Les Etats-Unis ont annoncé la création d'une nouvelle liste noire visant les pays accusés de détenir « injustement » des ressortissants américains. Donald Trump a signé vendredi un décret présidentiel officialisant cette mesure, qui s'accompagnera de sanctions sévères contre les responsables impliqués. Une liste inspirée de la lutte contre le terrorisme Cette initiative reprend les mécanismes déjà appliqués aux Etats soutenant le terrorisme, avec des sanctions financières lourdes et des restrictions diplomatiques. Elle marque une nouvelle étape dans la stratégie américaine de pression à l'encontre des pays utilisant, selon Washington, des pratiques assimilées à la « diplomatie des otages ». Bien qu'aucune liste officielle n'ait encore été publiée, un haut responsable américain a indiqué que les cas de la Chine, de l'Iran et de l'Afghanistan feraient l'objet d'un examen prioritaire. Ces pays sont accusés de recourir à des arrestations arbitraires d'Américains pour en faire des leviers politiques ou diplomatiques. « Nous fixons une ligne rouge claire : les Américains ne peuvent pas être utilisés comme monnaie d'échange. Les contrevenants s'exposeront à de graves conséquences », a déclaré ce responsable sous couvert d'anonymat. Les sanctions prévues Le décret signé par Donald Trump prévoit plusieurs mesures coercitives : * Sanctions financières contre les gouvernements visés. * Interdictions de visas pour les responsables directement impliqués dans les détentions. * Possibilité pour le département d'Etat d'interdire aux citoyens américains de voyager vers ces pays. À ce jour, la seule interdiction stricte concerne les déplacements vers la Corée du Nord, imposée après l'affaire Otto Warmbier, l'étudiant américain arrêté en 2015 à Pyongyang et décédé peu après sa libération en 2017. Cette mesure pourrait tendre encore davantage les relations entre Washington et certaines capitales. Si elle répond à la pression des familles d'Américains détenus à l'étranger, elle risque aussi d'alimenter les tensions géopolitiques avec les pays pointés du doigt, notamment la Chine et l'Iran. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!