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« Les techniques des finances traditionnelles ne sont pas indiquées pour gérer les affaires des pauvres »
Conférence à Tunis de Jacques Attali sur « la crise financière et la contribution de la micro-finance »
Publié dans Le Temps le 01 - 04 - 2009

La Banque Africaine de Développement a organisé, hier à Tunis, une conférence de l'économiste français Jacques Attali sur « la crise financière et la contribution de la micro-finance ». Cette activité s'intègre dans le cycle de conférences organisées par la BAD pour venir en soutien aux pays africains dans leur lutte contre les retombées de la crise financière internationale.
La conférence a été présentée par le Dr Donald Kaberuka, président du Groupe de la BAD qui a expliqué que celle-ci est « cible des personnalités de grande renommée qui sont bien au fait des défis de développement de notre continent et qui se reconnaissent dans les réseaux mondiaux de solutions ». M. Kaberuka a remercié Jacques Attali d'avoir bien voulu « répondre favorablement à l'invitation et venir partager ses points de vue sur la façon dont la micro-finance pourrait atténuer l'impact de la crise financière mondiale sur les pauvres ».
Le président du groupe de la BAD a remarqué dans sa présentation que « les perspectives de croissance se sont gravement détériorées dans tous les pays. L'équilibre macroéconomique s'est dégradé et les déficits budgétaires de bon nombre de pays ne cessent de s'accentuer. La crise freine les échanges qui représentent le pilier central de la forte croissance récemment enregistrée en Afrique...Le flux des capitaux a diminué...Le ralentissement de la croissance aura une incidence disproportionnée sur les populations pauvres et vulnérables »
Pour Jacques Attali, le Président de l'Organisation de solidarité internationale « Planet Finance », le micro-crédit joue un rôle fondamental dans les efforts de développement ciblant les catégories les plus pauvres de la population. Attali pense qu'il est « nécessaire de préserver les sources de micro finance surtout que la crise financière internationale touche durement l'Afrique, après une décennie de progrès continus qui avaient jeté les bases d'une croissance plus forte et de réelles perspectives de réduction de la pauvreté ».
Facteurs exogènes
L'économiste français a précisé que : « ces progrès sont aujourd'hui minés par des facteurs extérieurs sur lesquels l'Afrique n'a pas de prise. S'il est vrai que les premiers effets de la crise financière internationale ont tardé à se manifester en Afrique, son impact est aujourd'hui bien visible, emportant entreprises, mines, emplois, revenus et moyens de subsistance. Les perspectives de croissance se sont durement détériorées dans tous les pays. Les déséquilibres macroéconomiques se sont accentués, plusieurs pays faisant désormais face à des déficits budgétaires aggravés. La crise a contracté les échanges commerciaux, principal moteur de la récente forte croissance en Afrique. Outre la contraction des exportations, les flux de capitaux ont commencé à se tarir, y compris les transferts de fonds des migrants et les recettes touristiques. Les réserves en devises étrangères descendent à des seuils très dangereux, compromettant la capacité à importer des biens de première nécessité tels que les médicaments ou les intrants agricoles. Mais, face à tout cela, les techniques des finances traditionnelles ne sont pas indiquées pour gérer les affaires des pauvres. Il faut trouver des recettes applicables aux spécificités de ces pays»
Cette conférence fait partie du laboratoire d'idées de la Banque Africaine de Développement sur les questions cruciales de la croissance économique de l'Afrique. Jacques Attali a essayé d'approfondir le débat sur les voies et moyens d'atténuer l'impact économique de la crise financière sur les économies africaines, à la veille du Sommet du G-20 sur la crise financière qui se déroulera à partir de demain à Londres. Cette succession d'invités dans le cadre du « Programme des Conférenciers éminents » montre que la BAD prête attention à l'avenir de la croissance économique en Afrique.
Dans son mot de la fin, le président de la Banque africaine de développement, Donald Kaberuka, a appelé la communauté internationale à matérialiser ses engagements de doubler son assistance à l'Afrique, précisant que l'Afrique ne sera pas en mesure de faire face à la crise financière internationale sans l'assistance accrue de la part des pays développés.


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