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«Ana Lemdallel» nous a tous gâtés !
Zied Gharsa à la clôture du Festival International de Carthage
Publié dans Le Temps le 21 - 08 - 2010

Jeudi soir, Zied Gharsa clôturait la 46ème édition du Festival International de Carthage avec un spectacle baptisé « Ana Lemdallel » (« Moi, le chouchou »). A la fin du concert, les 9000 spectateurs qui l'ont suivi avaient à leur tour le sentiment d'avoir été gâtés par Zied et son ensemble musical composé de plus de 80 artistes que dirigeait le maestro Naoufel Ben Aissa.
Il y en avait pour tous les goûts dans cette soirée très réussie qui contenta les adeptes du chant soufi, de la soulamiyya, ceux d'El Issaouiyya, les amateurs de malouf, les passionnés de « rboukh » et de mezoued, les nostalgiques de Ali Riahi et Tahar Gharsa et les inconditionnels de Zied et de ses tubes « Meguiess », « Trahouija » et autres « Halima ». La première partie du spectacle avait tout d'une hadhra ou d'une nouba bien de chez nous : ce fut un régal pour l'assistance qui en oublia la déception causée par la soirée de Fadhel Jaziri (Hadhra 2010). L'approche de Zied et de son acolyte Naoufel Ben Aissa ne força pas trop sur les aspects novateurs et présenta des musiques et des mouvements authentiques légèrement imprégnés de sons et de danses modernes, ou plutôt occidentaux. Ce fut digeste et agréable à suivre. Dans la seconde partie du spectacle, qui n'était pas la meilleure à notre humble avis, Zied rendit hommage à Ali Riahi et s'autorisa quelques libertés inutiles qui lui valurent deux ou trois fausses notes. Mais le public était prêt ce soir-là à tout pardonner au « chouchou », qui, reconnaissons-le, déploya tous ses talents de chanteur et d'instrumentiste et présenta un spectacle total, disons un show grandiose digne du Festival International qu'il lui revenait de clore, cette année.
Badreddine BEN HENDA
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Les à-côtés
•La direction du Festival de Carthage fit distribuer aux journalistes des dépliants sur le concert de Zied Gharsa et Naoufel Ben Aissa. On y lit d'abord une présentation sommaire du spectacle, une liste des principaux intervenants (artistes et techniciens) et le programme détaillé de la soirée. L'initiative fut saluée par tous.
• Au sein de la troupe qui accompagnait Zied, jeudi dernier, nous avons compté 12 jeunes filles : 9 choristes et 3 ballerines. Les premières étaient habillées en mauve, tandis que les danseuses étaient de blanc vêtues en totale harmonie avec les éléments masculins de l'ensemble, y compris Zied Gharsa et Naoufel Ben Aissa (respectivement en jebba et en costume).
• Quelques problèmes de son gênèrent Zied Gharsa et les spectateurs. A un certain moment, le chanteur laissa voir son dépit par un geste de la main à l'adresse des techniciens de la régie. Remarquons par ailleurs qu'à maintes reprises Zied demanda à ces mêmes techniciens de ne pas éteindre les lumières braquées sur le public. Il tenait par là à constater l'effet de ses chants sur la foule des spectateurs et aussi à ranimer celle-ci qui, une fois n'est pas coutume, n'était pas venue spécialement pour danser. En effet, et certainement en raison du genre de public, plutôt adulte et artiste, qui assista à la soirée, il n'y eut pas vraiment de défoulement collectif préjudiciable à la qualité du spectacle.
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Entretien avec Béchir Gharbi : « Le meilleur luthiste du monde arabe », selon Zied Gharsa
Au cours de la soirée, nous suivîmes plusieurs solos dont celui du jeune Béchir Gharbi (27 ans, originaire de Bizerte) présenté par Zied Gharsa comme le meilleur luthiste du moment en Tunisie et dans le monde arabe. Nous avons eu un bref entretien avec ce talentueux musicien.
Le Temps : Comment avez-vous attrapé cette passion du « oud » ? Est-ce un héritage familial ?
Béchir Gharbi : Non ! Il est vrai que mes parents ont de belles prédispositions à la musique, et à l'art d'une manière générale. Mais c'est l'un de mes professeurs qui très tôt, à l'âge de la puberté en fait, nous introduisit mon frère et moi dans le monde de la musique instrumentale. D'ailleurs, Mohamed (il s'agit de son frère) est premier violoniste dans le concert de ce soir.
Le Temps : Là, vous vous produisez au sein d'une troupe, mais n'avez-vous pas joué dans des récitals pour solistes?
Béchir Gharbi : Si, notamment en Italie et également en France. En Tunisie, je me suis produit plus d'une fois dans des récitals organisés à Tunis ou dans sa banlieue-nord.


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