L'Assemblée générale de l'ONU a adopté, vendredi 12 septembre, la « Déclaration de New York » soutenant une trajectoire concrète vers la solution à deux Etats. Le texte a recueilli 142 voix pour, 10 contre et 12 abstentions. Les votes négatifs concernent: – les Etats-Unis, – Israël, – Argentine, – la Hongrie, – le Paraguay, – la Papouasie-Nouvelle-Guinée, – Tonga, – Nauru, – Palaos – et les Etats fédérés de Micronésie. Du côté européen, Emmanuel Macron a salué un « chemin irréversible vers la paix », soulignant la coopération franco-saoudienne qui a porté le texte. À l'inverse, Benyamin Nétanyahou a rejeté la résolution, réaffirmant son opposition à la création d'un Etat palestinien et dénonçant un vote « contre-productif » pour la sécurité d'Israël. À Washington, l'exécutif américain a critiqué une démarche perçue comme susceptible de « récompenser le Hamas » et d'entraver les efforts pour la libération des otages, maintenant sa ligne de refus d'une reconnaissance à ce stade. Riyad, co-parrain du texte, a mis en avant un cap « tangible, borné dans le temps et irréversible » vers deux Etats, incluant une stabilisation internationale temporaire à Gaza et le retour d'une Autorité palestinienne réformée. Au Royaume-Uni, le gouvernement Starmer avait déjà signalé qu'il se tenait prêt à reconnaître l'Etat de Palestine « dès septembre » sous conditions (cessez-le-feu et reprise d'un processus politique), une position qui place Londres dans le camp des capitales européennes poussant à un atterrissage diplomatique. Pourquoi ce vote compte Au-delà de sa portée non contraignante, la résolution isole davantage le duo américano-israélien à l'Assemblée générale et consolide une coalition large — de l'Europe aux pays du Golfe — autour d'une feuille de route structurée : cessez-le-feu, libération des otages, rôle accru de l'Autorité palestinienne et mission internationale de stabilisation. Cette réolution devrait aussi peser sur les calculs des capitales qui envisagent une reconnaissance bilatérale de l'Etat de Palestine dans les prochaines semaines. Si les opposants au texte craignent un « effet d'aubaine » pour le Hamas, ses promoteurs y voient un levier politique pour cadrer l'après-guerre et réinscrire le dossier dans un droit international réaffirmé. Les prochains jours — et les annonces promises en marge de l'Assemblée générale de fin septembre — diront si ce signal politique se traduit en décisions exécutoires sur le terrain. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!