* Moëz Driss : « Elimination amèrement ressentie » * David Mandigora (Entr. Dynamos) : « L'exploit de sortir le tenant ! » Que se passe-t-il à l'Etoile ? En un laps de quelques jours, le représentant du Continent africain au championnat du monde des clubs est passé - curieusement - de l'euphorie, au doute, laissant au passage, sa couronne africaine et un leadership qu'elle détenait seule au classement. A deux journées de la fin de la compétition locale, l'enthousiasme qui a gagné toute une région durant la quasi-totalité du parcours vient d'être sérieusement entouré, en raison d'un faux-pas du reste très inattendu, synonyme d'échec face à El Gaouafel, et à Sousse même, avant de boire le calice jusqu'à la lie sur la même pelouse, samedi dernier avec une élimination très surprenante en Champion's League contre Dynamos. Le représentant du Zimbabwe qui, normalement ne devait guère représenter un obstacle pour les Etoilés, a néanmoins, réussi l'exploit de rééditer la performance réalisée, il y a une quinzaine de jours à Harare. Il faut dire que pour réussir un tel coup, les Zimbabwéens se sont qualifiés grâce aux lacunes - psychologiques, surtout - de leurs adversaires plutôt que grâce à leurs qualités. Il s'est avéré que les joueurs ont été psychologiquement, bloqués, par l'échec concédé aux Gafsiens. Or, le staff technique aurait dû prendre soin de cette carence, car quand le mental ne va pas, les jambes ne répondent plus. Et ce ne sont pas les propos excessivement jubilatoires de l'adjoint de Marchand, Taoufik Zaâboub, avant le match, contre Dynamos, qui vont obliger les joueurs à revenir sur terre ( !). Par inadvertance, le technicien étoilé a commis l'erreur la plus grave, comme si tout est acquis au préalable. Non, c'est de l'arrogance pure et simple, car la vérité se vérifie toujours sur le terrain. Et l'Etoile d'apprendre, malheureusement, cette vérité à ses dépens, alors qu'elle était destinée - et elle a les moyens - à entretenir sa domination sur le plan africain. La veille, le Club Africain avait les moyens quant à lui, de réaliser l'exploit, surtout qu'il a marqué dès la 3ème minute, mais les fans de Bab Jedid ont été trahis par une indigence offensive, lamentable. L'équipe d'Enyimba adossée, par un magnifique gardien n'a dû finalement son salut qu'au ratage ahurissant des « Rouge et Blanc ». Dommage. En Coupe de la CAF, l'Espérance, en accueillant l'USMasseda, a donné aux Togolais une remarquable leçon en matière de football, laquelle leçon a été basée sur la qualité du spectacle et aussi sur l'ampleur du résultat. Le technicien Cabral,ne pouvait espérer un meilleur baptême de feu, à l'orée de son retour au parc « B ». Cependant, le CSS, dans la même compétition, a éprouvé toutes les souffrances du monde pour atteindre le prochain tour. Ce n'est pas à cause du calibre de son adversaire sénégalais mais en raison de cette précipitation de ses attaquants à l'approche des filets de Linguère Saint-Louis. Ainsi, nous aurons quatre représentants en Coupe de la CAF. Une première enregistrée dans les annales de cette épreuve. Raouf CHAOUACHI ---------------------------------- Moëz Driss : « Elimination amèrement ressentie » Le manque de réussite ne date pas d'aujourd'hui. Depuis quelques matches, l'équipe rate beaucoup d'occasions. Elle n'est même pas capable de convertir une seule fois. Ceci a été vérifié face à l'EGSG.Certes, l'élimination prématurée est ressentie amèrement, mais nous devons nous remettre au travail pour terminer correctement la saison. Il nous reste un match de Coupe et deux autres en championnat à disputer en dix jours et que nous devons absolument réussir. L'échec devant Dynamos est dû dans une large proportion à la lassitude physique de nos joueurs, qui ne se sont pas reposés ni en été ni en hiver née du calendrier conçu et imposé par ceux à qui on a confié la gestion de notre football.
David Mandigora (Entr. Dynamos) : « L'exploit de sortir le tenant ! » Nous avons réussi l'exploit de battre le tenant du titre chez lui. Ce n'est pas peu lorsqu'on reconnaît la valeur de l'Etoile. Notre avance d'un but obtenue à Harare nous a suffi pour mériter tout ce bonheur. L'Etoile a été extrêmement nerveuse et n'a pas pu développer son jeu habituel devant notre équipe qui a bien négocié le match grâce à une bonne application sur le terrain et surtout grâce au calme affiché par nos joueurs. Mais l'Etoile reste un grand d'Afrique.