Elizabeth II, chef du Commmonwealth, lors de la cérémonie d'ouverture dans un grand hôtel de la capitale ougandaise. Le président ougandais Yoweri Museveni, dont le pays accueille le sommet jusqu'à demain, ainsi que le secrétaire général du Commonwealth Don McKinnon, qui doit être remplacé lors du sommet après deux mandats, se sont notamment exprimés. Le sommet "est le lieu où les ordres du jour politiques sont mis en place (...) c'est aussi l'apogée de deux semaines d'activités en Ouganda qui ont vu des rassemblements de jeunes, d'organisations de la société civile, d'entrepreneurs et de nos ministres des Affaires étrangères", a commenté M. McKinnon. L'un des principaux sujets de discussion du conclave de Kampala est le changement climatique, qui menace gravement de nombreux archipels et îles membres du Commonwealth. "Le changement climatique agit en ce moment tout autour de nous. Nous avons déjà mis en place des réseaux et des plans d'action au sein du Commonwealth, mais nous devons faire plus", a déclaré M. McKinnon. Créé en 1931, le Commonwealth rassemble 1,7 milliard d'habitants, soit 30% de la population mondiale.