Qui cherche finit par trouver, forcément. L'Algérie ne lésine pas sur les efforts pour diversifier ses sources de revenus et sortir de la dépendance des hydrocarbures. Les ressources minières ont une place centrale dans cette orientation. En 2024 pas moins de 46 nouveaux permis d'exploitation ont été accordés dans le secteur aurifère. La découverte de gros gisements d'or et de marbre confortent les autorités dans cette nouvelle politique. Belkacem Soltani, président-directeur général de la Sonarem (Société nationale de recherche et d'exploitation minière), a confié aux médias hier mercredi 4 juin que les mines de « Tirek » et « Amesmessa », dans la wilaya de Tamanrasset, renferment plus de 60 tonnes d'or pur. Ces sites stratégiques nichés dans le sud algérien seront décisifs dans le plan développement national du secteur des mines. Le responsable a indiqué que l'exploitation optimale de ces ressources est tributaire de l'ouverture aux investissements locaux et étrangers. Ce plan donne déjà des résultats avec l'extraction de 60 000 tonnes de minerai d'or et 400 kg d'or pur durant les 3 dernières années, grâce aux placements de petits investisseurs et startups nationales. Mais l'or n'est pas l'unique nouveau filon, il y a aussi le marbre, avec des réserves évaluées à 140 millions de mètres cubes réparties sur la totalité du territoire national, d'après le PDG de la Sonarem. Ces ressources sont suffisamment importantes pour que le pays ait les moyens de stopper des importations onéreuses, 290 millions de dollars ces 3 dernières années. La Sonarem gère présentement 15 carrières de marbre et autres pierres décoratives, avec des réserves exploitables de 40 millions de mètres cubes. En partenariat avec des entreprises locales, le groupe escompte une production annuelle de 10 millions de mètres cubes, de quoi répondre aux besoins nationaux et développer les exportations. Le patron de la société a insisté sur la portée des collaborations avec des opérateurs omanais, chinois, turcs et canadiens pour monter des projets miniers imposants. Ces partenariats sont la concrétisation des directives présidentielles dont les principales sont la transformation et la valorisation locales des matières premières, au lieu de les exporter à l'état brut. Lors d'une rencontre sur le secteur minier et la diversification de l'économie organisée lundi dernier à Alger, un mémorandum a été paraphé par la Sonarem-Formation et le Centre algérien de la prospective économique, du développement des investissements et de l'entreprenariat (ACEFIDE). Il est question d'inciter les jeunes à mettre sur pied des projets miniers… Le document prévoit aussi des échanges d'informations économiques et l'organisation d'activités communes. Les experts qui ont pris part à la conférence ont magnifié les programmes miniers lancés dans plusieurs wilayas et évoqué les retombées positives du futur projet de loi sur les activités minières.
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