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Relever le défi des valeurs
Tribune : La loi d'orientation de l'enseignement supérieur
Publié dans Le Temps le 31 - 01 - 2008

Attentive aux mutations mondiales, la Tunisie s'est empressée d'adopter un ensemble de programmes, de projets, d'initiatives et de mesures, qui concordent avec nos intérêts et sont adaptés à nos spécificités.
A cet égard, l'enseignement supérieur et la recherche scientifique et technologique constituent incontestablement l'un des moteurs du développement de notre pays. C'est sur lui que repose notre capacité d'innovation, la qualité de nos ressources humaines, le dynamisme et le rayonnement culturel, scientifique et économique de la Tunisie.
Mais voici que bien des choses se sont passées depuis la promulgation de la loi d'orientation de l'enseignement supérieur de 1989, considérée, plus que jamais, comme incompatible avec les transformations survenues dans le domaine de l'enseignement supérieur, que ce soit dans ses méthodes d'enseignement, son système de diplômes ou son mode de gestion des institutions. En effet, l'enseignement supérieur a connu, depuis, des mutations profondes et multiples à tous les niveaux. 20 ans après, le projet de loi d'orientation relatif à l'enseignement supérieur est clairement conçu en symbiose avec l'esprit du temps et avec ce qui est en usage dans les universités des pays développés.
Après avoir stabilisé l'institution au niveau interne, l'Université tunisienne s'ouvre aux autres universités environnantes, puis aux autres universités africaines, américaines et européennes. Il fallait nous confronter à l'expérience des autres pays et la transposer chez nous. C'est dire que les ambitions du gouvernement ne sont pas minces : ambition qui consiste à rénover en profondeur l'enseignement supérieur en adoptant la nouvelle réforme de l'enseignement supérieur "LMD" (article 3 du nouveau projet de loi). C'est en fait une nouvelle organisation des études supérieures autour des niveaux licence (bac+3), master (bac +5) et le doctorat (bac +8).
Pourtant, la réforme, dès son adoption, a été perçue de façon ambivalente par les universitaires et les étudiants. Les modalités d'application spécifiques à la Tunisie ont beaucoup fait débat. Ainsi, malgré le passage progressif des universités dans le nouveau système, certains points ont suscité, dans une partie de la communauté universitaire, certaines inquiétudes.
Consciente des changements à apporter dans notre système d'enseignement supérieur pour en accroître le rayonnement, la Tunisie s'est évertuée à amplifier la professionnalisation des études, notamment à travers les licences professionnelles, dans des domaines porteurs et à employabilité élevée. Le gouvernement veut en assurer le développement et en renforcer la lisibilité.
Le rayonnement de notre université suppose, en effet, que nous étendions considérablement nos possibilités d'accueil d'étudiants et d'enseignants étrangers et que nous favorisions la mobilité de nos propres enseignants et étudiants.
Encore une fois, les ambitions du gouvernement ne sont pas minces. Ambition qui nous conduit à donner à nos formations la souplesse et la qualité nécessaires à l'émergence de l'étudiant tunisien dans l'espace d'un monde de plus en plus globalisé, puisque l'objectif essentiel, de la réforme LMD vise à trouver des débouchés professionnels dans des domaines diversifiés.
Ambition d'accroître le nombre des co-diplômes entre nos universités et leurs homologues étrangères. Ambition qui s'incarne dans le vaste chantier du gouvernement de permettre une bonne lisibilité à nos formations afin de faciliter la reconnaissance internationale de nos diplômes et de nos qualifications.
Ambition de nous tourner vers la coopération internationale et la contribution des entreprises locales auxquelles il fallait offrir toute l'expertise de l'université. C'est vers ce schéma qu'il faut s'orienter.
Ambition enfin de renforcer la décentralisation universitaire et l'ouverture de l'enseignement supérieur sur son environnement économique et social.
Tout cela provoquera une mutation considérable de nos universités en renforçant leur efficacité, leur attractivité et leur excellence. Il nous appartient, nous universitaires, de les conforter et d'exprimer l'engagement vigoureux de la nation en faveur de la formation supérieure de nos étudiants.
L'esprit du projet de loi aspire enfin au resserrement des liens entre les établissements d'enseignement supérieur, de l'Université virtuelle et des établissements d'enseignement supérieur privé autorisés. Une loi qui s'accorde avec les spécificités des institutions universitaires permettant à l'Université de poursuivre sa mission en l'accommodant avec les exigences de la modernité. En somme, une nouvelle loi parfaitement, à la hauteur de l'ambition de tous les intervenants dans le secteur de l'enseignement supérieur et de leur volonté de remplir leur mission dans les meilleures conditions pour que nos universités puissent rester debout, prennent leur envol et se hisser à la hauteur des universités des pays développés.
Le chemin se fait en marchant. Nos universités doivent forger leurs voies en marchant. C'est de cette manière que, dans l'avenir, nous pourrons compter sur elles. En disposant d'un tel socle d'acquis et d'idéaux, la Tunisie peut ainsi envisager l'avenir avec détermination, confiance et optimisme, mais aussi avec la crédibilité et l'efficacité requises.
Nizar BEN SAAD
Institut Supérieur des Etudes
Appliquées aux Humanités de Tozeur


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