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La qualité de vie dans la dignité et sans favoriser des communautés d'assistés
Reportage - 50 ans de Croissant Rouge Tunisien
Publié dans Le Temps le 30 - 01 - 2007

50 ans d'action bénévole, ça se fête ! Depuis un demi-siècle, le Croissant-Rouge tunisien travaille à promouvoir les valeurs humanitaires à travers tout le pays. Au fil des ans, des centaines de volontaires ont consacré leur temps et leur énergie à aider les communautés les plus vulnérables. Samedi dernier, ces bénévoles ont été honorés lors d'une grande réception à l'hôtel Abou Nawas de Tunis.
« C'est important de souligner le travail de nos volontaires. Ils sont à la base du travail du Croissant-Rouge. Et depuis 50 ans, ils ont vraiment aidé à améliorer la qualité de vie de nombreux Tunisiens », tient d'emblée à mentionner le secrétaire général du Croissant-Rouge Tunisien, Dr. Tahar Cheniti. Les membres du Croissant-Rouge tunisien sont effectivement très présents depuis la création du mouvement le 7 octobre 1956 et officiellement reconnu à l'échelle internationale, le 6 mai 1957. On compte au pays : un comité national, 24 comités régionaux et 250 comités locaux. Tous ces comités travaillent de pair pour prêter main forte aux gens dans le besoin. « On cherche à améliorer la qualité de vie des populations vulnérables en organisant, par exemple, des repas au Ramadan ou en distribuant des couvertures chaudes l'hiver. Mais le Croissant-Rouge ne veut pas créer des communautés d'assistés. C'est très important pour nous que les gens gardent leur dignité », précise le Dr. Cheniti.

En Tunisie, une stratégie nationale a d'ailleurs été élaborée pour mieux faire connaître les activités du Croissant-Rouge. Il s'agit de diffuser les valeurs humanitaires, de gérer les désastres, de faire la promotion de la jeunesse, de l'action sociale, du secourisme, de la prévention des maladies, et de la coopération nationale et internationale. Plus concrètement, un centre de formation des volontaires verra bientôt le jour à Megrine, au sud de Tunis. Tous les volontaires seront formés pour être apte à intervenir autant dans les petits villages tunisiens que dans des catastrophes humanitaires comme en Asie du sud-est après le tsunami. « Nous voulons que les volontaires s'engagent en connaissance de cause. Ils doivent être bien formés, mais surtout ils ne doivent pas avoir de position politique lorsqu'ils portent l'emblème du Croissant-Rouge », explique monsieur Cheniti.

En devenant membre du Croissant-Rouge, les volontaires doivent plus particulièrement respecter sept principes de base : l'humanité, l'impartialité, la neutralité, l'indépendance dans la prise de décision, le volontariat, l'unité et l'universalité. « Moi, j'ai décidé de devenir volontaire parce que j'aimais les principes du mouvement », souligne Khaled qui est chargé de service pour la jeunesse au département national du Croissant-Rouge. Depuis 3 ans, ce jeune infirmier a décidé de consacrer ses temps libres pour recruter d'autres volontaires. « C'est très important que les jeunes s'impliquent dans ce genre de mouvement. Mais c'est très difficile de former des volontaires. On a parfois des difficultés financières pour pouvoir payer leur transport et leur logement lors des formations », dit-il.

Malgré tout, 6 000 volontaires suivent annuellement une formation de premier secours dont 90% sont des jeunes. « On ne sait jamais quand on va être appelé à porter secours dans la vie. Lorsqu'on voit toutes les guerres et les conflits dans le monde, on se sent mieux armé à agir », indique Samy qui est formateur en secourisme et étudiant en sciences de la Terre. « Chaque famille tunisienne devrait aussi avoir au moins un membre formé en secourisme », propose le directeur du programme de secourisme le Dr. Mohammed Fadhel Ghouil. « Avec un peu de financement du secteur privé, je suis certain qu'on pourrait atteindre cet objectif d'ici 10 à 15 ans », espère-t-il.

Avant d'en arriver là, il reste encore à mieux faire connaître le travail du Croissant-Rouge. De nombreuses activités du mouvement demeurent inconnues auprès de la population. Pourtant, les jeunes peuvent très bien y trouver leur compte. « J'ai décidé de m'engager avec le Croissant-Rouge parce que le programme Vacances sécurité m'intéressait beaucoup. Ce programme vise à donner les premiers soins en cas d'accidents sur les routes ou sur les plages pendant l'été », note Marwa qui est étudiante en médecine. « Pour moi, c'était une occasion unique de prendre de l'expérience. Je peux appliquer mes connaissances en cas de situation d'urgence et ce n'est pas toujours évident de savoir quoi faire devant un polytraumatisé », ajoute-t-elle.

Grâce à l'intervention des bénévoles du Croissant-Rouge, de nombreux Tunisiens peuvent justement se compter chanceux d'être toujours en vie. Le Dr. Ghouil a tenu à raconter cette histoire : « Il y a quelques années, j'ai formé des jeunes en secourisme. Deux jours plus tard, la mère de l'un d'entre eux a subi un choc électrique. Quand son fils est arrivé sur les lieux, elle était en arrêt cardiovasculaire. Son fils a donc rapidement fait le massage cardiaque et le bouche-à-bouche pour la réanimer. Sans son intervention, sa mère serait probablement morte. Plus tard, j'ai eu la chance d'assister au mariage de ce jeune homme et je peux vous dire que j'ai vu le plus beau sourire d'une mère. C'est pour ça qu'on devient volontaire au Croissant-Rouge. »


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