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Nuits de Ramadan au bon vieux temps : Smaïl Pacha ; Spectacle des marionnettes
MEMOIRE COLLECTIVE
Publié dans Le Temps le 22 - 09 - 2008


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Abû Zomaâ Al Balawi (Sidi Essaheb) : le barbier du Prophète, inhumé à Kairouan
Le personnage de Smaïl Pacha est bien évidemment d'origine turque. Cela est reconnaissable par le nom, Pacha signifiant en turc le chef.
Spectacle de marionnettes, il était basé sur la satyre et rassemblait entre le comique du geste et celui de la parole.
Comme le spectacle des ombres chinoises, ce spectacle de Smaïl Pacha était donné durant le mois de Ramadan à la place Halfaouine,, et attirait un grand nombre de personnes de sept à soixante-dix-sept ans ans.
Ce spectacle était présenté par de vrais artistes qui joignaient entre une extraordinaire dextérité grâce à laquelle il maniait les marionnettes, et un don qui leur permettait de jouer avec aisance les personnages tel que celui de Smaïl Pacha, qui était en quelque sorte un Don quichotte turc ou Ncoula son subalterne, en changeant à chaque fois de voix, en fonction du personnage que ces artistes essayent d'imaginer et d'imiter.
Ils se relayaient et savaient bien mettre le ton qu'il fallait avec une extraordinaire habileté et sans faire d'erreurs ou de confusions entre ces personnages.
De vrais artistes avec des moyens très réduits et très simples, mais avec un savoir faire qui attire les spectateurs et les retient jusqu'au bout.
Dans leur jeu, se mêlait le vaudeville au comique de situations de la " Commédia del'arte " de Dante Alighieri, avec une improvisation née d'une imagination féconde et intarissable et une spontanéité qui fait l'originalité de leur charme et interpelle les grands et les moins grands.
Dans ces improvisations pour faire parler ces marionnettes les artistes pouvaient également adresser des critiques aussi bien sociales que politiques.
Ils se permettaient d'autant plus de le faire, qu'ils utilisaient les subtilités du dialecte tunisien qui n'étaient pas facilement comprise par les autorités coloniales à l'époque. Celles-ci ne pouvaient censurer à l'avance des scénarios qui étaient improvisés, et il n'y avait de ce fait aucun texte écrit.
Ce spectacle était donc un moyen d'expression bien efficace en même temps qu'une occasion pour se divertir et se dérider après une journée de jeûne et d'abstinence.
Àhmed YOUNES
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Abû Zomaâ Al Balawi (Sidi Essaheb) : le barbier du Prophète, inhumé à Kairouan

Il arriva à Kairouan lors de l'intervention de Mouâouia Ibn Hodaïj.
Abû Zomaâ Al Balaoui était un compagnon fidèle du Prophète et son barbier personnel, pour l'avoir coiffé lors de son pèlerinage.
Il avait alors gardé, tel qu'il l'avait confié à ses amis, trois poils de la barbe du Prophète.
Il demanda qu'ils soient placés dans sa tombe lors de son inhumation.
En effet, il fut tué au cours de la confrontation de Jaloula, entre les musulmans et les berbères.
Jaloula, était à une trentaine de kilomètres de l'endroit où Abû Zomaâ Al Balaoui fut enterré, en 654, et qui deviendra par la suite la capitale des Aghlabides et baptisée sous le nom de Al Kairaouane (Kairouan) (dont la racine en arabe est « Karra » Istikrar signifiant : s'établir, s'installer, demeurer).
Sa volonté fut respectée, puisqu'on enterra avec lui les trois poils du Prophète, qu'il garda avec lui de son vivant.
Un sanctuaire ou mausolée fut élevé plus tard à l'endroit où il fut inhumé.
C'est en fait, une zaouia ou marabout, à l'instar de ceux qui existent en Tunisie.
Elle renferme une mosquée permettant au visiteur de prier. Hammouda Pacha qui construisit la mosquée hanafite à la capitale, a fait construire la coupole de la zaouia et la cour extérieure.
Un minaret de la mosquée fut construit plus tard par Mourad Bey ainsi qu'une « médressa » ou école coranique destinée à l'enseignement du Coran.
Le mausolée de Abû Zomaâ Al Balaoui est, de nos jours, un important monument religieux après la mosquée de Okba.
Il est connu sous le nom de : Zaouia de Sidi Essaheb, compagnon du Prophète et « Saheb Achaâret » le détenteur des poils du Prophète.


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