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Résidence au Québec : le parcours du combattant d'une famille Belge coincée entre quotas et lenteurs administratives
Publié dans Tunisie Numérique le 02 - 01 - 2026

Ils ont obtenu leur certificat de sélection du Québec (CSQ), franchi toutes les étapes, multiplié les démarches et payé des milliers de dollars. Pourtant, leur dossier reste coincé à Ottawa, bloqué par un système de quotas provinciaux.
Une famille belge installée dans les Laurentides témoigne d'un processus interminable qui transforme leur rêve québécois en un cauchemar administratif.
« C'est vraiment un ascenseur émotionnel », raconte Jeniffer Lovasz, qui tente avec son conjoint Cédric Hembise et leurs trois filles d'obtenir la résidence permanente. « On est intégrés, on paie nos impôts, on travaille, mais, pour l'instant, on est toujours considérés comme des étrangers », déplore le père de famille.
Une vie suspendue aux démarches
Depuis leur arrivée, la famille n'a jamais pu relâcher la pression : permis de travail, assurance maladie, permis d'études pour les enfants... chaque étape franchie en appelait une autre, avec son lot de frais et d'incertitudes. Le total des dépenses s'élève déjà à plus de 20 000 dollars.
Leur fille aînée, Giulia, n'a pu entrer au cégep qu'in extremis grâce à un permis d'études obtenu au dernier moment. Mme Lovasz, créatrice de contenu suivie par plus de 45 000 abonnés sur YouTube et 148 000 sur Instagram, détient un permis fermé l'autorisant à travailler uniquement pour sa propre société.
Son conjoint, ingénieur de formation, occupe un poste de gestionnaire grâce à un permis ouvert. Malgré cette intégration réussie, l'incertitude demeure totale.
Le piège des quotas
La situation de cette famille n'est pas isolée. Selon le ministère de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration (MIFI), plus de 4 100 personnes ayant obtenu un CSQ dans la catégorie des gens d'affaires attendaient encore leur résidence permanente au 1er juillet 2025.
Le problème : Ottawa ne traite que le nombre de dossiers correspondant au quota fixé par Québec. Une fois le contingent atteint, les demandes sont repoussées à l'année suivante. « Quand le quota est plein en avril, les dossiers sont reportés à l'année suivante », explique Me Maxime Lapointe, avocat en immigration.
En 2025, le Québec prévoit d'admettre seulement 400 à 500 personnes d'affaires, alors même qu'il continue à délivrer entre 100 et 200 nouveaux CSQ chaque année. Résultat : la file d'attente grossit, et les familles comme celle de Jeniffer et Cédric restent prisonnières d'un système qui tourne en rond.
Un coup de cœur devenu épreuve
Le couple avait pourtant choisi le Québec avec enthousiasme. Après dix ans en Suisse et un long voyage en Amérique du Nord en 2023, ils avaient eu un véritable coup de cœur pour les Laurentides. « L'aspect nature, l'espace, la qualité de vie... c'est ce qu'on recherchait », souligne Cédric.
Mais aujourd'hui, ce rêve se heurte à une bureaucratie kafkaïenne. Chaque retard, chaque quota atteint, chaque absence de données officielles sur les délais de traitement transforme leur quotidien en un mélange d'angoisse et de frustration.
Les conséquences humaines d'un système rigide
Derrière les chiffres et les quotas, ce sont des familles qui vivent dans l'attente. Elles travaillent, paient des impôts, s'intègrent, mais restent dans les limbes juridiques, incapables de planifier leur avenir.
« On adore la province, on adore la mentalité, on adore la vie ici », insiste Jeniffer Lovasz. Mais la réalité est plus dure : tant que la résidence permanente n'est pas accordée, tout peut basculer.
Cette situation soulève une question de fond : les politiques migratoires basées sur des quotas ne finissent-elles pas par déshumaniser les parcours de vie, transformant l'intégration d'individus et de familles motivées en une course d'obstacles interminable ?
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