Le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l'étranger a affirmé, ce jeudi 5 juin, qu'il continuera à suivre de près l'affaire du meurtre de Hichem Miraoui, un citoyen tunisien tué en France, en coordination avec l'ensemble des parties concernées. L'objectif est de garantir les droits des membres de la communauté tunisienne à l'étranger, de leur assurer protection, et de prévenir la répétition de tels actes ignobles, souvent nourris par des discours de haine et d'intolérance. Une réaction diplomatique rapide dès l'identification de la victime Dès la confirmation de l'identité tunisienne de la victime, les services du ministère, en lien avec le consulat général de Tunisie à Marseille, ont mandaté l'ambassade de Tunisie en France pour entrer en contact avec les autorités françaises. L'objectif : obtenir des éclaircissements sur les circonstances et les motivations du crime, tout en insistant sur la nécessité de traduire l'auteur en justice et de condamner fermement cet acte. Le ministre français de l'Intérieur condamne fermement le crime Suite à cette mobilisation, l'ambassadeur de Tunisie à Paris a reçu un appel téléphonique du ministre français de l'Intérieur, Bruno Retailleau, qui a condamné dans les termes les plus fermes ce crime raciste, exprimé sa profonde consternation et présenté ses condoléances à la famille de la victime ainsi qu'à l'ensemble de la communauté tunisienne en France. Une enquête antiterroriste ouverte, le mobile raciste confirmé Selon les informations communiquées par Bruno Retailleau, les autorités policières et judiciaires françaises ont immédiatement entamé une enquête approfondie. Les premiers éléments indiquent un mobile à caractère raciste, ce qui a conduit l'unité de lutte contre le terrorisme à se saisir du dossier, en raison de la gravité des faits et des appartenances idéologiques et politiques du suspect. Une visite officielle à l'ambassade et des assurances sur la rigueur de l'enquête Le 3 juin, le ministre français de l'Intérieur s'est rendu à l'ambassade de Tunisie à Paris, où il a de nouveau condamné fermement ce qu'il a qualifié de crime "raciste". Il a assuré que les autorités compétentes poursuivent l'enquête avec la plus grande rigueur pour identifier tous les tenants et aboutissants de l'affaire et juger le meurtrier de Hichem Miraoui selon les lois françaises. Un crime choquant qui secoue la communauté tunisienne en France Âgé de 35 ans, Hichem Miraoui, ressortissant tunisien résidant en France, a été tué de cinq balles, le samedi 31 mai, dans la ville de Bougé-sur-Argens, dans le sud-est de la France, par son voisin âgé de 53 ans. Ce dernier a publié deux vidéos à caractère raciste, l'une avant et l'autre après le meurtre. L'attaque a également fait un blessé parmi la communauté turque, un jeune homme atteint par balle. Une enquête ouverte pour « homicide à motivation raciste » Le parquet du Var a immédiatement ouvert une enquête pour « homicide commis pour des motifs racistes », confirmant la nature particulièrement grave de ce crime qui a profondément choqué les communautés maghrébines et musulmanes de France.
Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!