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Les preuves du complot contre la Syrie : Les alliances, la presse «mainstream», Kofi Annan et l'OSDH
Publié dans L'expert le 28 - 04 - 2012

Pour mettre à exécution le projet américano-arabo-sioniste au Moyen-Orient, la presse et les agences d'informations ont été perverties en instruments de guerre pour instaurer la division et le chaos.
On les nomme les médias «mainstream» déployés désormais en première ligne du front pour appuyer la politique de la «canonnière», actuellement du «porte-avions», pour servir les intérêts économiques et géostratégiques occidentaux.

Pour le cas de la Syrie - comme pour l'Irak, la Libye et d'autres - il s'agit de tromper, diaboliser, en vue d'éliminer, le «régime de Bachar El Assad», qui entrave leur stratégie de domination. La déstabilisation de ce pays entre dans le cadre du projet de démembrement du monde arabe sur des bases ethniques, tribales ou confessionnelles inspiré du Plan Yinon de 1982. Pour son cas il est prévu de reconstituer les fédérations, du temps du mandat français, créées par le général Gouraud en 1920, c'est-à-dire les Etats de Damas, d'Alep, Alaouites et Druzes qui furent un échec.

Dès lors, tous les moyens, même les plus abjects, sont permis pour atteindre ce but. La désinformation constitue le moyen redoutable pour manipuler les consciences. Tous leurs articles, reportages, compte-rendu et «infos» nous dévoilent, chaque jour de mieux en mieux, les détails et les secrets de leur conspiration.

La Syrie, pays de la résistance contre le sionisme et l'hégémonie américaine, est donc bien immunisé, par son expérience, contre la diversion et à la subversion d'autant que les objectifs des ennemis sont clairs et déclarés et leurs moyens identifiés. Son armée et forte et cohérente, son peuple uni et cultivé. Comment dès lors peut-on croire pouvoir rouler facilement ce pays à Histoire riche et continue, surtout par des pays factices dits «arabes» dont les populations n'étaient, depuis seulement le siècle dernier, que des tribus nomades sans repères.

Après avoir utilisé, sans succès, toutes les ruses les voici user de leur dernière carte politique avant le son du glas qui annoncera l'échec de toute leur stratégie dans cette région et au-delà.

La mission de Koffi Annan, avions-nous dit par ailleurs, n'est que l'expression de l'échec de leur projet dans le Moyen-Orient contre les remparts de Damas - qui était une étape décisive visant l'influence grandissante de l'Iran (allié de la Syrie) qui gêne leurs plans géostratégiques afin de casser l'axe Chine-Russie-Iran organisés dans le bloc baptisé BRICS certainement l'ultime tentative/tactique pour justifier de la nécessité «de venir en aide aux civils» par une intervention militaire internationale' légalisée par l'ONU. La dernière, celle de la «ligue arabe» ayant échoué, pour cause de vérité, à l'avantage de la Syrie.

Avant même l'arrivée des observateurs, cette fois ci de l'ONU, les revoilà avec les mêmes mensonges éhontés et fourberies essayer de suborner et influencer ces nouveaux témoins en fixant, à l'avance, leur chance de réussite à 3% - dont la cause, comme convenue, sera imputée au «régime de Bachar» et non les «révolutionnaires pacifistes» - à rapporter partiellement les propos de Kofi Annan pour donner l'impression que cet envoyé fait des reproches uniquement au pouvoir syrien, à justifier le lamentable échec du nouvel appel à manifester par la brutalité des services de répression en annonçant leur «au moins sept personnes ont trouvé la mort au cours des manifestations...». Ces personnes sont en fait les victimes de leurs attentats qui continus, malgré la trêve, dans les villes de Hama, Idlib, Deraa, Halab et les environs de Damas où l'on enregistre des dizaines d'attentats et d'assassinats des forces de l'ordre et de citoyens. La dernière mission des observateurs de la «Ligue arabe» a échoué devant les pressions et les tentatives de leur faire dire ce qu'ils déclarent n'avoir pas vu c'est-à-dire «les massacres des populations par l'armée» mais avoir constaté ce que le américano-arabo-sionistes ne veulent pas que le monde sache c'est-à-dire «le massacre des civils (hommes femmes et enfants), des policiers, des militaires, des intellectuels, des hommes de culte ainsi que les destructions des infrastructures économiques, sociales, culturelles et sanitaires» par des «groupes armés» et organisé par leurs valets arabes ; le Qatar, l'Arabie Saoudite et la Turquie. Et comme programmé ce sera, selon leurs médias, comme toujours le «régime» qui est fautif par son armée qui continu à «tuer les civils pacifiques.

Mais le monde a déjà tout vu et entendu! Leurs faux discours, les dizaines d'enregistrements qui montrent bien les groupes armés dans leurs œuvres macabres, les manipulations d'images et des faits surtout d'Aljazeera, CNN, Alarabia, France 24, BBC arabic et Orient News que les modestes télés syriennes ne cessent, tous les jours, de mettre à nu avec des preuves et un professionnalisme exceptionnel. Les preuves par l'image que présentent ces chaines sont d'une crédibilité et d'une persuasion telle qu'il est impossible d'émettre le moindre doute ; mettant ces méga-média internationaux dans le désarroi. Il est, en effet, difficile sinon impossible, de présenter le moindre argument pour sauver votre «honneur et crédibilité» - lorsqu'on vous montre «vos propres» journalistes/reporters diriger des «acteurs» pour des mises en scènes que vous présenterez comme des faits qui se sont réellement déroulés. L'échappatoire par l'Observatoire syrien des droits de l'homme (l'OSDH) basé à Londres - qui fournit des informations' à de nombreux médias occidentaux - est une autre grosse tromperie que les médias connaissent parfaitement comme étant «artifice». Cet OSDH qui n'existe nulle part ailleurs - a été créé par la CIA pour les besoins de la stratégie. Selon Alexandre Loukachevitch, le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, cet observatoire ne comprend que deux personnes: le directeur et son secrétaire-interprète. Il est dirigé par un certain Rami Abdel Rahmane qui «ne possède ni de formation journalistique ou juridique ni même d'instruction secondaire.» Dans une interview accordée aux médias en novembre dernier, il a fait savoir que ce Rami «résidait en permanence à Londres, était citoyen britannique et exerçait un métier d'entrepreneur (propriétaire d'un snack-bar)». Loukachevitch souligne aussi que les employés de l'OSDH évitent tout contact avec les diplomates russes.

Malheureusement, de nombreux médias, qui font autorité dans les pays arabes en particulier, se sont transformés en relais de leur propagande reprenant, comme des perroquets, leurs informations' ; même si elles desservent leur cause ou leur pays et en payant en plus. Quelle déchéance !

Même pour la mission de Annan/ONU, les Etats-Unis - ces arrogants qui méprisent le monde piétinent les lois - et leurs valets arabes feront tout pour faire échouer sa mission, car d'une part aucune garantie n'a été donnée à Annan et à la Syrie pour que le scénario' d'avec la Ligue ne se reproduise pas et d'autre part parce que leur objectif stratégique reste bien la «chute du régime» qui est une condition sine qua non pour la domination du régime sioniste de la région.

A notre sens, le but visé, par Annan interposé, est bien de gagner du temps par cette tactique «élimination /reconstitution» des groupes pour faire croire à une persistance de la crise par la résistance du «peuple» face à la répression de «l'armée de Bachar» tout en espérant faire échouer les réformes profondes, politiques et économiques engagées par le pouvoir syrien. Des réformes, en fait, que redoutent, par contagions, les monarchies du golfe contrairement au souhait qu'ils affichent, perfidement, de voir la «démocratisation» de la Syrie.

Mais la contre-tactique syrienne - soutenue surtout par la Russie, la Chine, l'Iran et d'autres - consiste à accepter le plan en six points proposé par Annan/ONU en faisant admettre une «condition» que la logique et la raison ne peuvent rejeter: «Oui pour la trêve contrôlée par l'ONU» tout en questionnant sur «l'avis l'autre partie». Là est le piège devant lequel se trouvent les conspirateurs. S'il y a appel à une trêve, c'est que les deux parties sont armées et les deux doivent l'accepter ! Il serait irrationnel de l'exiger à l'une et pas à l'autre. Passons !

MAIS QUELLE EST BIEN L'AUTRE PARTIE ?

Les groupes armés et les terroristes? Les USA? Le Qatar ? L'Arabie Saoudite? La Turquie ? Tous ? Les premiers, qui sont un instrument, qui obéissent à des ordres, on peut les exclure. Reste les autres. Mais leur problème est que toute garantie exprimée de leur part supposerait une confirmation qu'ils sont les commanditaires du drame syrien et non un «soulèvement spontané» d'un peuple «réclamant des droits légitimes». Ils confirmeraient ainsi qu'il s'agissait bien d'un «complot et manipulation extérieur» contre un Etat souverain ; donnant du coup raison au pouvoir syrien qui ne cesse de le crier et de le prouver! Ce sera alors toute leur stratégie qui s'effondrera ; pour longtemps ! Ils ne s'y donc prononceront jamais ! Ils sont bien comme disent les Algériens, dans la situation ou «d'un côté c'est très chaud et de l'autre c'est brulant».

La solution doit donc venir des groupes armés en les convainquant qu'ils sont les objets d'un complot en voie d'échec, que leur entêtement les conduira au suicide par une présence militaire dissuasive et déterminée qui n'attend que l'ordre d'en découdre avec eux d'une part tout en leur présentant les assurances quant à leur sort s'ils abdiquent d'autre part. L'on voit déjà des centaines d'éléments qui composent ces groupes se livrer, sans conditions, aux services de sécurité syriens avec leurs armes et leurs informations'. D'ailleurs la majorité des armes et matériels sophistiqués fournis aux «groupes armés» ont été récupérés par l'armée syrienne.

Il sera extrêmement difficile aux comploteurs de reconstituer les réseaux dont les préparatifs ont exigé du temps, de la patience, des plans, des tactiques, des recrutements et beaucoup d'argent. D'où les profonds troubles qu'ils manifestent avec leurs «amis de la Syrie» version III, leur persistance dans des mensonges encore plus débiles, leurs déclarations stupides et funestes que condamnent la raison et le Droit international, leurs ennuyeux salmigondis ; attitudes déraisonnables et insensées qui ne mèneront jamais aux résolutions onusiennes souhaitées.

Même si le Plan de l'ONU/Annan devait échouer, il le sera, comme celui de la «Ligue», à l'avantage de la Syrie et en mieux! Surprise de dernière minute, le Secrétaire général de la Ligue Arabe, Nabil El Arabi, vient de faire un virage à 180° en déclarant qu' «aucun pays n'est disposé à participer à une intervention militaire en Syrie». Tous montrent une réticence à cette option qui a instauré un chaos indescriptible en Libye.

L'échec du complot contre la Syrie est bien consommé ! Les conditions d'hier pour le dialogue ne sont plus celles d'aujourd'hui ; celles de demain ne seront plus celles actuelles !

Une anecdote : Discussion entre un vieux sage fellah algérien avec son fils qui n'avait pas saisi cette «crise syrienne» d'autant qu'il n'entend que «dictateur Bachar», «répression du régime», «massacre de civils par l'armée» etc...

Le vieux questionne : Qui est clairement contre la Syrie ? Le fils répond : l'Amérique, l'Angleterre, la France, Israël, la Turquie, l'Arabie Saoudite et le Qatar. Le vieux : Qui est clairement pour la Syrie ? Le fils répond : la Russie, la Chine, l'Iran, l'Irak, le Venezuela, le Hezbollah, le Hamas palestinien, le... le vieux l'arrête net en lui lançant «Eh bien les choses claires et le choix du camp est évident, non ? Rappelle-toi la Libye!»

Terminons en rappelant que les puissants détenteurs du Grand Capital trouvent toujours chez les pays moins puissants, à défaut des siens, les solutions à ses crises multiformes, en fomentant des guerres, faire tomber des régimes, assassiner des personnalités gênantes. Pour faire accepter des décisions impopulaires majeures, il leur faut préparer l'opinion en la mettant sous pression «de conformité» par leurs médias de masse. D'où l'invention du «False flag» que Wikipédia définit comme des «opérations secrètes destinées à tromper le public de telle manière que les opérations apparaissent comme si elles sont menées par d'autres entités». Les «False flags» sont donc des mensonges, de la diversion, de la subversion, des déformations grossières et délibérées de la vérité utilisée comme tactique de propagande pour faire accepter l'inacceptable. On trouvera toujours des raisons «logiques» pour cela, puisque l'histoire montre que l'on est passé de «civilisation», «évangélisation», «progrès» à «sécurité», «démocratie» «liberté», «droits de l'homme» en inventant les prétextes «ADM», «protection des civils», «aides humanitaires», «ingérence humanitaire».

La Yougoslavie, L'Irak, l'Afghanistan, la Somalie, le Soudan, la Côte d'Ivoire, la Tunisie, la Libye, le Yémen, le Bahreïn, le Mali, l'Egypte et la Syrie sont, jusque-là, les pays victimes de leur stratégie funeste de domination qui consiste soit à détourner des révoltes légitimes contre la mauvaise gouvernance et les compromissions de leurs dirigeants afin de maintenir leurs vassaux ou les faire remplacer par des semblables, soit à faire carrément tomber les régimes réfractaires à leur projet en leur fomentant des troubles pour les démembrer.
Par DJERRAD Amar


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