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Ça se généralise et ça se banalise
Surendettement des ménages
Publié dans Le Temps le 03 - 02 - 2007

- 50 % des revenus vont aux divers prêts et, en premier le logement ; 20 % pour l'impôt et les couvertures sociales. Il ne reste plus que 30 % pour vivre.
Les dernières statistiques montrent que plus de 80 % des Tunisiens sont propriétaires des habitations où ils logent. Lesquels logements sont équipés de réfrigérateurs, de cuisinières, de télévision munie de récepteur satellitaire, en plus de l'eau courante et de l'électricité.
Le nombre des nouvelles autorisations de mise en circulation de véhicules a dépassé 50.000, en 2006, toutes catégories confondues. Les signes extérieurs de la richesse font, de plus en plus, leur apparition. Le niveau de vie est en train de s'améliorer nettement, que ce soit en milieu urbain, ou rural. Mais, cette croissance de la consommation s'est accompagnée d'un clignotant au rouge des indicateurs d'endettement des ménages. Face à ce constat, il est utile d'étudier la structure actuelle des dépenses des ménages en Tunisie.

Base de données
Les statistiques de l'endettement ne sont pas exhaustives, faute de base de données qui couvre tous les ménages. L'unique repère reste les crédits accordés par les banques et les établissements commerciaux. Or, ces crédits à la consommation ne sont pas accordés à tous les postulants. Certaines demandes sont rejetées faute de garantie de remboursement, dûe notamment à la précarité de l'emploi. Ces derniers n'ont qu'à se rabattre sur le marché informel. Et même à ce niveau, les facilités de paiement sont « monnaie courante ». Les couloirs des administrations et les buvettes des entreprises regorgent de vendeurs d'articles importées de Libye ou de Turquie, et des produits de tous genres. Mais ce circuit, quoiqu'important, ne peut être scientifiquement quantifié. Donc, seuls les employés qui remplissent les conditions de bénéfice des crédits, et qui sont généralement des fonctionnaires de l'Etat, peuvent servir de référence dans ce genre de statistiques.

La Structure des dépenses
Selon les études de l'Institut National des Statistiques « INS » se référant à l'an 2000*, les ménages tunisiens répartissent ainsi leurs revenus : 38 % pour l'alimentation, 21,5 % pour l'habitat, 11,1 % pour l'habillement, 10 % pour l'hygiène et les soins, 9,7 % pour le transport et les télécommunications et 8,7 % pour l'enseignement, la culture et les loisirs. Les dépenses moyennes par ménage étaient alors de 6450 dinars, par an. Leur taux d'accroissement moyen avoisine 7 %. Les dépenses devraient donc être aux alentours de 9.000 dinars actuellement, par an.

L'endettement
Même en l'absence de statistiques fiables, il est clair que le logement est au centre de la problématique de l'endettement. Salah, responsable du service des prêts d'une banque de la place présente ainsi la situation : « Tous les ménages posent l'acquisition d'une propriété comme un objectif prioritaire. Certains y pensent même avant le mariage. La majorité s'adresse aux organismes bancaires pour obtenir du financement. Nous avons des critères qui stipulent que les mensualités de remboursement ne doivent pas dépasser 40 % des revenus « bruts ». Généralement, et pour obtenir le maximum de fonds, les ménages exploitent la totalité des 40 % disponibles. Or, si les diverses retenues « d'office » sur les revenus grignotent près de 20 % du salaire, il ne reste alors que 40 % pour toutes les nécessités de la vie courante, telles que l'alimentation, le transport, la santé etc ...Pourtant, ils reviennent pour demander d'autres rallonges pour des prêts personnels ou pour l'achat de voitures. L'ardoise devient alors très lourde. Ce phénomène touche d'ailleurs les couples d'employés qui se retrouvent à vivre avec 30 % de leurs revenus. Ces cas sont fréquents. 50 % des revenus vont aux divers prêts (habitat, voiture et autres). 20 % vont pour l'impôt, la couverture sociale et les autres retenues d'office. Il ne reste que 30 % pour subsister. ».

Consommation et production
Face à cette problématique, un sociologue explique : « C'est légitime que les Tunisiens cherchent à consommer. Mais, la problématique de l'endettement est toujours en étroite relation avec la production. L'endettement est synonyme de consommation. Or, il faut produire pour consommer. C'est la production qui stimule d'ailleurs la consommation. Donc, si la production des richesses évolue à l'échelle nationale, la part de chacun dans cette richesse va systématiquement croître, ce qui va lui permettre de consommer davantage. Seulement, certains travaillent à l'économie et croient que c'est juste l'équivalent de leur salaire. Ce n'est pas vrai. La croissance de la production a des effets positifs sur toutes les catégories sociales de la population. Retroussez vos manches et vous allez récolter des bons résultats. C'est une certitude. »
Mourad SELLAMI
* Il n'y a pas de résultats plus récents sur le site de l'INS !
Légende : L'habitat est au centre de la problématique d'endettement.


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