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«Par-delà le permis et l'interdit»
Publié dans Le Temps le 08 - 02 - 2021

p class="p1" style="text-align: right; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 18.5px; line-height: normal; font-family: "Myriad Pro";" de Hichem KACEM
Dans « Par-delà le permis et l'interdit », Hichem Kacem créa sa propre arène et ouvrit les coulisses de la civilisation moribonde ! L'écrivain appelle à la prière de l'Amour dans un souk folklorique régné par les pseudos cheikhs-illusionnistes, (page 153), des Caïds détenant les réponses « sacrées » à toutes les questions « interdites ». Une cité maudite qui attend le retour des prostituées- les mercenaires et les climax de la pensée- avec le fric gagné dans le Temple de l'Antéchrist et annoncer aux spectateurs le jeu du round suivant, à une populace se régalant de striptease, cherchant vainement l'amour adaptable, attendant « gentiment » leur part du gâteau dans une fête qui ne fut pas la leur.
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L'écrivain profane dans « Par-delà le permis et l'interdit » les règles de jeu des vicaires autoproclamés d'Allah sur terre comme il les appelle à la (page 129)...sponsorisés par les magnats de la finance internationale. Un jeu qui coûtait aux naïfs « plus qu'une « casseuse professionnelle » qui te fit avaler en t'embrassant un somnifère et tu te trouveras le lendemain couché près d'une poubelle avec les bouteilles de bière que tu n'as pas consommées, crasseux comme un chat vagabond. » Hichem Kacem s'adresse dans ce livre à ces pauvres consommateurs dressés pour donner des taxes à vie aux brigands de notre humanité, soumis tels de pauvres élèves rassemblés autour du drapeau du gouvernement mondial pour chanter l'hymne d'une humanité baisée comme une prostituée à deux sous, hymne inspiré d'élégies mensongères des faux dévots et du silence absolu des chefs des caravanes.
Les mots de l'écrivain se lançaient comme une chair à canon, sans laisser une lettre posthume à la mère qui attendait son enfant revenir du front. Ses mots dansaient avec la mort (page 82) : Une forte lumière lénitive provenant d'un tunnel...puis un peu plus loin à la (page 84) : La mort sonnerait simplement notre passage ou notre retour vers une dimension plus élevée.
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Avant que le sol l'appelle et finir là où se mélangent la terre et l'argile, il arrive à l'homme de pécher puis demander pardon et Allah accorde un sursis à sa créature vulnérable. Car, dans le cœur de l'être humain, il cache l'amour, « la vie ne ressemblerait-elle pas à un bon match qu'on jouerait avec les mêmes espadrilles déchirées qu'on portait et dont on ne s'inquiétait jamais ? » Dieu est Miséricordieux, paix et amour (page 188) rien n'est le fruit du hasard (dernière page) ; le péché originel du croyant est le titre de notre existence éphémère : « Il arrive qu'une eau pure glisse dans l'inconnu et finit dans un bourbier. »
Depuis ce péché, on portait notre linceul, ce monde n'est pas le nôtre, nous sommes des étrangers. On ne pourra atteindre la sérénité, dont parle l'auteur dans la (page 198), je cite : ultime étape désirée consciemment ou inconsciemment par le commun des mortels, qu'en retrouvant cet enfant qu'on avait laissé pour garder la maison quand on était parti pour assister à la grande fête masquée, ce carnaval qui nous a enchantés et nous a fait oublier notre essence, trompés comme tout ce monde « très occupé » par l'intelligence, la bonne réputation et la distinction suprême !
Lorsqu'on arrête de jouer le rôle de l'indispensable pour « l'animation du vide » et qu'on refuse d'être mobilisé dans « les ablutions officielles », on retrouvera cet enfant abandonné, devenu ce que l'auteur appelle dans la (page 46) : l'homme-diable, pervers, plein de haine, jamais satisfait, jamais rassasié, se nourrissait des autres, engagé à fond dans le fratricide social...Prendre soin de lui, jusqu'à devenir un Temple au milieu de la foule distraite, gravitant autour de nanas périmées, comme des mouches autour d'un bonbon sucé. Commencer par contrôler son envie de manger tout ce qu'il y a dans les assiettes des autres !
***
« Par-delà le permis et l'interdit » est comme avait écrit son auteur dans son introduction, dans la (page 9) une « tentative de compréhension, d'interprétation et de discernement d'un texte sacré. » Ce livre traverse les âmes délabrées des pécheurs, annonce le répit aux orphelins qui écrivaient sur des murs inachevés, pour oublier la peur, la douleur, le cri du corbeau, l'appel de l'enfant qu'on avait jeté dans les ténèbres, « bourraient des calmants contre les mauvais arrière-goûts des joyeusetés inachevées ». Après la lecture de ce livre, ils attendront dans le Temple du cœur venir l'Ordre du Divin, marcheront « vers la mort comme on marche vers sa mariée le jour de noce. »
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