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L'Inde gèle le traité de l'Indus... et le Pakistan brandit la menace militaire
Publié dans Tunisie Numérique le 02 - 01 - 2026

Les armes se sont tues entre l'Inde et le Pakistan, mais un nouveau front s'est ouvert : celui de l'eau. En gelant unilatéralement le traité de l'Indus, signé en 1960 sous l'égide de la Banque mondiale, New Delhi a ravivé les tensions avec son voisin pakistanais, l'accusant d'être impliqué dans un attentat meurtrier survenu en avril au Cachemire, ayant coûté la vie à 26 touristes.
Le fleuve Indus, long de près de 3 000 kilomètres, prend sa source dans l'Himalaya indien et traverse le Pakistan avant de se jeter dans la mer d'Arabie. Ressource vitale pour des millions de personnes, il se retrouve aujourd'hui au cœur d'une crise géopolitique inédite.
Un traité suspendu, une déclaration de guerre hydrique ?
Dans un reportage publié par le quotidien suisse Le Temps, la journaliste Com Bastin, depuis New Delhi, rapporte que l'Inde a gelé le traité le 23 avril, soit quelques heures après l'attaque au Cachemire, et à peine une semaine avant le lancement de l'opération militaire « Sindoor » contre le Pakistan.
Le ministre de l'Intérieur indien, Amit Shah, a déclaré avec fermeté : « Le traité de l'Indus ne sera jamais rétabli avec le Pakistan. Nous ne permettrons plus à l'eau destinée à nos agriculteurs de couler vers le Pakistan. Nous construirons un canal pour en détourner le cours. »
La réponse d'Islamabad ne s'est pas fait attendre. Le ministre pakistanais de la Défense a averti que « l'agression ne se fait pas qu'avec des balles ou des obus : couper ou détourner l'eau peut provoquer la famine et la soif. Si l'Inde construit une installation sur l'Indus, nous frapperons. »
Malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 10 mai, New Delhi poursuit la construction de barrages et de canaux pour mieux contrôler le fleuve, alors que le Pakistan appelle la communauté internationale à intervenir.
Légalement contesté, techniquement difficile
Pour l'Inde, le gel du traité est justifié par l'inaction présumée du Pakistan face aux groupes extrémistes opérant sur son territoire. Mais pour de nombreux experts, la décision viole le droit international.
Ashok Swain, professeur à l'université d'Uppsala en Suède, affirme : « Le traité de l'Indus ne prévoit pas de clause de retrait unilatéral. La décision de l'Inde est donc illégale. » Il rappelle que la Cour permanente d'arbitrage de La Haye a récemment statué que New Delhi ne pouvait pas décider seule du partage des eaux, un verdict salué par Islamabad.
Sur le terrain, le journaliste et expert en ressources hydriques Himanshu Thakkar relativise les menaces indiennes : « Couper l'eau au Pakistan est techniquement irréaliste. Il faudrait creuser un tunnel de plus de 100 km à travers l'Himalaya. Ce sont des déclarations destinées au public intérieur. »
Diplomatie de l'eau et effet boomerang
L'Inde ne s'arrête pas à l'Indus. New Delhi a annoncé vouloir réviser l'accord sur le Gange signé avec le Bangladesh, avec qui les relations se sont tendues depuis le changement de gouvernement à Dacca. Mais cette politique pourrait se retourner contre elle.
« Si l'Inde commence à utiliser l'eau comme une arme, elle perdra toute légitimité pour revendiquer une part équitable du Brahmapoutre à l'avenir », prévient Ashok Swain.
Une crise environnementale en embuscade
Par-delà la tension géopolitique, un danger silencieux guette : celui du changement climatique. Le fonte des glaciers de l'Himalaya et la modification des régimes de mousson bouleversent déjà le cycle hydrologique régional.
Le fleuve Indus, au-delà de ses enjeux politiques, est aussi le reflet d'un équilibre écologique fragile. Toute modification de son cours pourrait aggraver la situation environnementale dans toute l'Asie du Sud.
Un test pour la paix régionale
La guerre de l'eau qui se profile entre l'Inde et le Pakistan marque un tournant. Si les menaces actuelles restent verbales, le risque d'escalade demeure réel. À l'heure où le dérèglement climatique rend les ressources hydriques de plus en plus précieuses, leur gestion pacifique devient un enjeu stratégique majeur pour la stabilité régionale.
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