Dans une déclaration accordée à Tunisie Numérique ce lundi 28 juillet 2025, le colonel Chamseddine Al-Adouani, chef du bureau de coordination et de communication à l'Observatoire national de la sécurité routière, a annoncé une revalorisation du montant des amendes pour infractions au code de la route. Le montant minimal des amendes est désormais fixé à 20 dinars, contre 6 et 10 dinars auparavant. Le colonel a expliqué que les infractions ont été désormais classées en trois catégories : la première à 20 dinars, la deuxième à 40 dinars et la troisième à 60 dinars. Ainsi, les contraventions qui variaient entre 6 et 10 dinars sont désormais sanctionnées à hauteur de 20 dinars, celles de 20 dinars passent à 40 dinars, tandis que les plus élevées atteignent désormais 60 dinars. Il a également précisé que ces modifications concernent à la fois les infractions et les délits. Selon la loi, une infraction est passible d'une peine d'un à seize jours de prison, assortie d'une amende fixée par un texte réglementaire antérieur. Quant aux délits, ils font l'objet d'un procès-verbal judiciaire, avec des peines de prison allant de 15 jours à 5 ans. Al-Adouani a indiqué qu'un nouveau décret est en cours d'élaboration concernant le système de points de bonification et leur retrait. Ce dispositif n'a pas encore été définitivement tranché, a-t-il précisé, soulignant que la proposition est actuellement soumise à l'Assemblée des représentants du peuple pour approbation. Il a également révélé qu'une révision du Code de la route est en préparation afin d'intégrer la surveillance électronique et le relevé automatique des infractions. Concrètement, les caméras seront utilisées comme moyen de preuve dans les cas d'excès de vitesse, de dépassements interdits, de non-port de la ceinture de sécurité, d'usage du téléphone portable au volant ou de non-respect des feux tricolores. Toutefois, ces mesures font encore l'objet d'une étude, notamment en ce qui concerne le montant des amendes, compte tenu de leur impact direct sur la situation sociale des citoyens. Enfin, Al-Adouani a affirmé que la révision du décret n°146 relatif à la conduite en état d'ébriété est également à l'étude. Celle-ci porte notamment sur les moyens de preuve, avec l'introduction d'un nouvel appareil de mesure du taux d'alcool dans le sang, déjà testé dans plusieurs régions. Il a ajouté qu'un examen du décret ministériel conjoint relatif à la fabrication, l'assemblage et la distribution des motos ainsi qu'aux normes techniques des casques de protection est également prévu. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!